Pour la traditionnelle cérémonie des voeux de la cité thermale, Alain Bocquet a balayé l’actualité mondiale, si inquiétante. Puis, il a présenté les multiples projets espérés avant la fin de son mandat de maire.

En guise d’introduction, le député a rappelé cette rencontre exceptionnelle avec Thomas Pesquet, partagée avec les élèves de l’école Goerges Wallers et l’IME Malecot. En effet, le 31 décembre dernier, le très médiatisé spationaute était en direct avec ces spectateurs privilégiés  «la terre est très belle d’ici», disait Thomas Pesquet depuis la station spatiale internationale. « Aussi grande qu’un terrain de football« , précise Alain Bocquet. Un séjour pour la science marquant l’avancée incroyable des nouvelles technologies en 50 ans seulement «car le 21 juillet 1969, Neil Armstrong marchait sur la Lune», soulignait Alain Bocquet. L’occasion de sortir quelques «UNE» d’archives relatives à cet alunissage historique !

Ensuite, il commente les derniers voeux du Président de la République, François Hollande ; je partage son avis : «Le monde peut basculer à tout moment. Pourtant, rien n’est fatal dans le domaine», souligne-t-il. Les habitants de cette planète, concernant l’environnement, de la France, face à une politique d’accueil, ont encore le choix ! «Nous avons connu en 14-18 (voire 39-45) un exode des populations afin de fuir la guerre, c’est exactement la même chose aujourd’hui», explique Alain Bocquet. Un commentaire le propulsant directement vers le sujet qui anime les parlementaires Alain et Eric Bocquet «1.8 % des transactions quotidiennes correspondant à l’économie réelle et 98,2 % à la spéculation journalière», précise-t-il.

La terre tourne et l’argent également à travers la rotation de la finance mondiale, cette évasion fiscale atteint un degré insoutenable «si vous mettez dans un bus les 62 personnes les plus riches du monde, elles possèdent plus que 3,5 milliards de personnes sur la planète, il faut que cela change», assène le maire. Dans cette optique, une nouvelle gravité fiscale serait de bon aloi face aux capitaux évadés dans le trou noir, intouchables et pourtant omniprésents, c’est digne du film «Interstellar». 

Le partage des richesses ne devrait plus être un slogan politique, c’est un antidote face au virus financier qui ronge chaque jour un peu plus notre écorce humaine.

Bien sûr, le terrorisme est présent dans tous les esprits, mais il n’autorise pas tout «quand, vous voyez Erdogan, le président turque relatant que la démocratie peut-être abandonnée quand les objectifs sont atteints. La Russie, l’arrivée de Donald Trump exigent une vigilance ; c’est pourquoi St-Amand-les-Eaux s’impose un travail mémoriel important», poursuit Alain Bocquet.

Sur Terre à St-Amand-les-Eaux

La vie locale reprend toujours le dessus, car la capacité de résilience est infinie chez l’homme ce qui laisse, encore, augurer quelques années planétaires ! Concernant la cité thermale, le député-maire rappelle les avancées et les inquiétudes «l’arrivée de Safran/Air France KLM  avec la seconde usine de réparation au monde, après Singapour»… «sur Rosult, dans la ZAC de Sars-et Rosières, avec 250 emplois, un dossier âprement disputé par de nombreux territoires et obtenu grâce aux soutiens de tous les acteurs, toutes sensibilités politiques confondues», précise le maire.

Ensuite, la montée en puissance de GSK avec 800 emplois «avec son nouveau vaccin contre le Zona», poursuit Alain Bocquet. Merci le Brexit, car ceux qui veulent faire croire que ce vote anglo-saxon est une opportunité pour la Grande-Bretagne sont des ignorants profonds des rouages, certes imparfaits, de l’Europe. Les prochains droits de douane qui s’abattront, sans doute en 2019, vont plomber l’économie britannique, c’est écrit dans le ciel. Le protectionnisme lorsque l’on s’appelle les U.S.A avec 220 millions d’habitants, 52 fois la dimension de la France, une indépendance énergétique, un marché intérieur gigantesque… fait sens. Par contre, pour un pays européen, c’est une aventure suicidaire car aucun critère évoqué pour les Etats-Unis n’est coché par un pays européen, d’où l’U.E. Certes, des dispositifs comme la directive inhérente aux salariés détachés sont à fusiller sans sommation, mais pour l’architecture globale européenne, elle ne doit pas être déconstruite. Les défenseurs de cette thèse vivent dans un autre siècle, compte avec un boulier l’argent donné à l’Europe en se disant «on va le redonner », soit disant mieux… ; quelle vaste galégade, une hérésie surfant sur la précarité et la misère. Pour rester dans le thème spatiale, ces grands esprits espèrent une syzygie des paramètres économiques, c’est à pleurer d’ignorance.

