Au laboratoire artistique Pasolini, ils ont concocté un programme prometteur pour cette saison. Pasolini on l’aime beaucoup car il a, aussi, ce côté un peu marginal, un peu différent, qui fait qu’ici, il se passe des choses qui ne se passeraient nulle part ailleurs.

                   (Superbe illustration de KIM extraite de la brochure de Next festival de l’Euro Métropole)

La maison Pasolini souffle ses 25 bougies et ouvre sa saison culturelle

Dans cette maison au fond de la cour, ce vendredi soir, Nathalie Le Corre, la directrice, Philippe Asselin, le fondateur, et leur équipe artistique, en présence de Geneviève Mannarino et Patrick Rousiès entre autres, ont ouvert la saison. Préparée aux petits oignons, elle s’annonce comme une promesse de jolis moments partagés, avec en ligne de mire, le Next festival.

Ce petit clin d’œil dans le rétro du laboratoire Pasolini

Nathalie Le Corre le sait, l’espace Pasolini transmet « l’art d’aujourd’hui mais aussi l’art de demain ». Elle confie « ce qui compte c’est cette rencontre humaine avec l’artiste. Ici, ils naissent, ils grandissent, puis plus tard, ils écrivent même…. », elle se souvient de l’inauguration le 4 décembre 1991, « il y a 25 ans, dans ce lieu, Laura Betti, la compagne de Paolo Pasolini, était là. Surprise de cette équipe si jeune. Et nous sommes toujours là, toujours debout ». Elle a entendu souvent « ça ne sera pas possible», la directrice, et pourtant elle a toujours, avec son équipe, rendu possible l’impossible et le tout toujours animé par un esprit positif.

Ce rapide coup d’œil dans le rétro de ces 25 années fût sympathique et rempli d’émotions, et Philippe Asselin parle même « d’amour ». C’est beau, c’est touchant. Le fil conducteur est toujours là et fait l’ADN de l’espace Pasolini : ce travail de sensibilisation et de transmission à la jeunesse. Oui Pasolini est un labo de transmission. Avec les spectateurs, les habitants, les plus jeunes, les partenariats avec les structures culturelles, pédagogiques et sociales. Le public n’y est plus consommateur mais véritablement acteur. Ici, les artistes, les spectateurs ont construit de jolies choses ensemble. Dans ce lieu privilégié, des relations se sont nouées, incroyables, inimaginables mais si belles et sensibles.

Le Next, théâtre, danse, performance : les frontières n’existent pas dans l’art.

La saison de l’espace Pasolini se fera en deux temps, un premier d’octobre à décembre et le second de janvier à juin. En temps fort, la 9eme édition du Next festival, du17 novembre au 03 décembre. Ce festival, où se croise chaque année les figures émergentes de la création contemporaine, éclate les frontières entre les arts. Porté par 6 maisons de la culture dont Pasolini et le Phénix qui vient de se joindre à la grande aventure, ce festival international des arts vivants s’ouvrira le 17 novembre à l’Opéra de Lille, puis les 18 et 19 novembre, auront lieu des soirées en partenariat avec Le Phénix. Plus de trente spectacles avec de nombreuses navettes gratuites en direction des différentes scènes du festival seront mises en place. Benoît, la cheville ouvrière du Next nous en parle «créé en 2008 dans l’Euro métropole, ce festival se moque des frontières ! Nous ne voulons pas être empêcher de nous développer à cause d’elles. On avance de manière atypique et très engagée. Le Next a un profil artistique très fort. Le souhait est de soutenir la création des jeunes artistes et/ou des artistes renommés. Nous voulons tous soutenir ce projet qui veut amener tous les publics vers le vivre ensemble».

Le Carrefour International et La semeuse de rêves.

Au carrefour international, Marie, la chercheuse d’artistes de ce festival nomades, explique «nous avons vécu une édition 2016 très forte. Le Carrefour a été accueilli dans de nombreuses communes du territoire. La prochaine édition aura lieu en 2018, il va s’étoffer».

Quant à La semeuse de rêves, elle va poursuivre sa vie, va voyager, dans les petites communes aussi, car cela tient à cœur à Nathalie Le Corre qui aime « toucher le public. Être au contact ». Elle sème ses rêves, ce travail d’infusion dans le public, comme Pasolini en somme…

Des artistes en résidence dans ce laboratoire de l’ aventure humaine.

D’explorations artistiques en découvertes, on sait ce que veut dire tendre la main ( et le cœur ) vers l’autre. Des artistes seront en résidence cette saison, avec un soutien à la production mais aussi à la diffusion, comme Julien, en partenariat avec Pasolini et le Phénix dans le cadre de son pôle européen de création. Artiste aidé, il livrera, en mars 2017,Will I see you again, une autofiction construite à partir d’une quête personnelle vécue de mai 2013 à juin 2015 entre Paris, Londres et l’Islande. Benoît lui, est soutenu par le Ministère de la Culture via le dispositif « Pas à pas », il ne voulait réaliser son parcours qu’à l’espace Pasolini. Simple. Il avoue «ce n’est pas un hasard, Pasolini et moi nous nous sommes rencontrés et nous ne nous sommes pas trompés».

Dans cette maison de création au nom d’un poète danse délicatement la sensibilité.

Dans ce lieu un peu caché de la rue Salle le Comte, se jouent des miracles lors de ces moments où se confectionne la transmission de la culture. Comme dit si bien Philippe Asselin, «c’est magique, c’est un endroit plein d’énergie. Il se passe quelque chose ici, il y a quelque chose en moi, il y a quelque chose en eux…». Ça tombe bien, il y a quelque chose en nous aussi !

Renseignements 03.27.32.23.00 – accueil@espacepasolini.fr

Le programme : www.espacepasolini.fr

 

Publié par Celine Druart le 15 octobre 2016
Espace Pasolini Valenciennes
A l’espace Pasolini, l’art n’a pas de frontières 
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