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Un 1er budget voté pour Romain Merville, maire de Douchy-les-Mines !

Cette dernière ligne droite de la démocratie locale pour le vote du budget 2026 prenait tout son sens sur la commune de Douchy-les-Mines ! En effet, dès fin 2025, la majorité sortante était en minorité agissante et par suite dans l’incapacité démocratique de voter un budget ou une délibération structurante, pas banal pour ne pas dire inédit sur le Hainaut. Dans cette optique, le vote du Budget Primitif 2026 par la nouvelle majorité, malgré des oppositions vigoureuses, revêt un caractère particulier pour le jeune maire de Douchy-les-Mines (visuel Romain Merville, Bouchra Zyani (DGS), et Guillaume Lecarpentier (adjoint aux finances).

Romain Merville : « Chaque euro dépensé doit être utile »

Le nouvel édile ne masque pas l’importance du vote d’un budget local et plus encore pendant une période où l’argent public devient de plus en plus rare : « Le vote du budget constitue un acte politique majeur, responsable, équilibré, et tourné vers l’avenir. Chaque euro dépensé doit être utile ! »

Les taxes locales

La majorité politique fait le choix du maintien des taux comme dans de multiples collectivités locales, sauf contrainte financière absolue ! Pour autant, les élu(e)s de l’opposition du Rassemblement National soulignent leur position locale (et très nationale présidentielle) : « Les bases fiscales augmentent de 0,8 %. C’est pourquoi, les impôts fonciers vont augmenter pour les Douchynoises et Douchynois. Nous constatons un manque de courage politique. Ce choix interroge. D’autres communes ont choisi de réduire leur taux local pour compenser ! »

Concrètement, le Budget Primitif 2026 de Douchy-les-Mines s’équilibre avec 14 772 200 euros en fonctionnement et 9 673 900 euros en investissement. Néanmoins, l’enveloppe 2026 sans le reste à réaliser baisse de 37,30% en investissement. Face à l’étonnement de l’opposition, Romain Merville répond simplement : « On ne fait pas chaque année une école Mousseron ! Nous ne ferons aucun emprunt en 2026. »

Sur ce Budget municipal, André Crombez (PCF) remet en question « la trajectoire de réduction de la dette publique locale (présentée par le maire). La dette communale a augmenté de 7 120 000 euros en 2025, je ne vois pas où est la fameuse dynamique à la baisse ! »

Les dépenses publiques fléchées

  • Tout d’abord, l’annonce de la cantine à 1 euro pour tous les élèves a fait débat dans l’hémicycle comme si nous étions à Deauville et pas à Douchy-les-Mines, étonnant des partis d’opposition. In fine, le coût de l’opération est de 100 000 euros annuel, 90 000 euros de recettes en moins et 10 000 euros en plus pour faire face à des nouveaux bénéficiaires. Bien évidemment, le coût du repas doit s’ajouter à la logistique des agents locaux dédiés à la cantine. Cette cantine à 1 euro s’inscrit dans une centralisation de l’offre de repas sur le Parc Maingoval, un coût plus rationalisé malgré le transport des enfants sur site. On suppose que les initiatives contre le gaspillage alimentaire vont s’additionner à cette nouvelle donne scolaire. Là encore, les sources d’économie sont significatives.
  • Le passage de l’éclairage public en LED concernant la transition écologique,
  • L’extension de la vidéo protection et « l’embauche d’un chef de la (future) Police Municipale afin de recruter et d’organiser dans les prochaines années celle-ci », précise le maire. Le Rassemblement National s’offusque de cette lenteur, car « les Douchynois n’attendant pas seulement de la vidéoprotection ! » Comme toujours, quelle que soit l’obédience d’une opposition, tout est toujours gratis…, et quand ils arrivent au pouvoir !
  • Le cadre de vie à travers un fleurissent de la commune,
  • La participation de la collectivité à l’initiative « Commune zéro déchet » organisée par le SIAVED.
  • Outre son rôle de cantine centrale de la commune, le Parc Maingoval se verra « doter d’aires de jeux, mais également d’une ferme pédagogique », précise le Premier magistrat.

Le Rapport Social Unique

A la manœuvre, la Directrice Générale des Services, Bouchra Zyani dévoile le RCS 2024 compte tenu du travail titanesque en la matière, il est impossible d’obtenir plus tôt ce type de document précis (pas celui de 2025), un véritable travail de fourmis. Outre cette présentation complète, le sujet de la souffrance au travail au sein de cette collectivité locale est revenue sur la table. « Non, nous n’avons pas eu 58 départs en 2025, car il faut décompter les agents des Médiathèques devenus communautaires (et les agents repris par la CAPH), les non permanents (dont le contrat est achevé), et ceux du CCAS », précise la DGS.

Après de nombreux échanges très fournis avec les oppositions sur ce sujet ultra sensible, Bouchra Zyani, la DGS lance à la cantonade : « Si vous connaissez une commune où tout est parfait au niveau du service RH (Relation Humaine), je pars en immersion ! Vous en connaissez une ? » Et de concert, les 6 élu(es) du Rassemblement National répondent… « Hénin-Beaumont ! » Vite que tous les médias se plongent dans les RSU, les BP, et autres « petits » documents de cette commune idyllique, car le soleil se lève certainement à l’Ouest là bas !

La Maison France Services

Parmi les dispositifs de l’Etat profond, si de nombreux sont extrêmement décriés, la liste est longue, un fait son office sans éclats. Il s’agit des fameuses « Maison France Services » où les maires bénéficiaires, de tout l’arc républicain, se félicitent tant cette initiative répond à un sentiment d’éloignement des services de l’Etat, de la complexité administrative dans de multiples domaines de la vie quotidienne, voire et trop méconnu du phénomène de l’illectronisme. En effet, ce dernier point fait des ravages chez les personnes âgées, mais également chez les jeunes ado ou actifs rompus à toutes les situations sur les réseaux sociaux, mais dans l’incapacité de remplir un formulaire en ligne pour la CAF ou d’envoyer un mail, c’est fou !

« Cette Maison France Services s’installera sur la Place du Hainaut dans le quartier QPV (Quartier prioritaire de la Ville). L’Etat subventionne à hauteur de 50 000 euros par an ce fonctionnement avec deux agents d’accueil fournis par la collectivité locale », indique Romain Merville. Cet équipement sera soutenu aussi par la Taxe foncière non payée par les bailleurs sociaux et redistribuée dans les quartiers sensibles et les services internes associés.

Question orale

Une question orale très sensible a été évoquée à juste titre par les deux oppositions. En effet, le bailleur social SIGH demande à ses locataires de plusieurs collectifs la somme de 110 euros à 150 euros par mois afin de rénover le système de chauffage, soit un montant de 20 000 euros sur 15 ans. « 263 familles sont concernées sur Douchy-les-Mines », indique un membre du rassemblement National.

A ces questions légitimes, Romain Merville commente : « C’est un héritage des années 80. La commune n’est pas responsable, mais elle ne sera pas spectatrice. Nous avons un rôle politique clair. Nous allons rencontrer la Direction de SIGH afin d’obtenir des explications »… dossier à suivre de très près.

Daniel Carlier

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