L’affiche méritait plus de spectateurs salle du Hainaut ce dimanche. Les absents ayant toujours tort, ils ont raté un beau match. Presque trois heures d’échanges intenses où les joueuses sont passées par tous les états. Les Valenciennoises ne sont pas passées loin face à Marcq en Baroeul. Certes elles s’inclinent mais au tie-break. Elles ont en tout cas retrouvé leur collectif et leur détermination.

Du beau jeu

Mélanie Bourgès

Premières constatations avant la rencontre : un entraîneur adjoint est aux côtés d’Hadrien Briot, il s’agit de Mickaël Buis. Clémence Cheval la numéro 14 valenciennoise suit le match dans les tribunes, son épaule est douloureuse, des examens sont en cours.
Les Valenciennoises ouvrent le score sur un ace de Valérie Marko. Mélanie Bourgès est chaude, elle enchaîne les attaques croisées gagnantes (10-3). Aurélie Cosma égalise pour les Marcquoises (18-18). Les échanges sont longs et disputés. La gauchère France Wannebrouck redonne de l’air aux Marquoises (18-21). Tiphaine Desruez est au four et au moulin, aussi bien en défense qu’en attaque (22-22). Les deux équipes défendent dur et réalisent des sauvetages miraculeux (24-24, 26-26, 28-28). Qui va craquer ? Les Marcquoises empochent le premier set sur deux attaques out valenciennoises.
Le deuxième set est à nouveau serré (5-5, 16-16, 23-23). L’écart n’excède pas 4 points dans ce set. France Wannebrouck fait mouche sur les deux dernières attaques et Marcq mène 2-0.
Les valenciennoises démarrent mal le troisième set (3-8) mais restent dans la course (11-14). Le Président Arnaud Legrand encourage ses protégées. Tahita Di Cassia Ferreira réalise un bon passage au service (13-17 puis 22-17). Tiphaine Desruez conclut le set et Valenciennes se relance.

C’est reparti pour un mano a mano (6-6, 9-9). Alors que Marcq mène 12-9, France Wannebrouck se blesse à la cheville, quitte le terrain puis ses partenaires évacuée sur une civière. Un tantinet déstabilisées les Marquoises perdent le fil (15-12). Cette période de flottement est de courte durée, elles reprennent leurs esprits et Louison Boulogne égalise (16-16). Marcq ne lâche pas, Valenciennes non plus (23-23). Tahita Di Cassia Ferreira fait parler sa puissance, Valenciennes revient à 2 sets partout.

La fatigue apparaît notamment en attaque, les frappes sont moins tranchantes. Valenciennes est en tête (6-2). L’entraîneur marcquois demande un temps mort. Aurélie Cosma, blessée au bras droit, sert les dents et montre la voie à ses partenaires (8-8). La tension est à son maximum. C’est crispant pour les spectateurs (11-11, 12-12). L’arbitre accorde le 13e point à Marcq alors que la balle est bien retombée dans le terrain de jeu, les Valenciennoises protestent en vain…Tiphaine Desruez remet les pendules à l’heure (13-13). Mélanie Bourgès qui a répondu présente dans la rencontre attaque en dehors des limites (13-14). Lara Juricic est au service, il est court et les réceptionneuses sont piégées. Les Marcquoises peuvent exulter.

« Nous avons tout donné »

Anaïs Berlémont

Caroline Hattendorft savoure la victoire, « nous n’avons pas douté même quand elles sont revenues à 2-2. Il y a peu d’équipes dans notre championnat qui joue si fort, c’était intense. Nous avons fait ce qu’il fallait. C’était serré, nous avons gagné de justesse. Nous nous sommes fait énormément plaisir, il y a eu de beaux échanges. Aucune des deux équipes ne voulait lâcher. Nous sommes premières, tout le monde veut nous battre, nous n’avons plus le même statut. Nous avons gagné à 12, c’est aussi notre force, l’entraîneur a bien fait tourner. C’est une victoire après un super match ».

L’entraîneur marcquois Jean-Emmanuel Hagneré est content « d’avoir gagné. Nous avions faim après notre défaite la semaine dernière à Harnes. Le fait que France se blesse a remobilisé les filles. Les deux équipes auraient pu gagner. La différence c’est peut-être le fait que l’équipe joue ensemble depuis un an, elle a plus d’automatismes. Nous aurions du gagner 3-0. Notre objectif initial était le maintien. Maintenant nous voulons essayer de conserver cette première place même si c’est toujours plus dur de jouer en leader qu’en challenger ».

L’entraîneur valenciennois Hadrien Briot relativise, « les consignes d’avant match c’était de jouer au volley, de retrouver du jeu, du plaisir et l’esprit d’équipe. Il nous manque un peu d’agressivité et un fond de jeu plus propre. Quand les échanges sont longs, nous commettons des fautes de position. Maintenant il faut être capable de jouer comme ça à tous les matchs. J’espère revoir du beau volley tous les week-ends. Je veux juste que nous jouons. Par le stress des points nous n’arriverons à rien ».

La centrale Audrey Assana est déçue, «  nous avons perdu un match que nous aurions pu gagner mais nous nous sommes battues jusqu’au bout, nous avons tout donné. Nous avons retrouvé notre jeu, notre envie, nous n’avons rien lâché, c’était serré, nous perdons au tie-break de justesse. Pour la suite du championnat rien n’est perdu. Ce n’est que le premier match de la phase retour et aucune équipe n’est à l’abri ».

Audio : interview d’Anaïs Berlémont, capitaine (N°9)

Valenciennes  – Marcq en Baroeul : 2-3 (28-30, 23-25, 25-20, 26-24, 13-15)

Valenciennes : Assana, Van Gucht, Maréchal, Marko, Desruez, Bourgès, Berlémont, Bourgin C., Di Cassia Ferreira, Bourgin E.

Marcq en Baroeul : Juricic, Wannebrouck, Stolz, Boulogne, Wattelle, Hattendorft, Cosma, Philippe, Serey, Molinos, Doublet.

Anne Seigner

Publié par Anne Seigner le 21 janvier 2018
Anaïs Berlémont Audrey Assana Caroline Hattendorft Hadrien Briot Jean-Emmanuel Hagnère
(Volley Club de Valenciennes) Elles font trembler le leader
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