Climat très houleux au Conseil municipal d’Anzin
Au détour d’un ordre du jour de routine à cette période de l’année, le conseil municipal d’Anzin a vu le retour de l’opposition municipale absente aux différentes respirations démocratiques depuis le résultat du 1er tour de l’élection municipale. Si le déroulé du menu de proximité s’est passé sans anicroches, les questions orales ont débouché sur une suspension de séance, des éclats de voix, un rapprochement les yeux dans les yeux entre Pierre Michel Bernard et Joël Dordain, le choix démocratique du 15 mars 2026 n’est toujours pas digéré.

L’édile a débuté ce Conseil municipal par les dotations de l’Etat, 157 000 euros via le « Fonds Vert », 50 000 € au titre de la dotation de la ville, et 300 000 euros pour les espaces créatifs. L’occasion de rappeler que cette commune, la 2ème la plus importante dans la ceinture valenciennoise, bénéficie d’un soutien massif financier de l’Etat compte tenu de ses critères sociaux dégradés, utile dans le contexte des conversations ultérieures.
Soutien au CAPEP
Tout d’abord, le conseil municipal d’Anzin vote une subvention de 24 500 euros au profit de la ferme urbaine, dite le Galibot. « Nous sommes la seule structure à soutenir le CAPEP, en charge de cette ferme urbaine », précise le maire. A noter que très prochainement, cette ferme de proximité proposera des paniers de fruits et légumes.
Autre intervention du CAPEP
Dans le cadre de la prévention spécialisée, soutenue par la commune, le Conseil départemental du Nord et le CAPEP, 2 deux éducateurs ont accompagné en 2025 117 jeunes, souvent mineurs, mais ouvert au 18/25 ans. La subvention octroyée par la collectivité locale est de 7 500 euros.
La Friche Ford
La fameuse « Friche Ford » le long de l’Avenue Anatole France sur Anzin constitue un foncier de premier choix pour la réalisation d’un projet structurant. A cet effet, cet espace urbain a été fléché « d’intérêt communautaire » en 2018 et la ville cède celui-ci pour l’euro symbolique à Valenciennes Métropole.
Ajustement du budget
Comme partout, le mois de septembre est l’occasion d’un ajustement budgétaire de l’année en cours. A cette occasion, l’adjoint aux finances précise que la « commune diminue en dessous de un million d’euros son emprunt (environ 900 000 euros) pour l’année 2026. »
Les questions orales
On commence par la fin de ces questions orales : « Vous ressemblez au maire de Carcassonne ! », tance Joël Dordain… et la réponse de Pierre Michel Bernard fuse « je n’ai pas à recevoir de leçon sur le Rassemblement National ! »

Auparavant, plusieurs questions orales sur les subventions aux associations ont crispé le débat. L’élue en charge de ces subventions rappelle les critères d’obtentions en respect avec la loi en vigueur. « Nous avons attribué aux associations, qui ont sollicité une subvention en 2026, 50% de celle-ci automatiquement. Ensuite, il y a eu une diminution de subvention et aucune suppression de subvention en 2026 », précise-t-elle. A ce titre, Claudio Macaluso veut obtenir une réponse sur un non versement éventuel de la 2ème tranche de ladite subvention à une association. Compte tenu que la question n’était pas écrite en ce sens, la réponse interviendra au prochain conseil municipal.
Autre question très concrète sur la crise énergétique concernant le carburant, l’électricité et le gaz, car on connaît à cet instant l’impact sur le carburant, mais la hausse du gaz arrive prochainement. Outre l’action sociale de cette collectivité locale depuis plusieurs mandats, l’adjoint en charge de l’action sociale, Bruno Levant, indique le dépôt d’un dossier concernant « SLIME « , un programme financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE). « Ce dispositif soutient les communes dans la lutte contre la précarité énergétique. Nous avons répondu à l’appel à projet et attendons le résultat. D’autres communes du Valenciennois devraient s’y intéresser également. De plus, nous allons signer une convention avec EDF toujours dans le cadre de la lutte contre la précarité énergétique. » Joel Dordain veut une réponse sur le volet carburant compte tenu que certaines communes ont agi sur ce volet. « Chaque commune fait avec son budget et il existe des différences entre les territoires. Pour les déplacements, je vous rappelle la gratuité du réseau Transvilles durant le dernier trimestre 2026 », répond l’édile.
Puis, le verbe est monté avec un éclat de voix et le maire a suspendu la séance pour un retour au calme. Enfin, le refus d’une question orale d’ordre général a fait le reste : « Après questionnement de la Sous-Préfecture sur le contrôle de la légalité, une question orale d’ordre général n’est pas autorisée ! » De nouveau gros éclat de voix et une majorité municipale qui hue Joël Dordain suite aux propos cités plus haut, un face à face entre les protagonistes, l’ambiance démocratique est au plus bas sur cette cité ! A quelques encablures de deux échéances électorales majeures, la Présidentielle et les Législatives, le ton est donné… !
Daniel Carlier




















