(Municipales 2026) Le Pays de Condé en ébullition électorale
Pendant 4 jours, nous allons balayer le paysage de ces Municipales, les 15 et 22 mars 2026, sur les 4 pôles géographiques de l’arrondissement de Valenciennes. Nous commençons par les élections locales sur le Pays de Condé particulièrement tendues sur des communes phares de ce territoire singulier dans le Valenciennois. Bien sûr, la frontière entre les communes dans le Pays de Condé et/ou le Valenciennois est très subjective et pas administrative (visuel de l’Hôtel de Ville de Condé-sur-l’Escaut).
Vieux-Condé, une triangulaire à couteaux tirés
La collectivité locale de Vieux-Condé pourrait être le scrutin le plus serré et le plus indécis de tout le Valenciennois. En effet, vous avez un maire sortant, classé Divers Gauche, mais plus dans le giron du centre droit (bloc de droite à la CAVM) et ses liens politiques avec l’ancienne ministre Valérie Létard. Doté d’un bilan tangible, son exploit du mandat a été la réalisation de cette salle des fêtes « Espace B’ôlieu » (au lieu d’une friche urbaine) et le maintien de Lidl au sein de la commune. Trois programmes sont sur la ligne de départ avec de nombreuses thématiques communes, singularité de Vieux-Condé. En tout état de cause, ce scrutin sera POUR un candidat, sans alliance possible au second tour, mais aussi très identifié à la personnalité des prétendants en lice.
Sur la même ligne de départ, vous avez Bruno Monnier, déjà deux fois candidats pour la droite classique, mais aujourd’hui soutenu par le député RN Guillaume Florquin et classé Extrême Droite par la Sous-Préfecture de Valenciennes. Enfin, Franck Agah, dans l’opposition d’un Conseil municipal de belle facture au global et ce n’est pas un détail, candidat Divers Gauche, militant PCF historique dont la défaite, à 105 voix près au second tour 2020, est restée dans les mémoires.
Une triangulaire est annoncée où trois scores dans un maximum de 10 points d’écart, voire moins, seraient probables au 1er tour. Les réserves de voix seront incontestablement chez les abstentionnistes, mais aussi pour le vainqueur de ce 1er tour, car le vote utile face à l’extrême droite peut modifier un choix de second tour. Un futur édile vainqueur avec 35%, le 22 mars prochain, est loin d’être une chimère. L’expression trop galvaudée « chaque voix compte » est à prendre au sens littéral du terme, l’atmosphère sera tendue jusqu’à la dernière enveloppe de 100 bulletins à dépouiller sur Vieux-Condé !
Condé-sur-l’Escaut, Grégory Lelong, le maire sortant le plus exposé dans le Hainaut
Dire que l’échec du projet de Groupe scolaire du Centre a plombé le mandat de Gregory Lelong est une lapalissade. Heureusement que le regretté Jean-François Villers, Président du bailleur social Habitat du Nord, a relevé le flambeau d’un chantier difficile au sein de l’ancienne Imprimerie en bout de la Place Delcourt, un réaménagement heureux du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville et un rond point d’entrée de ville, voilà le résumé d’un bilan initié par la municipalité dans les mémoires.
La résultante coule de source, une dissidence majuscule au mois de décembre 2025 avec pas moins de 7 élus, dont 3 adjoints, passant dans l’opposition et une tête de liste, Carole Millet-Vézilier. Ensuite, vous avez la liste divers gauche, incarnée par Joël Bois, déjà au sein de l’opposition municipale en bonne position. Puis, Laïd Dali (Liste Divers Centre), nouveau venu dans le champ politique, mais soutenu par Paolino Manganaro (numéro 3 de la liste) et candidat en 2020. Enfin, le maire sortant, Grégory Lelong, carté UDI.
Les alliances seront complexes, mais possibles. Le vainqueur sera le plus fédérateur en la matière, car trois électorats s’affrontent en bloc ; tout le champ droit non Macroniste pour Mme Carole Millet-Vézilier, le bloc du centre droit à travers le maire sortant, la gauche modérée dans la filiation de l’ancien maire, Daniel Bois, à travers son fils Joël Bois et enfin un troublion, Laïd Dali, pouvant être le faiseur de roi in fine. Ce scrutin sur Condé-sur-l’Escaut sera très politique, et assez peu local, mais symbolise un vote CONTRE comme un dégagisme ambiant dans de multiples communes du Valenciennois. En 2020, la participation famélique ne permet de réaliser un parallèle crédible avec 2026, autre dynamique, autre ambiance !
