(Marly) Le lieu de vie de La Briquette ne va pas fermer, mais son centre social oui !
Ce mardi 13 octobre 2026, la réunion présidée par Sabine Sacleux, adjointe au conseil municipal de Marly, au sein du centre social de la Briquette a fait l’effet d’une bombe. En effet, l’élue de la majorité locale annonce une baisse de 50% de la subvention dédiée à l’association gestionnaire et un projet de restructuration des centres sociaux. C’est brutal, mais le maire s’exprime dans ces colonnes pour exposer les tenants et les aboutissants de cette décision de la majorité municipale.

Jean-Noël Verfaillie : « Ce centre social (La Briquette) ne fonctionne pas pour les jeunes, mais ce lieu de vie ne va pas fermer ! »
Après cette réunion où la presse locale n’était pas conviée, l’émotion était palpable chez les usagers. Pour mémoire, 400 personnes fréquentent cet équipement structurant dans la vie sociale d’un quartier historique, partagée entre Valenciennes et Marly. Point important, ce local appartient à la ville de Marly où 4 permanents travaillent pour l’ACSRV contrairement à celui des Floralies où l’association est propriétaire.
« C’est notre lieu de vie », s’exclame une habituée de ce centre social ouvert depuis 48 ans. « C’est un choc, on nous annonce sans scrupules que dans deux mois ce site pourrait fermer au 31 décembre 2026 », poursuit-elle. « Mécontentement », voilà le mot qui s’échappe de toutes les lèvres, les corps abattus, car les esprits sont secoués par cette information.
Un usager va plus loin dans l’analyse du coup d’après : « C’est la double peine ! Est-ce véritablement la bonne méthode d’accompagnement d’un programme urbain (NPNRU) et que vont devenir les jeune habitués à venir ici ? »
D’évidence, le momentum est très délicat, mais ne change rien à l’analyse de fond sur ce dossier sensible et épidermique.
« Ce local ne va pas fermer ! », Jean-Noël Verfaillie
Pour un retour sur la vie de cette respiration sociale bâtimentaire, la nouvelle gouvernance avait renégocié en 2020 la convention avec l’ACSRV avec « une mission sur la jeunesse et les jeunes adultes. J’ai alerté depuis 6 ans la Direction sur ce sujet. L’arrivée de M. Dos Santos, et d’une autre responsable dans le quartier des Floralies, avait redonné un élan. Depuis le départ de ce dernier, car il n’a pas été soutenu par sa Direction dans ses projets, ce centre social (La Briquette) ne fonctionne pas pour la jeunesse et les jeunes adultes. La mission n’est pas remplie ! » En effet, c’est tout le paradoxe, le maire veut poursuivre la vie sociale via cette structure, mais avec une autre organisation au bénéfice des usagers. Jean-Noël Verfaillie insiste sur une nouvelle version de la vie sociale sur ce quartier : « Ce local ne va pas fermer ! »
« Je ne partage pas cette analyse », Jean Clavery
Après une réunion en juin, puis une autre en septembre, la messe était dite sur l’intention municipale. Pour sa part, le Président de l’ACSRV, Jean Clavery « ne partage pas cette analyse de la situation. Non, nous ne faisons pas rien pour la jeunesse sur Marly ! Nous défendons les centres sociaux, mais nous respectons aussi les choix d’un projet municipal. Nous sauverons pour la population de Marly ce qui peut l’être ! » Pour sa part, Benjamin Lemoine, Directeur Général, confirmait des difficultés de recrutement sur ce site même « si nous avons deux Directrices actuellement en intérim. »
Techniquement, l’édile rappelle qu’il appartient « à l’association gestionnaire de fermer le centre social de La Briquette. » Compte tenu du contexte locataire d’un côté, propriétaire de l’autre, il est assez logique que l’ACSRV ferme sa structure sur La Briquette et maintienne sa prestation sur le site des Floralies. Concrètement, la subvention pour les deux sites était de 160 000 euros, elle sera diminuée par deux en 2027, la logique financière parle d’elle même.
Daniel Carlier




















