(SIMOUV) La gratuité des transports publics, une très belle réponse… à l’étude !
Après deux conseils communautaires dans la semaine, le comité syndical du SIMOUV s’est réuni ce jeudi 15 octobre où cette période de gratuité des transport publics, durant un trimestre, fait florès sans oublier son impact réel. Ensuite, le rapport du délégataire pour l’année 2025 livre quelques enseignements instructifs pour l’offre de transport collectif au public sur les 82 communes du Valenciennois.

Arnaud Bavay, Président du SIMOUV : « Je vais proposer en janvier prochain une présentation, dans les deux agglo, de notre rôle, de la gratuité, mais pas que ! »
Assez rare pour le signaler, le Président Arnaud Bavay rappelle une limite « à l’hyper communication. Nous devons avoir une com plus soudée, car la nouvelle a été partagée sur les réseaux sociaux quelques minutes après. Ainsi, les services du SIMOUV ont été mis sous pression. »
Tour à tour, les élu(e)s sont intervenus sur cette initiative :
Régis Dufour Lefort lance le débat : « C’est un très belle réponse en cohérence avec les modes alternatifs à la voiture. Durant ces 3 mois, il faudra véritablement évaluer le quantifif et la typologie des usagers. Cela nous permettra d’analyser et de comprendre ! »
Sandrine Gombert poursuit : « C’est une décision politique importante et unanime. Ensuite, il faut réaliser un diagnostic, mais vous avez déjà, en octobre, un problème avec la mobilisation lycéenne où ces derniers ne prennent plus le transport public. »
De son côté, Jean-Paul Ryckelynck soutient : « Un geste économique et social. Toutefois, nous devons analyser la gratuité, déjà existante pour les moins de 25 ans, car si l’offre de transport n’est pas au rendez-vous, la gratuité ne fait pas tout ! »
Le retour d’impact réside parfois dans un exemple : « Mon voisin, une personne âgée, a pris pour la première fois le tramway et le prend dorénavant tous les jours ! »
Jean-Michel Michalak pose son bémol à l’impact : « Très favorable à cette mesure, mais il faut préciser que pour les communes rurales, les lycéens usagers ont déjà la gratuité. » Sur le même sujet, Florian Renard, tempère cette remarque car, « cette gratuité peut toucher tout le monde, même en zone rurale, pour se déplacer. »
Arnaud Bavay conclut avant le vote de ladite gratuité : « Je vais proposer en janvier prochain une présentation, dans les deux agglo, de notre rôle, de la gratuité, mais pas que ! Nous devons évoquer également l’aménagement du territoire à travers la réécriture du SCOT (Le Schéma de cohérence territoriale). »
Pour ce vote à la majorité avec deux abstentions, Laurent Depagne précise avant qu’il ne souhaite pas y participer : « Pas de concertation, cette décision avant le débat est une mise en scène. La forme est très importante en politique. C’est ici où le débat doit avoir lieu principalement ! »
Le rapport du délégataire 2025
Comme à chaque fois, la copie d’activité de l’année précédente tombe tardivement dans l’année suivante. Pour autant, il faut souligner un gros effort de synthèse en deux pages et de fait une lecture claire des données essentielles. Pour rappel, ces résultats sont le fruit du travail de l’ancienne présidence de Guy Marchant.
Premier enseignement, le TAD (Transport à la Demande) augmente de 42,8% ce qui prouve que ce service correspond à un besoin. Ensuite, le nombre de kilomètres parcourus par tous les transports publics est à hauteur de 10 164 986 km, en hausse de 4,7% !
Concernant le chiffre clé, en 2025, la fréquentation effective est en hausse de 2,2% et sur ce point l’analyse des trois de gratuité sera très révélatrice sur l’impact réel sur les modes déplacement. Ce paramètre est à mettre en correspondance avec la hausse, dite « maîtrisée », de l’offre de service, 4,7%
Sur la composition des agents de Transvilles, 506,6 agents à temps plein (une mini baisse de 0,7%), mais une montée de l’absentéisme de 11,7%, soit au tel 15,1% chez les conducteurs…, très mauvaise donnée !
Enfin, le parc routier, notamment les bus, est composé de 132 véhicules (âge moyen de 7,9 ans) et 30 rames de tramway de 17,7 ans. Nous revenons aux deux conseils communautaires, durant cette semaine, où des délibérations ont acté le financement du remplacement des 21 rames de la ligne T1. Ce sera un sujet central pour le budget 2027, car cette collectivité publique devra choisir entre le rétrofit ou le remplacement de ces rames de tramway ; voilà une décision cruciale pour l’avenir financier du SIMOUV avec pour rappel 120 millions comme dette publique.
Le rapport du concessionnaire du BIOGNV (station attenante au siège du SIMOUV)
Sur ce point, Ali BenYahia met en lumière le choix judicieux avec une négociation fructueuse sur l’offre de vente du BIOGNV, à l’époque, de 0,55 €/kg non révisable jusqu’au 31 décembre 2029. En effet, comme tous les autres carburants, il flambe 1,80 € (au 16 octobre 2026) même si celui-ci est nettement plus intéressant que l’essence où le diesel à ce stade. En résumé, venez faire le plein de BIOGNV au siège du SIMOUV sur Saint-Saulve, c’est la très bonne affaire !
Daniel Carlier




