Jamais le Valenciennois n’a donné autant qu’il n’a reçu, chaque bâtiment public du Hainaut à une part d’Europe… dans la fabrication de ses briques !

Reconquête des friches

Pour la cité thermale, la nouvelle positive de cette fin d’année 2016 est le démarrage du fameux chantier du «Nouveau commissariat». Après quelques péripéties administratives en tous genres, cette réalisation va démarrer en février/mars 2017 pour un parfait achèvement au premier trimestre 2018. Une heureuse issue permettant un ton humoristique «j’étais inquiet pour nos poulets»… «peur qu’ils soient grillés dans ces vétustes locaux».

Bien sûr, la signature du «Contrat thermal» avec la région des Hauts-de-France apporte une nouvelle dimension dans la réflexion globale de l’économie thermale et touristique local. «C’est la seule ville thermale dans cette région», poursuit-il. Une ville voulant résolument se positionner «comme une commune tournée vers la santé/bien-être où, aujourd’hui, les différents acteurs APEI, Thermes etc. travaillent en étroite coopération», déclare Alain Bocquet.

Les quatre hectares de la friche, E. Leclerc, dans le quartier du Moulin des Loups vont faire l’objet d’un appel à projet, tertiaire, enseignes commerciales… «nous retiendrons le meilleur dossier». Une source d’emplois nouveaux sur la commune permettant cette pesée locale « St-Amand-les-Eaux, c’est 6 000 emplois, 6 000 scolaires pour 17 000 habitants», souligne Alain Bocquet.

L’église St-Martin verra bientôt ouvrir ses portes avec le soutien de la Porte du Hainaut ; cela ne manque pas de sel en pleine campagne électorale où la laïcité est à la fois, un argument, un rempart pour certains, et pour d’autres, un bloc de granit parfois trop encombrant sur lequel s’exercent les sculpteurs politiques !

Enfin, le très attendu dossier «Coeur de Ville», un fil rouge depuis des années durant les conseils municipaux, la patience tient son bâton de pèlerin. «Car nous avons déjà réalisé des parkings de délestage en 2016, rue de Rivoli entre autres. Ensuite, le chantier va démarrer en 2017 sur un délai de 3 ans afin de ne pas paralyser la Grand Place», commente Alain Bocquet.

En clin d’oeil décalé aux velléités de compression des effectifs de la commune «en 1995, nous étions 293 agents, dont 125 non titulaires, en 1996, 293 agents dont 26 non titulaires».

Et l’intercommunalité

Impossible de dissocier l’évolution des projets d’une commune avec l’agloo, force de soutien financier incontestable «les services de l’agglo ont fait l’évaluation et nous avons distribué le montant reçu par chaque commune depuis 2001 ; c’est plus que n’importe quelle subvention sur la durée », conclut le Président de la Porte du Hainaut.

Citoyen à l’honneur

Alain Bocquet et Pierre Delettrez

Alain Bocquet et Pierre Delettrez

Initiée en 2013, cette coutume prend racine durant la cérémonie des voeux ; en 2017, c’est Pierre Delettrez l’heureux récipiendaire. Le tissu associatif est mis en valeur à travers un membre de l’harmonie municipale depuis 62 ans. Conseiller municipal durant 4 mandats, de 1971 à 1995, il poursuivit son engagement au sein du comité des fêtes de la Bruyère puis du Saubois.

Publié par Daniel Carlier le 8 janvier 2017
Alain Bocquet St-Amand-les-Eaux
St-Amand entre les étoiles et la réalité
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