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La députée sortante, Béatrice Descamps, n’est pas candidate dans la 21ème

A l’occasion d’une conférence de presse, la députée sortante depuis 7 ans, en compagnie de Salvatore Castiglione, son suppléant, a annoncé officiellement son choix de ne pas briguer un nouveau mandat à l’Assemblée nationale. En effet, après Le Choc de la dissolution choisie par le Président de la République, le temps de la réflexion et des faits politiques se sont agrégés à cette situation inédite, un « double séisme, le résultat des européennes et la dissolution », commente la parlementaire.

Béatrice Descamps : « Je ne comprends pas que la députée sortante soit la candidate de plus »

Dès l’entame de la conférence de presse, Béatrice Descamps est submergée par l’émotion, car l’intensité du moment est palpable. « Aujourd’hui, je devais être en train de défendre un projet de loi à l’Assemblée nationale. Cette décision est brutale. Puis, depuis dimanche soir, j’ai voulu prendre un temps de réflexion, au moins une journée », dit-elle. Pour autant, le Choc passé, la députée avait repris du punch : « Compte tenu de la situation, je n’avais pas peur. Je voulais me battre pour cette circonscription, ce territoire. De plus, j’ai reçu de nombreux appels des maires de la circonscription afin de m’encourager à y retourner et des messages des habitants du Valenciennois ». Voilà le décor planté, sauf que la vie politique ne s’arrête jamais surtout dans un timing ubuesque pour toutes les formations politiques. Son suppléant salue le travail de sa collègue « simple, humble, travailleuse avec tous ses collaborateurs, un peu dans la ligne de Cécile Gallez ».

Chemin faisant, Pierre Griner, maire de Quiévrechain, « m’appelle dans la journée de lundi pour m’annoncer qu’il voulait se présenter à cette élection législative. Voilà, je suis candidat ! ». « C’est une candidature surprenante surtout quand Pierre Griner applaudit le travail de Béatrice durant ses 7 ans à l’Assemblée nationale », souligne Salvatore Castiglione. Cette candidature de Pierre Griner, ce jeudi soir, ne laisse pas de place au doute (pas loin de l’imprimeur) quelle que soit la réponse de la députée sortante. « Il m’a proposé d’être sa suppléante et je n’ai pas donné suite », ajoute-t-elle.

Ensuite, le maire de Marly, son binôme au Conseil départemental, est entré en piste. « Jean-Noël m’a indiqué que si j’y allais, il voulait bien être mon suppléant. Il a été très élégant ». Toutefois, la lecture politique recèle des arcanes que même des observateurs assidus ne comprennent pas, sauf initiative personnelle.

« Je suis dans l’arc républicain », Béatrice Descamps

La conclusion de cette non candidature réside dans un positionnement politique. En 2022, Béatrice Descamps étais dans un bloc présidentiel, pas complètement de la majorité, mais pas contre non plus. Cartée UDI, elle a appartenait aux fameux groupe LIOT dont l’animation parlementaire durant le débat sur la réforme des retraites a été remarquée. « Je ne sais pas si cela m’a pénalisé pour me représenter, c’est possible ! Pour autant, Je ne comprends pas que la députée sortante soit la candidate de plus, que ce n’est pas le travail de parlementaire qui prime, alors que je suis dans l’arc républicain », commente-t-elle. Toujours au combat contre les extrêmes, elle n’a pas à prouver son authenticité sur le sujet. 

Sauf erreur, nous avons entendu le Président de la République parler d’un « élargissement politique » aux sociaux démocrates, aux membres du parti Les Républicains, et à toux ceux qui sont opposés aux deux extrêmes. Donc, c’est compliqué à imprimer. Toutefois, la députée sortante, insiste avec force « personne ne m’a téléphoné pour me dire de ne pas y aller. Par contre, dans cette hypothèse, il y aurait eu un candidat de la majorité présidentielle contre moi  ! ».

« Je ne ferai pas le jeu des extrêmes », Béatrice Descamps

En toute lucidité compte tenu de la présence, A CE STADE, de deux candidats dans le bloc central en plus d’une candidature RN, aussi Dupont Aignan (Laurent Lasselin), et du Front Populaire sans évoquer des candidatures complémentaires, il y a d’évidence beaucoup trop de monde. « Je pense à ce territoire. Je prends de la hauteur et je ne ferai pas le jeu des extrêmes sur le territoire de Jean-Louis Borloo », souligne-t-elle. « Elle prend une décision courageuse », ajoute Salvatore Castiglione. 

Dans les personnalités politiques en contact appuyé avec Béatrice Descamps et Salvatore Castiglione, l’ancienne sénatrice Valérie Létard, proche de l’ancienne parlementaire : « Elle ne comprenait pas. Elle était très étonnée ». 

Néanmoins, ce n’est pas la fin de la carrière politique de Béatrice Descamps, car elle est toujours Conseillère départementale du Nord et élue dans la commune de Thivincelle. « Je vais être plus présente pour les 17 communes de mon canton et m’investir dans des commissions », conclut-elle soulagée visiblement de cette déclaration officielle. L’inhumanité de la politique contribue à l’abstention dans les urnes, mais c’est un autre sujet !

La commission des investitures dans le Nord pour la « majorité présidentielle » est composée, en principal, de Gérald Darmanin, Laurent Degallaix, et Hervé Marseille. Voilà l’état de l’art politique sur la 21ème circonscription ce jeudi où tous les staffs politiques sont en PLS, car aucune commission d’investiture ne peut se construire en moins d’une semaine. Le Rassemblement National dont l’évocation du « Plan Matignon » fait encore rire tous les connaisseurs de ce moment politique, il rame comme tout le monde.

Daniel Carlier

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