(CGT) David Guillet : « Le Rassemblement National ne va pas sauver la France ! »
Le 05 octobre dernier, les adhérents du syndicat CGT votait pour leur nouveau secrétaire où David Guillet a succédé à Emile Vandeville à la tête de l’Union locale CGT Valenciennes. Ce changement intervient dans un contexte particulier, une crise sociale, voire sociétale, car les doléances sont multiples et personne ne voit un horizon lisible à portée de colère.

David Guillet : « La grève doit prendre le relais de la manifestation intersyndicale du 05 novembre 2026 »
Le nouveau visage à la tête de cette section historique de la CGT a connu parcours assez atypique. Originaire de l’Allier, il a vécu sur un territoire industrieux comme le Nord Pas-de-Calais. Chaudronnerie, fonderie, tourneur, et puis « coquilleur (en fonderie), car je coulais à l’ancienne les pièces à la louche », précise-t-il. Puis, chemin faisant, il est arrivé dans le Nord, en 2013, sur la commune d’Anzin. Compte tenu d’un problème de santé, il est obligé d’engager une reconversion, reprise des études, passage de concours dont celui réussi au service des finances publiques.
Concernant sa proximité avec le syndicat CGT, il avoue être un militant de très longue date, mais « j’ai adhéré au syndicat lors de mon arrivée au service des finances publiques, en 2017, à Valenciennes », poursuit-il. Sur la ville-centre du Valenciennois, il a intégré durant le dernier mandat 2023/2026 le Bureau de l’Union locale. « Je souhaite assurer la continuité avec les actions des précédents mandats. » Pour autant, il revendique son indépendance chevillée au corps : « Si j’étais en désaccord avec le syndicat…, je ne suis ni marié à un syndicat, ni à un parti politique ! »
« L’élection la plus importante n’est pas celle que l’on croit ! », David Guillet
Bien sûr, ce premier mandat s’annonce lourd dans les combats, mais il rappelle à qui veut l’entendre : «Tous les conquis sociaux sont le résultat de l’association CGT/PCF, comme la naissance de la Sécurité Sociale à la fin de la seconde guerre mondiale. »
C’est pourquoi, David Guillet affiche un certain « optimisme » face à ces échéances électorales tant attendues. « Pour moi, le paysage (politique) est relativement clair. D’ailleurs, l’élection la plus importante n’est pas celle que l’on croit… ». Une façon de dire que l’élection présidentielle ne règlera rien seule sans une majorité absolue à l’Assemblée nationale. La gauche doit réfléchir à la meilleure combinaison pour ces deux élections, il ne livre pas son sentiment personnel sur le paysage de la gauche, complexe à tout le moins !
En attendant le 05 novembre 2026
La liste des demandes sociales est pléthorique, on s’y perd tellement les aspérités sont nombreuses dans notre creuset populaire. Par voie de conséquence, une étape après l’autre et la prochaine est parfaitement identifiée ; c’est la manifestation du 05 novembre prochain à l’appel de l’intersyndicale. « La grève ( dans le privé comme le public) doit prendre le relais de la manifestation intersyndicale du 05 novembre 2026 », déclare David Guillet.
Avec en ligne de mire le capitalisme rampant où le grand mensonge l’obsède : « On veut toujours nous faire croire que l’intérêt des capitalistes est bon pour nous, les travailleuses et des travailleurs ! Nous devons remobiliser dans les entreprises, malgré la casse de l’industrie, et même si les salariés ont peur de faire grève, de se syndiquer, sans oublier la problématique du pouvoir d’achat. »
Le Rassemblement National, rien n’a changé avec le temps
Malgré des efforts affichés sur la banalisation des tenants et aboutissants de l’extrême droite, comme le précise le Conseil constitutionnel, le secrétaire de l’Union locale CGT Valenciennes s’insurge contre cette petite musique d’un parti sauveur de la patrie, des travailleuses et des travailleurs : « Le Rassemblement National ne va pas sauver la France. »
La condamnation de Marine Le Pen en appel, sur le fond de l’affaire des fonds européens utilisés à d’autres fins qu’un travail pour des parlementaires européens, même si cette dernière a initié un pourvoi en cassation sur la validité, ou pas, sur l’ensemble de la procédure, sera-t-elle un obstacle au pied du mur ?
Daniel Carlier




















