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(Rétro) La Tour abbatiale de Saint-Amand sauvée !

« Ma tour vaut le détour. Sauvons-la ! », tel fut le thème de la campagne lancée en 1999 par la ville de Saint-Amand-les-Eaux. Comme un ultime appel à l’aide en vigueur depuis plusieurs années déjà, ce cri public sollicita vainement les pouvoirs publics afin de financer une réhabilitation lourde de sa tour abbatiale du 17ème siècle.

Alain Bocquet : « C’est au tour de ma Tour, elle est sauvée ! »

Rapport d’expert en main justifiant sans ambiguïté que le monument amandinois subit littéralement les outrages du temps, sous l’effet conjoint de la pluie, du gel, et de la pollution, le maire partit en conquête pour lancer concrètement les travaux de la Tour abbatiale.

Très rapidement après le lancement de cette campagne, le député-maire Alain Bocquet reçut des témoignages de sympathies de France et de l’étranger. L’un appelant l’autre, les partenaires publics (le Ministère de la Culture, le Conseil régional, le Conseil général, et la Porte du Hainaut)  signèrent un partenariat le 20 décembre 2001 sous la gouvernement de Lionel Jospin.

Les choses avancèrent lentement d’où cette initiative spectaculaire, et payante, du maire de la cité thermale à travers une campagne d’affichage majuscule en juillet 2003 « C’est au tour de ma Tour, elle est sauvée ! ». Figurant au programme de la rénovation patrimoniale retenu dans le cadre de Lille 2004, le démarrage des travaux de restauration de la tour abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux marqua la fin d’une lutte de quelques huit années. On notera pour l’anecdote que cette concrétisation intervint sous le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, on est toujours mieux servi par ses adversaires politiques pour boucler ce type de dossier !

Jacques Aillagon, Ministre de la culture sous le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, poursuivit de facto avec succès ce dossier en confirmant « le financement de l’Etat à hauteur de 3 millions d’euros dans un programme de restaurant étalé sur 8 ans, pour 10,51 millions d’euros. Le Conseil général du Nord participe à hauteur de 3 millions d’euros, la région Nord-Pas-de-Calais 1,37 millions d’euros, et la ville de Saint-Amand-les-Eaux 3 millions d’euros », se réjouit à l’époque l’édile de la commune.

Lancement officiel des travaux

En février 2004, le lancement officiel des travaux se traduisit par un lâcher de ballons impressionnant encore vierge de tout échafaudage. Cette cérémonie fut organisée sur la Grand Place, non loin de la Tour abbatiale, car il eut été hors de question de monter à son sommet voire même de stationner à son pied sans risquer de prendre une statue ou autre ornement sur le coin de la figure.

Les échafaudages couvrirent ce chantier au long cours où chaque face du monument emblématique de Saint-Amand-les-Eaux fit l’objet d’une restauration de grande qualité. Cette restauration restera à jamais le sauvetage patrimonial le plus complexe de cette collectivité locale entre ville et campagne, et aussi le plus spectaculaire pour cette commune de 17 000 habitants.

A l’heure où le nouveau Conseil municipal depuis le printemps 2020 doit statuer sur la réalisation d’un rappel architectural d’un pont de la même époque, cette tranche de vie donne un sens au patrimoine d’une commune que certains élu(e)s veulent conserver à tout prix, que d’autres veulent abandonner face à une hiérarchie des priorités communales.

Daniel Carlier

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