Eric Dumortier : « Etre Dys n’est pas une fatalité ! »
Le vendredi 13 novembre prochain à 18h (salle des fêtes) à Onnaing, une conférence gratuite est organisée, à la demande de la commune, par l’association « Ardys » sur ces fameux troubles « Dys » du langage à la motricité en passant par notre capacité à apprendre. Cette information très complète permettra au grand public d’écouter un enseignant chercheur, Laurent Sparrow, puis un acteur du soin spécialisé dans le domaine, Luc Virlet, afin de mieux comprendre et d’envisager une évolution positive pour les personnes concernées de près ou de loin. Découvrez un entretien avec Eric Dumortier, un responsable de l’association organisatrice, sur les caractéristiques d’un trouble « Dys » (visuel Luc Virlet).

(A gauche la lecture d’un enfant Dyslexique traité par Orthophonie mesurée avec un oculomètre (caméra qui mesure les mouvements des yeux lors de la lecture), à droite l’évolution au bout de 6 mois de remédiation proprioceptive, toujours avec un suivi orthophonique)
Qui ne connaît pas dans son entourage proche ou éloigné, un adulte, voire un enfant, atteint par un trouble DYS ou troubles spécifiques du langage et des apprentissages ? En effet, sans lien avec l’intelligence stricto sensu, ces freins à la maîtrise du langage voire à son apprentissage sont beaucoup mieux détectés au XXIème siècle qu’au siècle dernier. Il n’existe pas plus de cas, mais ils sont mieux identifiés. « Un Dys est de naissance, mais ils sont mieux diagnostiqués de nos jours. Toutefois, certaines sont détectées plus tard, comme la dyslexie souvent associée à la dysorthographie, au moment de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture (CP/CE1). Par contre, la dysplasie se repère plus tôt à travers le trouble du langage (dès les premiers mots) », déclare Eric Dumortier de l’association Ardys.
Outre une présentation des « Dys », cette conférence vise également à exposer une nouvelle approche de ces pathologies. « Ces Dys ne sont pas liés à des problèmes psychologiques, mais liés à la dysproprioception. Ils ont tous la même origine, mais se manifestent différemment ! », poursuit-il.
« Un Dys est souvent épuisé le matin, car il subit des micro-réveils durant la nuit », Eric Dumortier
Reconnue d’utilité publique, l’association Ardys (https://ardys.fr/), basée sur Faumont dans le Douaisis, existe depuis 2019. Elle oeuvre dans la collecte des fonds pour la recherche, mais organise également des conférences, comme à Onnaing, afin de mieux informer les populations. En effet, le plus souvent, la meilleure détection intervient dans l’entourage le plus proche de l’enfant. « Un Dys est souvent épuisé le matin, car il subit des micro-réveils durant la nuit. On peut comparer à l’apnée du sommeil chez des adultes. En fait, son sommeil paradoxal ne fonctionne pas bien », commente Eric Dumortier.
Au niveau des conférenciers, Laurent Sparrow est un enseignant chercheur et maître de conférences à l’Université de Lille. Pour sa part, Luc Virlet est un médecin généraliste, spécialiste du traitement des troubles « dys » par l’approche proprioceptive depuis 20 ans, plus précisément la remédiation proprioceptive.
« Il y a des évolutions positives », Eric Dumortier
S’il fallait condenser en quelques mots l’intégralité des Dys, il s’agit d’un « trouble du neuro développement qui touche les automatismes. » Vous arrivez à lire des mots grâce à votre capacité mémorielle à reconnaître un ensemble de syllabes ; en l’espèce, le Dys va déchiffrer des monosyllabes et cela change tout.
Il ne faut pas non plus minimiser le nombre de personnes atteintes, ni son caractère irrémédiable. Environ 8% de la population mondiale est concernée, mais « vous pouvez connaître des évolutions positives. Barak Obama se dit atteint d’un Dys, le Roi Charles III, Isabelle Nanty… Etre Dys n’est donc pas une fatalité ! », conclut Eric Dumortier.
Daniel Carlier




















