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La feuille de route du SIAVED 2026-2032 et au delà… !

Dernier acte administratif de ce comité syndical du SIAVED avec à la fois un regard financier sur le travail réalisé (CFU 2025) et les installations des compositions des commissions thématiques, la fin de cette année sera celle des choix forts à travers 5 axes structurants.

Une fois n’est pas coutume, Fabrice Piette a remercié l’ensemble des agents du SIAVED pour une mobilisation immédiate suite aux intempéries du week-end dernier. « Nous avons pris des mesures exceptionnelles suite à des orages, notamment sur l’Avesnois. Les agents du SIAVED ont ouvert dimanche dernier la déchetterie de Le Quesnoy, voire des ouvertures supplémentaires ailleurs, au bénéfice des communes », précise-t-il. Un délégué communautaire a remercié cet engagement des collaborateurs du SIAVED à tous les échelons « aux services des communes, car le volume des déchets verts était impressionnant. »

Les grandes orientations du SIAVED (2026-2032)

Les CVE et les grands travaux

En tête de gondole, des travaux gargantuesques sont au menu de ce mandat et très tôt dans celui-ci. En effet, après les travaux du CVE (Centre de Valorisation Energétique) de Maubeuge à hauteur de 45 millions d’euros, les chantiers de celui de Saint-Saulve et de Douchy-les-Mines sont à graver dans le marbre, car « les marchés publics pour ces deux équipements cessent le 31 décembre 2028 (c’est minuit moins le quart en terme de marché public) », précise Fabrice Piette.

Evidemment, (voir CFU 2025 ci-après) il faut partir d’un état financier sain afin de déterminer le niveau d’engagement que les financeurs suivront, la base ! « Nous devons tenir compte de la baisse des OM (Ordures Ménagères) et des refus de tri. C’est pourquoi, nous devons sécuriser les apports pour le fonctionnement de nos 3 CVE à travers l’adhésion de nouveaux adhérents, voire une convention d’entente avec de nouveaux clients », déclare le Président du SIAVED.

Avec du recul, il y a peu d’activités dont l’horizon et la vertu écologique passent par une réduction de sa propre recette, les déchets incinérés et les fonds générés par la production d’électricité. De l’autre, investir massivement pour la modernisation des outils est essentiel et obligatoire afin de répondre aux dernières normes en vigueur, mais surtout dans l’optique de gagner des nouveaux clients. On revient toujours au choix d’hier sur le Centre de Tri public, indispensable, et donc de demain sur les prochains CVE, mais également de la chaîne DASRI (déchets d’activités de soins à risques infectieux) principalement les déchets hospitaliers sans oublier la problématique très pragmatique des bonbonnes de protoxyde d’azote, des allumettes dans un CVE !

Les déchetteries et le réemploi

Face à l’élargissement du périmètre du SIAVED, sur les 7 interco, 258 communes pour 669 357 habitants, le nombre de déchetteries est passé à 32. « C’est pourquoi, nous devons harmoniser un seul règlement de service au lieu de cinq actuellement afin de fluidifier l’accueil des habitants de nos territoires, des professionnels, et des collectivités locales », commente Fabrice Piette.

Outre les rénovations majuscules, voire les créations ex nihilo comme sur Saint-Amand-les-Eaux de nouvelles déchetteries, trouver une seule horloge sur un immense territoire sera une gageure. En effet, chacun sait que d’un territoire à l’autre, des habitudes sont différentes compte tenu que les environnements urbains, périurbains, ruraux construisent des habitudes hétérogènes. Il faudra donc changer les habitudes du quotidien où chaque usager sera perturbé, un peu, beaucoup ou pas du tout, voilà le défi de la prochaine commission thématique… !

Derrière ces outils d’apports volontaires, la thématique du réemploi est étroitement liée et de plus en plus comprise, voire très tendance, par la population. Cela permet aux chantiers d’insertion avec des associations en charge, d’autres acteurs également, de progresser en la matière. Dans l’esprit des gens, on est passé d’une obligation publique à une nécessité morale, le public veut aussi consommer des produits avec déjà une autre histoire… ! Le SIAVED devra donc organiser une chaîne vertueuse sur ce sujet comme une nouvelle usine de la seconde vie !

