(Marly) Conflit du Centre social de la Briquette, une gestion sociale en question et une lecture politique de ce moment !
Evidemment, les premières secousses sociales et politiques débutent sur cette cité suite au choix de la majorité municipale sur Marly. En effet, la diminution par deux de la subvention à l’ACSRV, pour la gestion des centres sociaux de La Briquette et des Floralies, va conduire ladite association a cessé son activité sur le Centre social de la Briquette au 31 décembre 2026. Ce vendredi 23 octobre, l’opposition municipale, voire des usagers, ont commenté cette décision très controversée.

En propos liminaire, une habituée des lieux rappelle qu’il n’y a pas « de désincription, voire nous avons eu une forte vague d’adhésion cet été. Ici, c’est le lien intergénérationnel. Le samedi 17 octobre, des parents sont venus en soirée afin de protéger ce local. Pas touche au Centre social de la Briquette… ! » Voilà, le décor est planté, car l’existence de ce Centre social de la Briquette n’est pas seulement une mission à remplir, une convention à respecter par le délégataire, mais également une certaine approche de la gestion sociale au bout du bout.
Tout d’abord, la forme du message envoyé est toujours intéressante à analyser. « Dans le dernier numéro de Pleine Page, le magazine municipal, il n’y a même pas un mot sur ce sujet. Il était distribué cette semaine. Cette décision est juste idéologique, elle n’a rien à voir avec le terrain », s’exclame Jérome Leman dans un cri de colère et par ricochet un tacle glissé au parti politique de David Lisnard auquel le maire de Marly est adhérent. Une façon de souligner que « Marly et sa diversité de population est à prendre en compte », tance Karim Berbache. Ce n’est pas Cannes en mots masqués, mais « il faut surtout sortir de ce piège. Oui, le quartier de la Briquette est fragile. Nous sommes contre la violence, nous l’avons condamné la semaine dernière. Par contre, visiblement, Marly est un combat (politique) idéologique pour Jean-Noël Verfaillie ! Tous les membres de sa majorité sont-ils d’accord avec cette politique ? », poursuit-il.
L’élue de l’opposition Virginie Melki fait un petit retour historique, toujours utile, sur cette offre sociale au coeur d’un quartier populaire. « Avant, il se situait Place des Vosges dans des conditions difficiles. C’est Fabien Thiémé qui a fait le choix de racheter le bâtiment de l’entreprise « Camura Photographie (scolaires). Enfin, je précise que le Centre social finance le BAFA (coût 750 euros environ) pour les jeunes voulant passer ce diplôme. »
« Que vont devenir les 400 adhérents ? », Président du Comité des Usagers
Parmi les voix à entendre suite à cette décision, le Président du Comité des Usagers s’interroge tout haut : « Que vont devenir les 400 adhérents dont les 97 ado et 48 touts-petits (moins de 11 ans) ? Je parie que le maire va annoncer des travaux pendant six mois afin de réouvrir sur un local d’accueil régit par la ville. Il faut se parler franchement, la majorité municipale ne veut pas de cas sociaux. » En filigrane, l’évocation de cette gestion sociale municipale, et de cette fermeture emblématique, ne figurait pas au programme du maire sortant… !
« C’est la suite du démantèlement de la politique culturelle et sociale vers la jeunesse », Ludovic Mortagne
Ludovic Mortagne, l’ancien colistier de Jean-Noël Verfaillie, pour l’élection 2020, appuie sur la dimension opérationnelle de cette fermeture du Centre social de la Briquette : « C’est la suite du démantèlement de la politique culturelle et sociale vers la jeunesse de Marly. » Cette pique fait mention à la fin du LALP (lieux d’accueil et de loisirs de proximité), du PIJ (Point Information Jeunesse), des centres de loisirs… En clair, le manque d’anticipation de ce changement radical au sein de ce lieu social sur la Briquette est pointé du doigt, est-ce cela la Politique de la Ville… de Marly ?
C’est le début d’un long conflit social, il ne faut pas se voiler la face et le prochain conseil municipal sera tendu inévitablement !
Daniel Carlier




















