Pour la première fois, une journée de la mobilité était organisée au sein des locaux du SIMOUV. A cette réunion était conviée l’ensemble des acteurs concernés par les déplacements, élus, techniciens, associations etc., le comportement des usagers est au coeur de toutes les réflexions.

(Visuel P+R Nungesser, vide sur une partie et rempli à 50 % sur l’autre partie proche tramway, visuel 30 mars-10H30 du matin)

Anne-Lise Dufour : «  Le transport modal de la voiture vers le tramway est un échec »

Force est de constater que le transfert des automobilistes vers les transports en commun, voire doux, n’est pas couronné de succès. « Le transport modal de la voiture vers le tramway est un échec » , souligne la présidente du SIMOUV.

Pour autant, la réalisation d’un maillage du territoire via le tramway, certes incomplet compte tenu de l’état financier, a permis de stabiliser l’utilisation des transports en commun.

Dans cette optique, il est impérieux qu’une réflexion s’organise sur le comportement de déplacement, les incitations possibles, les actions de communication etc. « C’est pourquoi, nous avons organisé pour la 1ère fois cette journée de la mobilité », souligne Pascal Vanhelder, vice-président en charge du PDU (Plan de Déplacement Urbain)

Succès d’estime, car pour cette première, 70 à 80 participants étaient présents pour cette journée  d’informations, élus des communes, de la CCI, des agglos, des fonctionnaires techniciens de ces institutionnels, l’association ADAV…, mais également l’UVHC car l’innovation est présente. L’UVHC travaille sur une navette sans conducteur  « toutes les mobilités, même très innovantes, sont étudiées », souligne Anne-Lise Dufour.

Les P+ R en question

L’émergence du tramway en 2006 de l’UVHC à Valenciennes, puis de Valenciennes à Denain en 2008, et enfin de Valenciennes à Vieux-Condé, en 2014, a donné naissance aux fameux P+R. Malheureusement, plusieurs d’entre eux « sont devenus des parkings de droit commun, comme sur Anzin et St Waast. Par contre, nous voulons développer les P+R de l’UVHC, Nungesser à Valenciennes et Bellevue à Denain », précise Pascal Vanhelder.

Clairement, il y a une stratégie forte du SIMOUV afin de gonfler l’utilisation de ces parkings. « Je reçois des courriers nombreux m’indiquant des doléances pour un coût trop lourd de stationnement en ouvrage d’art et en surface. Je réponds, cela coûte 1,60 € pour un stationnement toute la journée + le billet du tramway. Et encore, si vous effectuez du covoiturage, 4 personnes, cela revient à 0,40€ par jour, et par personne, pour un parking + un transport durant une journée », poursuit Pascal Vanhelder.

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Parking de l’UVHC, vide à 50% sur l’ensemble du parking-visuel 30 mars, vers 10H45.

Et pourtant, le P + R  de l’UVHC est à 50% utilisé dans le meilleur des cas. A d’autres moments, il est complètement vide. Ensuite, autre potentiel incroyable, le parking Nungesser, que les supporters du VAFC connaissent bien avec la station du tramway du même nom, est aux portes de la ville centre. Le temps de stationnement conjugué avec celui du transport est très court entre cette station Nungesser et la ville de Valenciennes. Le constat est clair, ce P+R est particulièrement délaissé, ignoré, c’est presque incompréhensible.

Le P+R de St-Amand-les-Eaux est plus atypique. Il est bondé, mais à travers les utilisateurs du TER. Ce dernier, pour rappel, permet avec le ticket unique de chez Transvilles d’utiliser les 11 gares TER dans le Valenciennois.

Le vélo

Un plan d’installation est en cours de déploiement pour des parkings vélos. « La réalisation de pistes cyclables n’est pas de notre compétence, mais de celles de la CAVM, et de la CAPH. Par contre, nous pouvons installer des parkings à vélos sur le réseau de transport en commun. L’idée d’un garage à vélo sécurisé avec le ticket unique constitue une piste de réflexion », indique Anne-Lise Dufour.

La mobilité électrique

C’est un autre axe de travail important pour lequel les communautés d’agglomérations appliquent le plan régional de développement des bornes de recharge rapide pour les véhicules électriques. « Nous avons dû intervenir afin de coordonner les emplacements entre les deux territoires », précise Anne-Lise Dufour.

Le covoiturage

Cela devient un véritable mode de déplacement, du BlaBlaCar aux organisations sauvages de voitures partagées. Sur Auchan, un parking est dédié, mais parfois comme sur le pôle de loisirs de Gaumont, il y a un comportement plus désorganisé.

Voilà quelques pistes pour cette première journée de la mobilité, elle sera suivie d’autres initiatives en ce sens car « les communes attractives ont toutes une politique de mobilité ambitieuse, comme Nantes, Lyon, Grenoble voire Strasbourg », conclut Pascal Vanhelder.

(suite de cette journée de la mobilité courant avril)

Publié par Daniel Carlier le 30 mars 2017
mobilité SIMOUV
Pascal Vanhelder : « Les communes attractives ont toutes une politique de mobilité ambitieuse »1/2
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