Un regard sur le monde comme sur celui de sa commune, Alain Bocquet, premier magistrat depuis 1995 de Saint-Amand-les-Eaux, a balayé cet horizon 2018 si près et si lointain à la fois.

Alain Bocquet : « Toujours le veau d’or qui guide le monde »

Force est de constater que la « paix de le monde ne tient qu’à un fil. On confond la politique de la force et la force de la diplomatie », assène le maire. Les choix de la 1ère puissance mondiale inquiètent au plus haut point « le temps du va-t-en guerre est malheureusement revenu », poursuit-il.

L’histoire ne nous apprend pas grand-chose ou si peu. Le marché des armes représente 1 700 milliards de dollars. Pour autant, à l’occasion du centenaire de la 1ère guerre mondiale, le 11 novembre 2018 doit être «  un instant mémoriel. Nous organiserons des conférences, des expos à cet effet. Par ailleurs, je rappelle que la Poste va diffuser en 2018 un timbre à l’effigie de Louise de Bettignies », précise Alain Bocquet.

Bien sûr, l’autre guerre est celle de la finance. « C’est toujours le veau d’or qui guide le monde. 98 % des transactions financières ne vont pas vers l’investissement, mais sont de la spéculation financière pure, et tout ceci sans même parler du Bitcoin », souligne Alain Bocquet.

Du mondial au national, nous arrivons allègrement à la refonte du mille feuille administratif. « La commune est dans l’oeil du cyclone. Donc, pour moi, c’est vive la commune, il faut résister ». Un propos liminaire introduisant un propos très copieux sur la cité thermale.

Saint-Amand-les-Eaux en travaux…

Philippe Lerouge, nouveau citoyen d’honneur

Bien sûr, évoquer le respect de l’environnement dans les grandes généralités, c’est utile, mais le respecter près de chez soi, c’est mieux. « L’ONF (Office National des Forêts) récupère chaque semaine une tonne de déchets dans notre domaine forestier y compris de l’amiante. Il faut arrêter de saccager nos paysages, et respecter notre environnement de proximité », souligne le maire.

L’heureuse nouvelle 2017 fut l’installation de Safran/Airfrance/KLM dans l’Amandinois. « Cette usine sera la seconde du genre après Singapour. Elle comprendra 250 à 350 emplois », précise le maire.

La liste des chantiers en cours est presque une liste à la Prevert, elle est impressionnante. « Saint-Amand est une ville en chantier depuis 20 ans. En 2017, 32 millions d’euros ont été investis, 1/3 la ville, 1/3 le privé, 1/3 l’intercommunalité », précise Alain Bocquet.

Vincent Gaveriaux, nouveau citoyen d’honneur

Le gros morceau de cette année 2018 sera l’achèvement de Coeur de Ville, les chantiers ont recommencé dans la cité thermale. « Cette fois, c’est le plus dur, on va creuser jusque 4 mètres de profondeur. La Grand Place comme le jardin de l’abbaye seront achevés en octobre 2018. Pour cette année, les carillonnades et le festival de l’eau sont reportés », indique le maire. Tout cela sans oublier la fin des travaux de la médiathèque, située dans le dit jardin de l’abbaye, pour septembre 2018.

En lien avec les travaux de cette place centrale, c’est la création ex nihilo d’un commissariat. « Il sera probablement achevé en juin. J’espère la visite du Ministère de l’intérieur, il a assez peu de constructions nouvelles en la matière », précise-t-il.

Et toujours dans l’année, l’internat flambant neuf du lycée Couteaux avec 90 places ultra-modernes, mais également la rénovation de l’église Saint-Martin. « Nous espérons que ce chantier sera bouclé pour Pâques 2019 », précise Alain Bocquet.

Sur la zone Leclerc, le Cin’Amand poursuit sa croissance avec la création d’une 7ème salle.

Enfin, une nouvelle importante fut exposée avec cette fois la thématique du stationnement à travers la création d’un parking proche de la gare, plus un agrandissement de l’existant de la SNCF, avec au total 70 places de plus.

Vue de mon nombril

Les différentes annulations de manifestations seront compensées dès l’automne. « On va se rattraper. D’ailleurs, dès le 24 février, je vais présenter une nouvelle manifestation «  Saint-Amand, le nombril du monde ».  De nos jours, les rapports humains se sont modifiés, voire dématérialisés. « C’est insupportable. Au cours de mes permanences, j’ai constaté que 30% de ces rendez-vous étaient liés à des problèmes de voisinage. La fête des voisins, cela devrait être tous les jours, comme celle de la femme d’ailleurs », conclut-il.

A l’occasion de cette cérémonie des voeux à la population, deux citoyens ont été mis à l’honneur. Il s’agit de Philippe Lerouge, gendarme réserviste, qui a sauvé la vie d’un Amandinois en procédant aux gestes qui sauvent. Ensuite, ce fut le tour de Vincent Gaveriaux, ornithologue, conseiller sur le sujet pour la commune, et observateur d’un couple de faucons pèlerins dans la tour Abbatiale.

Cette cérémonie fut suivie comme chaque année par un concert classique de haute tenue. Pour entamer ce temps musical, 4 chansons de Johnny Hallyday furent proposées au public. Trois avec Gilles Lerouge au piano plus un violoncelle, mais l’émotion fut sur « Je te promets » au violoncelle en solo, le temps s’est arrêté à l’écoute de cette musicalité éternelle.

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 16 janvier 2018
Alain Bocquet Saint-Amand-les-Eaux
Fin des travaux de la Grand Place en 2018 à Saint-Amand-les-Eaux
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