L’assimilation des langues vivantes n’ a jamais été la caractéristique première du citoyen français. Toutefois, des progrès en la matière sont observés et l’inauguration d’une plateforme des langues participe à cette évolution indispensable.

La langue vivante a sa plateforme au sein de l’UVHC

Initié en 2014 sous la présidence de Mohamed Ourak, la réalisation d’un espace dédié aux langues vivantes, sous la forme d’une plateforme des langues et des certifications, constitue un grand pas pour cette université.

Malgré une mobilité professionnelle incontournable au XXIème siècle et la nécessité d’une connaissance accrue des langues étrangères, les pays latins sont en retard sur le sujet. De plus, aujourd’hui, il vient se greffer un nouvel obstacle, la maîtrise de notre propre langue est devenue un mode de sélection des CV pour les entreprises voire certains concours de l’enseignement supérieur.

On peut faire ce constat, la maîtrise de la langue française s’évapore avec la nouvelle technologie, du mode texto aux messageries sur internet, l’orthographe est passé aux oubliettes. Même au niveau doctorat, dans certaines disciplines médicales par exemple, les futurs lauréats se font assistés pour leur thèse car ils ne savent plus écrire 3 lignes sans fautes à gogo…

UVHC

Valérie Richardot

C’est pourquoi, la bonne pratique de la langue française nécessite une reconnaissance. Elle existe aujourd’hui grâce à la certification. « Dorénavant, nous sommes un centre agréé pour la certification Voltaire », souligne Valérie Richardot, la directrice de cette nouvelle plateforme des langues et des certifications.

Autre fait notable, à l’heure du e-learning où il serait logique de se dire que l’étudiant pourrait tout faire derrière son écran et pourtant cette donnée est battue en brèche par la directrice : « Tout seul derrière son écran, on s’ennuie dans le domaine de l’apprentissage des langues. L’enseignant demeure un moteur pour la bonne pratique« .

Au bénéfice d’un large public

Un espace « complètement transversal et disponible pour l’ensemble des étudiants de l’UVHC (environ 11 500)« , précise Valérie Richardot.

Cette plateforme permettra de bénéficier des enseignements des langues majeures comme l’anglais, l’espagnol, l’allemand et l’italien. Une cinquantaine d’enseignants à la FLLASH peuvent potentiellement s’impliquer sur ce site dédié. « Pour les langues modimes (les moins diffusées et les moins enseignées), les étudiants pourront bénéficier d’un enseignement selon les périodes de l’année, comme pour le néerlandais, le polonais, l’arabe, etc.« , ajoute Valérie Richardot.

Cette plateforme des langues et des certifications concerne également la vie économique. « Nous voulons permettre au monde de l’entreprise, via la formation continue, de bénéficier de cet équipement« , ajoute la directrice.

Les certifications

Point extrêmement important, ce centre est agréé pour plusieurs certifications, le Voltaire pour le Français, l’incontournable TOEIC en anglais, le CLES, le BULATS  et prochainement le DELF et le DALF. Ces deux dernières  concernent particulièrement les étudiants étrangers sur Valenciennes dans le cadre du dispositif ERASMUS.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du vice-président à la formation, Franck Barbier, de Stéphane Hirschi, directeur de la FLLASH et bien sûr du nouveau président de l’UVHC, Abdelhakim Artiba. Un président qui a poursuivi ce projet ambitieux et structurant pour l’enseignement des langues sur le site de l’université à Valenciennes.

Publié par Daniel Carlier le 13 septembre 2016
FLLASH UVHC Valérie Richardot
Prendre langue avec la plateforme linguistique de l’UVHC
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