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Le CEREMA et les collectivités locales, pour quoi faire ?

A la veille du salon des Maires, du 22 au 24 novembre 2022/Paris, les exposants aiguisent leurs propositions à destination du seul lieu de pouvoir de proximité, la collectivité locale ! En effet, après deux années de Covid où le lien continu du maire avec ses administrés fut essentiel, la facture énergétique plombant les budgets communaux amène plus que jamais à réfléchir aux nouveaux comportements pour une réduction de notre consommation énergétique. Dans cette optique, le Cerema (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) s’ouvre plus encore aux collectivités locales ; focus sur cet établissement public en charge de l’accompagnement des territoires sur le climat, un zest dans l’actualité… !

L’urbain décarboné, c’est possible !

Force est de constater que la marche en avant d’une nécessaire transition énergétique, à tous les étages, bouscule les habitudes des foyers européens, des entreprises, mais également des collectivités légales prises dans l’étau entre le maintien d’un service minimum aux administrés, le quoi qu’il en coûte local pas toujours compris par certains maires, et le besoin impérieux de faire face à une facture exponentielle du gaz et de l’électricité.

D’autre part, il faut mettre en parallèle la grande complexité des dossiers d’urbanisme et le désarroi technique de certaines collectivités locales face à cette montagne administrative insubmersible. C’est pourquoi, le CEREMA, un EPA (Etablissement Public à vocation Administrative), est et devient plus encore un accompagnateur référent des communes françaises. La signature d’une convention cadre avec l’AMF (Association des maires de France) afin de faciliter l’adhésion des communes au CEREMA souligne l’importance de ces questions du quotidien pour les élus de proximité, mais plus encore la variété des thématiques, bâtimentaire, mobilité, nature en ville, qualité de l’air, écoles de demain, gestion des ponts communaux…, en un mot la résilience écologique d’un territoire.

Si les sujets liés à une nouvelle soutenabilité de votre espace urbain sont pléthoriques, il est juste de rappeler que la norme administrative, outre les besoins environnementaux, est très complexe et ne favorise pas mécaniquement les initiatives heureuses en ce sens.

La ZAN et la ZFE

Parmi les sujets climatiques des collectivités locales du futur proche, deux Block Buster administratifs arrivent sur les écrans médusés des services municipaux. La loi ZAN (zéro artificialisation nette en août 2021), dont le coeur du moteur est la fin de tout NOUVEAU espace artificialisé, met en lumière les friches existantes (déjà artificialisées) dont le Valenciennois est richement doté. Des débats intenses se font jour sur chaque mot, la nature du foncier, mais plus encore sur la définition de cette notion d’artificialisation nette… ! C’est peu dire sur la polémique naissante, car certains élu.e.s ne veulent pas voir obérer complètement tout projet de développement urbain ou économique sur leur foncier local, même sous la houlette intercommunale. De fait, la rareté va également faire exploser le coût du foncier, un autre paramètre dans la corbeille de cette idée, certes vertueuse, sur la non consommation de terrain vierge de toute urbanisation.

Ensuite, la ZFE (Zone à Faible Emission) déjà en vigueur au sein de grandes métropoles et applicable sur le Valenciennois au 01 janvier 2025, comme 44 communautés urbaines ou d’agglomérations en France, va bouleverser le parc des véhicules existants. En effet, cette ZFE interdira l’accès en ville pour des véhicules thermiques, dits polluants, ne bénéficiant pas des vignettes Crit’Air valides. Il est fortement recommandé sur notre territoire de vérifier la date d’inéligibilité des véhicules diesel et essence dans une ZFE, au 01 janvier 2025, au risque d’acheter un véhicule utilisable uniquement hors du Valenciennois (et du Lillois dans le Nord), des offres malveillantes seront inévitables malheureusement !

Bref, il y a matière à perdre son latin pour les services municipaux ou les intercommunalités ; l’expertise de la CEREMA en la matière, sans être la seule, n’est peut-être pas de trop https://www.cerema.fr/fr

Daniel Carlier

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