L’échangeur A2/A23 est (enfin) matérialisé et sera ouvert à la circulation ce vendredi 16 décembre 2016. Un temps fort pour cet arrondissement devant fluidifier la circulation sur le noeud routier le plus dense du département du Nord en dehors de l’agglomération lilloise.

A2/A23, un cru de 15 ans d’âge…

Ce projet de raccordement A2/A23 était dans les cartons depuis des décennies. Il faisait partie du décor, de la longue liste de promesse d’une campagne électorale, comme la ligne ferroviaire Valenciennes/Mons.

Et puis, un premier momentum, le 01 juillet 1999 est intervenu « où la Préfet a publié un arrête d’utilité publique pour ce projet d’un échangeur A23/A2 (phase 1) et A2/A23 (phase 2)« , souligne le Sous-Préfet, Thierry Devimeux.

Ensuite, une première de cordée s’est traduite par la première tranche, A23/A2 en octobre 2009. Ce chantier de 8 millions d’euros a été cofinancé par l’Etat (27%), la région (27%), le département (27%) et 18% par La Porte du Hainaut. Enfin, le tronçon le plus impactant avec l’échangeur A2/A23 « la liaison entre l’autoroute Paris/Bruxelles et Valenciennes/Maubeuge est le fruit d’un travail commun entre l’Etat et les collectivités territoriales« , ajoute Thierry Devimeux.

Ce second chantier est plus conséquent financièrement, 32 millions d’euros dont l’Etat a pris la majeure partie à sa charge, soit 80%. Pour sa part,  la CAVM a injecté 12% et 6% pour la CAPH.

Sur les 2 phases, les deux EPCI ont joué tout leur rôle. Les présidents respectifs étaient, bien sûr, présents malgré le froid pour cette inauguration faisant chaud au coeur. « Valenciennes Métropole a été aux cotés de l’Etat pour cet ouvrage d’une nécessité absolue. Un soulagement pour moi car je suis la victime expiatoire pour les bouchons actuels !« , déclare Laurent Degallaix.

L’aménagement paysager sera bouclé courant 2017 avec notamment l’implantation de vignes « et je remercie le sous-préfet d’avoir retenu mon idée. Cela fera un rappel sur son existence sur Valenciennes« , rappelle Laurent Degallaix. A signaler que 2 hectares de vignes sont déjà exploités par l’APEI du Valenciennois, une association d’insertion des personnes en situation de handicap cognitif. Le bon mot du jour pour le maire de Trith-st-Léger, Norbert Jessus : « Il faudrait installer ces vignes sur les espaces verts, près des bouchons« … histoire qu’ils profitent largement du spectacle !

Dans la même lignée, Alain Bocquet, se félicite : « J’étais présent à la phase de lançage du pont sur les piliers. Je félicite toutes les équipes pour cette prouesse technique car cette réalisation va fluidifier la circulation. Toutefois, je préfère une autoroute ferroviaire dans le pays du ferroviaire et surtout, je m’étonne de la non participation budgétaire de l’Europe concernant un axe routier où 100 000 voitures sont répertoriées chaque jour avec un grand nombre d’immatriculations d’autres pays« .

Pour sa part, Thierry Devimeux, met en exergue la complexité technique de ce typer d’ouvrage. « C’est un travail titanesque« … « Cette réalisation sera déterminante pour le développement économique de ce bassin de vie, du département et de la région. C’est un exemple de coopération entre l’Etat et les collectivités territoriales. Enfin, c’est également un outil de développement durable car il va fluidifier et décongestionner le Valenciennois, un facteur de pollution important« , conclut-il.

Ce viaduc sera mis en service ce vendredi 16 décembre après un léger décalage de trois jours suite à un aménagement à rectifier, demandé par la commission de sécurité passée ce lundi 12 décembre,

Le bénéfice pour les usagers de ce secteur très roulant sera immédiat. Par contre, pour le Valenciennois, il faudra attendre la rentrée et un désengorgement du Valenciennois pour mesurer son impact. Devant le courroux récurrent des élus présents de la Sentinelle, Bernadette Sopo et de Trith-st-Leger, Norbert Jessus et du conseiller départemental Jean-Claude Dulieu, Alain Bocquet rappelle « que le rond-point Saint-Christophe, sur la Sentinelle, va enfin se fluidifier« , un exemple concret parmi tant d’autres, et mesurable en 2017, de cette nouvelle donne routière sur le Valenciennois.

Publié par Daniel Carlier le 13 décembre 2016
A2/A23
L’échangeur A2/A23 n’est plus une légende urbaine… !
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