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(Saint-Amand) Un conseil municipal sous forte chaleur démocratique !

Pour ce dernier conseil municipal à Saint-Amand-les-Eaux avant la saison estivale et la campagne présidentielle 2027, quelques sujets d’urbanisme ont animé les débats dont une délibération sur table, sans oublier les rapports annuels du Pasino de la cité thermale comme celui du Dragon d’Eau, la démocratie est toujours vivace du côté de la Tour abbatiale (visuel Fabien Roussel à l’inauguration de la blanchisserie de l’APEI du Valenciennois).

Fabien Roussel : « Nous devons planifier une adaptation locale à ce type d’évènement climatique. »

Dès l’entame de son propos liminaire, Fabien Roussel expose un fait climatique très préoccupant : « Nous avons déjà connu des périodes caniculaires, mais jamais aussi tôt dans la saison. » Effectivement, les enfants sont encore à l’école, la vie associative bat son plein à travers les manifestations estivales, la démocratie locale active… « Nous avons pris les mesures d’urgence. Nos bâtiments publics ont été mis à disposition de l’accueil des enfants et des personnes vulnérables (Médiathèque, Théâtre des Sources, Espace Jean Ferrat). Les services de la ville ont contacté chaque jour, voire plusieurs fois par jour, les 98 personnes référencées dans le fichier de veille (obligatoire suite canicule 2003). Plus globalement, nous devons planifier une adaptation locale à ce type d’évènement climatique. »

Pour le coup, cette nécessité d’une réflexion collective sur la gestion d’un phénomène à craindre répétitif semble partager par l’ensemble de l’hémicycle. En l’espèce, on parle sur le temps moyen et très long, nous sommes à l’aube d’un changement structurel des horaires de travail dans le public comme le privé, mais également du temps de scolarité, voire une adaptation des manifestations à cette période… !

Dans son propos liminaire, l’édile de la commune a chaudement félicité l’équipe de handball féminin pour leur parcours exceptionnel avec une qualification en Coupe d’Europe à la clé, une première pour la commune en jetant un regard sur l’ex USVO à Valenciennes. On souhaite aux Louves le même brillant parcours en ligue européenne que son illustre prédécesseur.

Ensuite, le maire met en lumière une initiative des équipes de la municipalité pour une future ARENA des sports à partager entre le handball et le basket féminin : « L’engagement de la région est confirmée pour une nouvelle ARENA (comme déjà en 2023) à hauteur de 50% du montant total de l’investissement. Nous ferons prochainement la même démarche auprès du Conseil département du Nord ! » Toutefois, compte tenu du prochain Budget de l’Etat 2027 où les collectivités publiques seront ponctionnées encore ; même dans l’hypothèse d’un accord institutionnel sincère, seule une notification en bon et due forme d’une subvention du Conseil régional des Hauts de France, pour la réalisation de cet équipement, serait à prendre véritablement au sérieux sur Saint-Amand-les-Eaux comme sur la commune de Denain. N’oublions pas que nous sommes à la veille de la Présidentielle 2027, des Législatives dans la foulée, et à une portée de baffes des Régionales/Cantonales en mars 2028.

Beaucoup plus concret, la rentrée sportive démarre le 04 septembre prochain pour les Louves et le premier week-end européen pourrait être début octobre, on est impatient !

Le Dragon d’Eau, acte 2 ?

Le Directeur du Dragon d’Eau, Alexandre Taisne, est venu présenter les résultats de gestion du Centre aquatique de l’Amandinois. On rappelle qu’elle est pilotée par une Société de Droit Privé, une SPL où les actionnaires sont les collectivités locales (19 au total). Pas un détail puisque les salariés de cet équipement ne sont donc pas fonctionnaires.

