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Gilbert Barthassarady, un élu d’opposition à Sin-le-Noble candidat à la Présidentielle 2027

C’est l’honneur et la richesse d’une démocratie, chaque citoyenne, chaque citoyen, peut prétendre candidater à l’élection suprême de son pays. Certes, des noms grandiloquents ont fait feu de tout bois ce dernier week-end du mois d’août 2026, mais un simple élu d’opposition d’une commune du Douaisis a fait aussi acte de candidature à l’élection du Président de la République en 2027 ! Rencontre avec Gilbert Barthassarady, un candidat iconoclaste à bien des égards, mais avec un programme présidentiel déjà bien construit.

Gilbert président… !

Malgré son manque évident de notoriété, Gilbert Barthassarady, Isérois d’origine dans la ville mythique des JO de 1968, a déjà connu une couverture presse assez conséquente, La Montagne, Midi-Libre, le Dauphiné, Le Parisien, et dernièrement l’Observateur du Douaisis. Pourquoi ? Tout simplement, son histoire ne s’invente pas et colle à cet engagement politique particulier.

En effet, même si Gilbert Barthassarady est originaire de Grenoble, a fait ses études à Lille, travaille depuis plus de dix ans dans le secteur bancaire dans le Nord, il a des liens familiaux avec l’Inde, et plus particulièrement avec l’ancienne principauté indienne de Palakkad-Tumkur, dans le sud-ouest du pays. A ce titre, sa grand-mère lui attribue un héritage, via son testament, si et seulement si une candidature à l’élection nationale dans son pays devient une réalité. Pas banal, et nous parlons d’une somme de 148 millions d’euros, tout de même. « Attention, même si j’arrive à figurer parmi les candidats (avec 500 parrainages) à l’élection présidentielle, cette somme est destinée à l’investissement dans le milieu associatif ou de l’entreprise dans le champ social. Je ne peux pas le récupérer pour moi même », commente Gilbert Barthassarady. Dire que les fondamentaux de cette candidature sont singuliers est un euphémisme. Pour autant, cette particularité n’altère pas la démarche assez construite de ce citoyen pas comme les autres.

Premier pas à Sin-Le Noble

Comme souvent, son premier combat politique rencontre son quotidien. En effet, Gilbert Barthassarady habitait depuis quelques années au sein du quartier « Les Epis » à Sin-le-Noble. C’est donc au coeur de cet espace urbain revisité complètement par l’ANRU que la flamme s’est allumée. « J’ai porté les difficultés des habitants dans ce quartier. Puis, d’un quartier à l’autre, avec mon équipe, nous avons fait l’ensemble de la commune afin de construire un programme pour me présenter à l’élection municipale », précise le candidat.

Classé « divers gauche » par la Préfecture du Nord, l’intéressé juge plutôt son engagement politique au centre, mais « les mesures sociales dans mon programme ont conduit la Préfecture à me classer divers gauche », explique-t-il.

Avec 6,26%, soit 323 voix, Gilbert Barthassarady obtient un résultat  lui permettant de figurer au sein du Conseil municipal. Avec du recul, ce score est respectable, car pour un 1er engagement politique, plus de 5% constitue un avis des administrés tout à fait respectable. Par contre, vous pouvez tout de suite faire le parallèle avec une joute électorale nationale…

A cette question, l’intéressé répond tout de go qu’il a réalisé un programme pour cette campagne présidentielle, 152 propositions, il montre fièrement son pavé « et mes mesures sont complètement financées. »

 

« Ramener un taux unique pour les crédits à la consommation comme sur les découverts bancaires », Gilbert Barthassarady

Bien sûr, le secteur qu’il connaît le mieux est celui de la banque, le meilleur ami et pire ennemi de chaque individu. « Le coût réel des crédits à la consommation, tout comme le taux moyen pour les découverts bancaires (autorisés), est très élevé. Il faudrait ramener tout cela dans un taux unique à 5,5%, voire rétroactivement pour les crédits conso existants. Mon métier au contact des foyers m’a fait parfaitement comprendre la fin du mois, parfois dès le 15, pour les familles », explique-t-il. Enfin, il promeut un fichier unique d’informations croisées entre les impôts, la CAF, et la sécurité sociale, voire autres fichiers, afin d’obtenir « la capacité réelle des emprunteurs face à une demande de prêt. Cela éviterait bien des situations de surendettement ! », ajoute-t-il.

Dans son programme, il détaille 20 thématiques claires…

La retraite sans âge pivot !

