L’ADEME (Agence Nationale de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) estime à 30% le volume de gaz vert en 2030 et 100% en 2050 dans les réseaux de GRDF (Gaz Réseau Distribution France). Aujourd’hui, ce sont 11 sites qui injectent du gaz vert en Hauts-de-France. Avec 10 emplois pour chaque unité de biométhane et un objectif 2020 de 40 unités en service sur la Région, la 3ème révolution gazière est lancée !

(Edouard Sauvage, Directeur Général GRDF, et Arnaud Leroy, Président du Conseil d’administration de l’ADEME)

Comment produit-on du gaz vert ?

C’est une énergie renouvelable directement issue des déchets organiques qu’ils soient ménagers, agricoles ou industriels. Mis dans de grandes cuves hermétiques et privés d’air, les déchets fermentent à température de 38° durant 3 semaines. Cela produit du biogaz, gaz vert, principalement composé de méthane qui a les mêmes qualités énergétiques que le gaz naturel. Depuis le méthaniseur, le biométhane est alors capté et injecté dans le réseau de GRDF, empêchant la dispersion dans l’atmosphère du méthane qui se produit naturellement par la dégradation des déchets organiques. Cette production en milieu clos est inodore et silencieuse. A l’instar du compost des jardins, le digestat, un engrais 100% organique, est aussi récupéré par les exploitations agricoles. C’est une véritable alternative aux engrais chimiques, un intérêt agronomique pour une agriculture responsable.

Quels en sont les avantages pour l’économie locale ?

Obtenir un gaz propre renouvelable, produit localement et qui sera consommé localement, c’est de l’économie circulaire. Il permet de traiter de manière intelligente les déchets d’un territoire en les valorisant, qu’ils soient issus de l’agriculture, des collectivités ou des industries agro-alimentaires. Cela apporte donc une réponse concrète et bénéfique à des questions d’actualité. Le gaz vert contribue au maintien, voire aide au développement des entreprises et des exploitations agricoles… en créant en moyenne 10 emplois directs et indirects non délocalisables.

Produire local, c’est également accéder à une indépendance énergétique. Pilier de REV3, la 3e révolution industrielle lancée par la Région, le gaz vert fait l’enjeu d’engagements régionaux forts avec l’ambition de faire des Hauts-de-France la première région de gaz vert injecté en Europe. Concrètement, une unité de production biométhane moyenne est en mesure de produire l’équivalent d’une consommation en gaz d’une petite ville de 1200 foyers (cuisson, chauffage et production d’eau chaude), soit environ 4000 habitants.

Dans les transports, le gaz vert, utilisé comme carburant, permet également de se déplacer de manière plus propre avec -95% d’émissions de particules fines et -50% de NOx. Le Bio-GNV (Biogaz Naturel Véhicule) émet jusqu’à -80% d’émissions de CO2 par rapport au diesel. Plus respectueux de la santé publique, les moteurs au GNV, c’est aussi zéro fumée, zéro odeur et 2 fois moins de bruit qu’un moteur diesel.

Ces véhicules sont classés en CRIT’AIR1pour circuler sans restriction notamment lors des livraisons marchandises en milieu urbain. Un confort pour les chauffeurs et les riverains !

 

Publié par Daniel Carlier le 11 février 2019
Gaz vert GRDF
Gaz Vert, nous en Hauts-de-France, on accélère !
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