Fresnes-sur-Escaut, un vote 100 % local ou une claque nationale ?
Pour la maire sortante, Valérie Fornies (liste divers gauche) peut s’appuyer sur un bilan robuste, attentif aux plus vulnérables, avec des coups partis très prometteurs comme le futur tiers-lieu dans l’ancienne gare de Fresnes-sur-Escaut, mais la polémique de l’église Saint-Martin colle à ce scrutin comme un sparadrap sous une chaussure. Néanmoins, des projets concrets sont dans les tuyaux, notamment sur le logement, avec les moyens financiers disponibles.
En face, la liste Rassemblement National est bien décidée à profiter de la dynamique des Législatives 2024, elle aurait tort de ne pas y croire et Fabrice Zaremba, liste divers droite, toujours dans la course comme aux municipales 2020. Le RN a la consigne nationale de ne pas se désister sauf devant une liste LFI si un candidat(e) est mieux placé (une seule liste LFI sur l’arrondissement à Denain) afin de comptabiliser un maximum de Grands électeurs pour les prochaines sénatoriales. De fait, une triangulaire serait logique et semble le meilleur schéma pour la maire sortante. Attention tout de même aux ralliements au Rassemblement National entre les deux tours, cela changerait complètement le second tour sur Fresnes-sur-Escaut.
Escautpont, un duel en coulisses
Le maire sortant, Raphaël Kruszynski, devenu UDI l’année dernière, est le favori logique de ce duel contre une liste de toute dernière minute, dite apolitique, portée par Jérome Lisicki. Néanmoins, deux paramètres pourraient troubler ce destin promis, car malgré une gestion raisonnée et rationnelle, le sortant bénéfice également des projets sortis et initiés par l’ancienne maire Joëlle Legrand, soutien officiel de Jérome Lisicki.
Ensuite, on se souvient de l’épisode des listes électorales, à l’endroit de Franck Deloge, qui a plus marqué les esprits que les programmes des deux candidats. Un goût de revanche d’un électorat très frustré pourrait changer le paradigme de ce duel de 1er tour, à suivre de près presque comme un baromètre de l’humeur politique du moment !
Communes non couvertes par des reportages
Quiévrechain, deux mondes politiques s’affrontent !
Pierre Griner (Liste divers droite)
Joël Gaillet (Liste Divers Gauche)
Bruno Namor (Liste Divers droite)
Après une élection surprise d’un dès plus jeune maire de France en 2014 où l’ancien édile, Michel Lefebvre, s’est battu tout seul, une balade de santé en 2020, une envie d’ailleurs fin 2024 et finalement une joute locale s’annonçant beaucoup plus complexe pour le maire sortant, Pierre Griner. Aux législatives 2024, le maire sortant a résisté aux multiples appels du pied du Rassemblement National pour candidater, mais il demeure sur l’échiquier politique le plus à droite de loin. En face, une autre liste divers droite et un candidat du PCF bien connu, ça sent la triangulaire dont on ne connaît jamais l’issue… !
Hergnies, à droite toute
Frédéric Vinchent (Divers Droite)
Anthony Meriaux (Extrême Droite)
Depuis le retrait de Jacques Schneider, le maire sortant, le paysage s’est agité avec deux candidats dans le champ droit, voire d’extrême droite. A tel point, que le PCF s’est fendu d’un communiqué de presse afin de signifier qu’il ne se reconnaissait dans aucun des deux candidats en lice…, pas banal !
Crespin
Philippe Golinval (Divers Droite)
Pascal Adam (Divers Droite)
Erik Demarcq (Divers Droite)
Vicq
Christian Glowacki (Non Déterminé)
Jean-Charles Dulion (Non Déterminé)
Francis Goerge (Non Déterminé)
Quarouble
Philippe Dochez (Non Déterminé)
Odomez
Jérome Delférière (Non Déterminé)
Olivier Fruit (Non Déterminé)
Thivencelle
José Dubrulle (Non Déterminé)
St-Aybert
Michaël Aniéré (Non Déterminé)
Daniel Carlier




