Concernant les résultats 2025, ils sont d’une belle facture, voire portée par un gala exceptionnel. C’est pourquoi, l’opposition par Antoine Deltour pose la question : « Peut-on parler de l’acte 2 du Dragon d’Eau, car j’ai l’impression que cet équipement est trop à l’étroit ! » A cette interrogation, le maire répond positivement : « Avec les maires (actionnaires), nous devons prévoir durant ce mandat cette extension. Pour autant, le bâtiment appartient à la commune et donc la charge de l’investissement. »

Le défi sera de réduire le coût d’exploitation. A ce titre, Fabien Roussel a demandé à la Direction du Dragon d’Eau un plan de réduction de la charge énergétique en premier lieu. Ensuite, il précise que la contribution, par enfant usager (écoles), des communes n’a pas bougé depuis 2014 : « Il faudra peut-être envisager une hausse de la participation. »

On connaît l’engagement du Dragon d’Eau sur la pratique de la nage, le « Savoir Nager ». Leurs actions, parfois innovantes, en partenariat avec l’Education nationale ont fait des émules dans de nombreuses collectivités publiques. Tout cela pour dire que cette compétence conjuguée à l’actualité dramatique avec des dizaines de jeunes morts par noyade durant cette canicule pose ce débat au niveau national. Inutile de dire que le financement multipartenarial repose (souvent) sur des opportunités. Là, c’est peut-être le bon moment pour poser durant l’année scolaire prochaine (2026/2027) un véritable dossier et ne pas attendre la fin du mandat pour un effet de manche habituel dans toutes les collectivités locales. Région, Département, Etat pourraient être réceptif à tous les dossiers sur ce sujet dans un délai assez court… !

Le Pasino, année 2025 remarquable !

M. Lacroix, Directeur du Pasino de la cité thermale, est venu présenter son rapport annuel inhérent à cette DSP (Délégation de Service Public). Concernant les jeux (activité taxée et sous DSP), l’année 2025 est « exceptionnelle », précise-t-il.

En dézoomant, on entend toujours des critiques sur le fond sur l’autorisation des jeux d’argent. Toutefois, en local, lorsque le Pasino de cette localité dégage 49 millions d’euros de recettes de jeux, 22,7 millions sont reversées pour le budget de l’Etat et 6 621 000 euros dans les caisses de la commune. On le rappelle, cette commune de 16 500 habitants bénéficie d’un Droit de Bouchon sur les eaux minérales et d’un Droit de Jeton sur les jeux du Casino. Bref, le collectif des maires avec des établissements de jeux sur leur sol n’est pas prêt à partager le gâteau !

Sur les chantiers en cours, une étude faune/flore a freiné considérablement le chantier initial. « Dans ce cadre, nous privilégions 100 % le contrat de DSP », indique le Directeur général. En résumé, l’extension des équipements de jeux est constitutif de cette DSP et il sera réalisé. « Pour l’hôtellerie, et autres agrandissements, nous verrons plus tard. Il y a des obstacles sur un foncier en acquisition », ajoute-t-il. Au moins, le dirigeant prend ses responsabilités et avoue franchement que seule la DSP compte, le reste est repoussé sine die. C’est clair et à mettre en parallèle avec un dossier VINCI vu en amont de celui-ci durant ce conseil municipal.

Le chantier de logements VINCI, celui de toutes les polémiques à Saint-Amand-les-Eaux

Il a fallu une délibération dans l’ordre du jour et une sur table pour mettre le feu au Conseil municipal de la cité thermale. En effet, le projet bâtimentaire de deux constructions avec 28 logements chacun, donc 56 au total, avec 12 type 2, 12 type 3 et 4 type 4 par site revient sur le devant de la scène.

Concrètement, deux maisons très dégradées le long de la Scarpe ont été choisies pour un projet de logements privés par le promoteur VINCI. Prévu en 2023, il navigue depuis trois ans et n’a pas encore signé un acte notarié pour l’acquisition du foncier.