Le Centre de Tri public

Inauguré en septembre 2025, le Centre de Tri public sur Douchy-les-Mines met en lumière une problématique de taille. « Nous constatons un niveau de refus de tri à hauteur de 35% en moyenne ce qui nous pénalise financièrement, car le contrat avec notre prestataire prévoyait un taux de refus de 19%… », indique le Président du SIAVED.

La collecte

Sur les 7 EPCI adhérents, 3 sont des usagers de cette collecte par le SIAVED, soit 128 communes pour 413 501 habitants, dont la Porte du Hainaut, Valenciennes Métropole et le Caudrésis-Catésis.

Là également, les marchés publics sont différents et de fait les services inégaux : « Il serait intéressant de travailler à l’harmonisation des pratiques pour améliorer les performances de collecte et de réduire les coûts. » La collecte est sans doute le service à la population le plus coûteux aujourd’hui, et plus encore demain. Cette hausse exponentielle du service de la collecte des déchets sur tous les territoires doit impérativement s’accompagner d’une mutualisation des coûts pour faire baisser l’addition pour les contribuables.

C’est pas toujours évident à faire comprendre sur un vaste périmètre de population. En effet, avec la taxe associée, le contribuable payeur pense que cet impôt lui octroie un full service par la collectivité publique sans limites… ! Plus de taxes, moins de droits, plus de conscience écologique dans son environnement global, encore un sujet pour le 5ème axe…, la prévention et la communication.

La prévention et la communication

Chaque axe abordé précédemment sous-entend un axe de communication fort où le geste du quotidien, d’un particulier, de l’entreprise, voire des agents d’une collectivité locale, s’imprègne d’un sens collectif.

Nous avons un exemple frappant récent. Face au conflit du Moyen-Orient et la hausse vertigineuse du carburant, les consommateurs ont réduit la voilure, les transports partagés ont vu leur fréquentation en hausse significative et particulièrement dans les grandes urbanités, l’Homme s’est adapté.

Et bien, il suffit que le fournisseur d’un déchet, quel que soit sa nature, intègre que son geste éco-citoyen du bon déchet au bon endroit lui fait économiser de l’argent sur son propre budget, pas celui de l’Etat, pas celui de l’interco, ni de sa commune, mais celui de son portefeuille, la seule logique du plus petit dénominateur commun à tous les producteurs de déchets !

Les CFU 2025

A la baguette, le vice-président aux finances Xavier Bartoszek expose le dernier exercice du mandat 2020/2026. Comme à chaque fois, le BP du SIAVED est particulier, car le Budget Principal n’est pas celui le plus imposant. En effet, ce sont les budgets annexes, notamment ceux du CVE, du Centre de Tri Public, de la collecte, etc., dont la portée pèse sur les contributions des collectivités publiques. Ce dernier a décliné les paramètres 2025 avant l’entrée dans un mandat structurant 2026-2032.

A l’aulne d’un nouveau mandat, le Président du SIAVED observe que « nous bénéficions d’une situation très saine. » Pour sa part, le délégué communautaire Christophe Vanhersecker souligne « un passage de témoin où les budgets ont été maîtrisés sous l’ancienne mandature. » Fabrice Piette acquiesce, car « ce CFU 2025 est le transfert de la situation financière réalisée sous l’ancienne présidence. C’est un résultat satisfaisant ! »

Pour autant, Jean-François Delattre constate que « nous avons 137 millions à financer en 2026. Le plus dur est à venir et il n’y a rien à attendre de bon avec le Budget de l’Etat 2027 ! »

Le Président remet une couche sur l’obligation « d’une maîtrise des coûts et des contributions sans hausse inconsidérée des EPCI. D’ailleurs, par exemple, le Centre de Tri Public sur Douchy-les-Mines nous permet un coût d’argent public de 19 € la tonne sur l’EPCI de Val de Sambre contre 30 € précédemment. » La conjugaison d’un engagement financier des collectivités publiques maîtrisé tout en apportant un service au public optimal, pas trop taxé in fine, et écologiquement responsable, voilà l’équation sur la table !

Daniel Carlier

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