Son message est claire, le système actuel est à bout de souffle. Il faut donc préparer le fonds de retraite de demain et le plus sécurisé possible. A ce stade, il préconise « la conjugaison du système par répartition actuel conjugué avec le début d’une retraite par capitalisation. Par contre, pour les nouveaux actifs, il démarre uniquement sur un fonds en capitalisation », déclare le candidat.

Pour Gilbert Barthassarady, la seule boussole est le nombre d’années de cotisation. « 42,5 années est pour moi la seule donnée importante. Je ne propose donc pas d’âge pivot, cela n’a aucun sens suivant la date de votre 1er emploi », assène-t-il.

Donc, mécaniquement, dans 43 ans, la retraite par répartition, née au XXième siècle, aurait disparu complètement. « Attention, ce ne sont pas des fonds de pension comme au Etats-Unis (très volatiles). Les dépôts par capitalisation seront sur des supports garantis », précise-t-il. Par vase communiquant, l’économie sur le budget de l’Etat est monstrueuse !

L’avantage avec un candidat qui n’a que très très peu d’espoir d’aller au bout est qu’il définit précisément sa réflexion sans hésitations. En effet, nous allons assister sur ce sujet central, comme bien d’autres (même presque tous les sujets), à un festival de circonvolutions afin d’expliquer sa position, pas complètement, sans vraiment dire la ligne d’arrivée. Très bientôt, le grand bal de l’hypocrisie vous sera proposé avec de nombreuses représentations ! En l’espèce, le choix est limpide par ledit candidat.

La dette de l’Etat

En 5 ans, le candidat propose un investissement de plus de 1 339 milliards d’euros dans de nombreux domaines, mais aussi des réductions tous azimuts pour les Françaises et les Français sur le pouvoir d’achat. « Tout est financé par des économies, structurelles (comme la retraite vu précédemment) », insiste-t-il. Il veut respecter les règles budgétaires imposées, mais sans étrangler les choix financiers, car il prône des économies, parfois drastiques, tout en sachant que tout ne se fera pas avec un claquement de doigt.

Son raisonnement s’articule autour du débat local entendu dans les 34 500 collectivités locales françaises : « 10 euros d’investissement valent mieux qu’un euro de fonctionnement. »

D’ailleurs, ce jeune homme de 38 ans, originaire d’un pays très versé dans les nouvelles technologies, fustige le tout pour l’IA sur les marchés : « Après l’agriculture, l’industrie lourde, le tertiaire, nous avons aujourd’hui le mirage d’une croissance uniquement basée sur l’Intelligence Artificielle ! » Très offensif sur l’écologie, il rappelle la consommation massive de l’eau par l’industrie de l’IA : « Va-t-on devoir importer de l’eau pour ces nouvelles entreprises ? »

L’Education nationale

La baisse de la démographie est une réalité. Elle conduit mécaniquement à une diminution des effectifs dans les écoles : « C’est une opportunité pour l’Education nationale, il ne faut pas diminuer le nombre d’enseignants, car une réduction du nombre d’élèves va améliorer la qualité de l’enseignement. »

C’est un choix politique basé sur une expérience à succès, car la division des classes dans les zones REP + est une réussite. Vous ne trouvez aucun retour négatif sur le sujet mis à part le coût du nouvel aménagement à la charge des communes.

« Je veux m’adresser aux maires ruraux particulièrement », Gilbert Barthassarady

Evidemment, le candidat sait qu’il ne pourra pas bénéficier d’un parrainage d’un parlementaire. C’est pourquoi, lui et son équipe vont battre le fer durant cette pré-campagne pour solliciter tous les édiles de France. « J’espère convaincre plus de 500 maires, notamment dans la ruralité, car je base mon programme sur des réalités locales, les doléances entendues par chaque maire de proximité ! », déclare le candidat. Entre mi-janvier et mi mars, les candidats entament la collecte officielle des parrainages, un défi logistique pour tous les candidats même les plus connus.

Son voeu est donc de figurer sur la ligne de départ de cette présidentielle fin mars 2027. Bien sûr, son nom sur une liste officielle déclencherait la réalisation concrète d’un héritage en Inde. C’est pas neutre et en même temps l’oblige à présenter un travail très sérieux sur un programme même si l’addition des mesures paraissent assez inapplicables en même temps. De l’autre, pas de faux fuyant, et certaines vérités n’émanent pas forcément des grands machines politiques jamais avares d’une langue de bois très maîtrisée… !

Vous pouvez contacter le candidat sur www.gilbertpresident.fr

Daniel Carlier

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