A cet effet, Fabien Roussel a invité deux personnes qualifiées de chez VINCI pour expliquer les tenants et aboutissants de ce dossier compliqué. « En 2023/2024, il y a eu un effondrement du marché immobilier (hausse des taux d’emprunt). Enfin, en 2025, le projet bouge positivement. Nous avons déposé un permis de construire le 12 décembre 2025, celui-ci a été instruit et validé le 20 février 2026, et nous avons lancé la commercialisation en mai 2026. Elle est très positive, car nous avons atteint le seuil (obligatoire pour lancer le chantier) de 40% de réservation, soit 24. Le chantier devrait commencer début 2027 et s’achever fin 2028 », explique le représentant de Vinci.

Méthode vilipendée…

Tout cela pouvait s’arrêter là sauf que rien ne se passe comme prévu, car tout est mauvais dans la gestion de ce dossier à l’affichage jusqu’à cet épisode lunaire de ce Conseil municipal du 30 juin 2026. « Face aux questions en commission thématique, j’ai pris la liberté d’inviter les représentants de VINCI afin de vous expliquer. Que n’auriez-vous pas dit si c’était moi l’auteur de ces données (ci-dessus) ? » Certes, mais le maire a voulu jouer l’effet de surprise sans prévenir les oppositions. « Je suis choquée par la méthode », commente Nathalie Grimaux. « C’est une pièce de théâtre. Ensuite, sur ce projet, nous avons indiqué depuis le début que la localisation de ce chantier était discutable », tance Antoine Deltour.

Pour sa part, Eric Castelain est furibond suite à cette délibération sur table : « Le notaire découvre un problème technique de domanialité à la dernière minute. Vous avez un problème de compétences au sein de vos équipes. Il n’est pas possible de présenter au vote celle-ci aujourd’hui ! » La DGS essaye de motiver cette présentation tardive avec un cas administratif « qui n’arrive jamais ! ». En digression, on peut mettre en cause les services de la localité, mais pas seulement, l’officier ministériel qu’est le notaire est responsable in fine. Sa responsabilité peut être mise au tribunal en compétence, il a même une garantie financière à cet effet et des avocats sont même spécialisés en la matière… !

Délibération sur table retirée…

Le maire essaye d’indiquer que ce report va repousser ce délai de deux mois, du 30 septembre au 15 décembre 2026 (épuisement des recours). Face à la menace d’une attaque au Tribunal administratifs de cette délibération par Eric Castelain, Fabien Roussel accepte de repousser cette délibération sur table au 24 septembre 2026 (date du prochain conseil municipal.)

Délibération dans l’ordre du jour fustigée…

Et tout cela vient d’un affichage opaque. « Vous nous aviez indiqué que c’était signé. A ce stade, il n’y a pas eu de promesse de vente, pas d’acte authentique et vous nous proposez de repousser encore cette date du 30 juin au 30 septembre 2026. ».

Fabien Roussel joue la carte de l’intérêt collectif : « Ce dossier va se faire, c’est un bon projet ! Je mettrai tout en oeuvre pour y arriver ! »

Bref, sur un dossier où la nécessité d’une offre de logements qualitative pouvait générer un consensus dans l’hémicycle local, l’affichage politique (trop optimiste de fait) détruit la confiance de l’opposition dans ce projet pour autant nécessaire. Voilà pour le fond, et sur la forme, l’intérêt collectif d’une rapidité administrative à engager sans repousser encore les délais n’a pas émergé visiblement. Quelle image désastreuse et préjudiciable pour la respiration démocratique locale dans son ensemble ! La gestion de ce dossier n’est pas mauvaise, elle est désastreuse… !

En bref :

1) Le pont du Moulin Blanc sera fermé, car les travaux de confortement se dérouleront du 06 juillet au 31 août 2026.

2) Un bâtiment de la résidence Paul Manouvrier (rue du 18 juin 19040), Normandie-Niémen, sera démoli dès cet été 2026.

3) Une intervention sur la mobilité « dangereuse » des trottinettes électriques pousse le maire à intervenir : « Une nouvelle loi sur l’usage des trottinettes électriques va émerger dès le mois d’octobre 2026. Nous devrons appliquer celle-ci sur notre commune. »

Daniel Carlier

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