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Pus de 400 participant(e)s au rassemblement à Valenciennes

On s’interrogeait sur la portée de ce rassemblement à Valenciennes, comme d’habitude sur la Place d’Armes, mais la réponse est claire avec plus de 400 manifestant(e)s. Tous les profils sont venus ce samedi 17 octobre, lycéens, étudiants, gilets jaunes, syndicalistes, voire un public tout simplement désireux de marquer un trop plein d’inquiétude… Un mini-tour s’est déroulé dans le centre-ville où quelques figures politiques ont pris la parole !

En douceur, peu de monde à 9h55 et puis en quelques dizaines de minutes, le rassemblement a grossi de manière significative afin de réunir un public chamarré. Parmi les manifestant(e)s, deux étudiants s’expriment sur la mobilisation en cours des lycéens et étudiants. « Nous sommes ici en soutien des lycéens, car elle est prend de l’ampleur », indique une étudiante. Son compère poursuit « je ne pense pas que cette mobilisation va s’arrêter après les vacances, elle va durer dans le temps ! » Ensuite, le sujet de la violence est au coeur d’un climat délétère. « Je regrette que les médias montrent uniquement les violences, alors que la majorité des mobilisations se déroule dans le calme. J’ai été choqué par l’intrusion des policiers dans les locaux de la Sorbonne ! »

De nombreux gilets jaunes arborés dans la foule, deux d’entre eux, entre deux âges, évoquent « la problématique du pouvoir d’achat, la crise des carburants, l’inflation globalement. On n’y arrive plus. Nous avions déjà participé aux manifestations en 2018/2019.  C’est le début d’un ras-le-bol général ! Il y a de la violence dans les 2 sens, nous soutenons la mobilisation lycéenne qui est tout à fait légitime. », souligne un Gilet Jaune. L’autre pointe du doigt les parlementaires (en débat budgétaire à l’Assemblée nationale) : « C’est la grande hypocrisie. Tout le monde prône des réformes (des économies, des dépenses, des taxes, des investissements) et aucun ne vote rien dans l’hémicycle ! Nos politiques sont payés pour leur travail durant six ans, pas 5 ans et demi ! »

Enfin, deux retraités écoutent les différentes prises de parole, dont Fabien Roussel, Luce Troadec, David Guillet pour la CGT,  la jeunesse communiste, et la Confédération paysanne. Leur point de vue est sans concessions : « Nous venons soutenir les lycéens, car ils sont le moteur de cette mobilisation, le début d’une étincelle. Il y a une génération Covid/Macron. Quelles sont les propositions d’Emmanuel Macron à la jeunesse ? Il existe une grande inquiétude chez eux. »

La petite déambulation s’est déroulée dans le calme, mais avec le verbe haut, de la rue de la Paix, devant le Passage de l’Arsenal, la Caserne Vincent, la Place du Hainaut, la Place du Marché aux Herbes, et un retour au coeur emblématique de la ville de Valenciennes.

Les prochaines semaines seront éclairantes sur le suivi et la prise en compte d’une souffrance générale par les Gouvernants ; la campagne présidentielle sera-t-elle une une soupape d’expression libre, une voie de recours démocratique, mais à ce stade les clivages à droite comme à gauche sont pléthoriques ! Chacun veut sa part de lumière pendant que les Françaises et les Français veulent survivre tout simplement.

Daniel Carlier

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