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Fabrice Piette : « Quelle est la taille idéale du SIAVED ? »

Après l’élection de la Présidence, des vices-présidents et des conseillers délégués au cours du comité syndical du SIAVED du 21 mai dernier ; la phase administrative se poursuit à travers l’installation des commissions permanentes et des commissions obligatoires. Leur composition exhaustive et les grandes orientations à débattre seront dévoilées le 30 juin prochain afin de mettre sur les rails un séminaire de travail le 13 novembre prochain. C’était la bonne occasion pour faire le point avec le nouveau président à l’entame d’un mandat charnière dans la gestion des déchets sur le sud du département.

Pour les collectivité territoriales, ce mandat sera celui de tous les choix concernant la gestion des déchets et des eaux usées, voire potable, un tournant inéluctable à prendre pour les collectivités publiques, mais avec des choix politiques différents selon les comités syndicaux.

Sur celui du SIAVED, passé de 3 EPCI à 7 au 01 janvier 2024 avec une nouvelle dimension très observée par ces collègues, la situation impose des choix forts dans les mois à venir. Certes, sur le message en filigrane, Fabrice Piette avait déjà évoqué les marqueurs de son prochain mandat le 21 mai dernier : réduire la production de déchets, un meilleur tri, diminuer les refus de tri, et pour autant continuer à valoriser les déchets, donc les incinérer.

« Tout est lié. Bien sûr, les gros sujets à venir sont les travaux sur le CVE de Douchy-les-Mines et sur celui de Saint-Saulve (ceux du CVE de Maubeuge sont déjà engagés) », commente le Président.

Réduire les déchets, mais ne pas baisser le niveau de déchets incinérés…

Toute l’équation du SIAVED tient dans ces deux paramètres. A la fois, le syndicat mixte doit mener une politique active de prévention tous azimuts et par capillarité obtenir une réduction effective des déchets. En la matière, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, le sud du département part de loin sur ce sujet.

De l’autre, compte tenu des engagements financiers en cours sur le CVE de Maubeuge, et les prochains sur Saint-Saulve, mais surtout sur l’énorme chantier du CVE de Douchy-les-Mines, la baisse du tonnage de déchets incinérés constitue un problème. En effet, il réduirait les recettes liées à la production d’électricité revendue et par ce biais à l’équilibre financier du SIAVED. « Tout en diminuant les déchets, nous devons continuer à alimenter les CVE en déchets. C’est pourquoi, nous devons réfléchir à conventionner avec plus de clients (Hauts de France) », explique Fabrice Piette.

Autre paramètre potentielle en lien avec les 2 places de vice-présidents laissées vacantes (figurant aux statuts), le SIAVED « discute avec les dernières EPCI dans le sud du département non adhérentes. En effet, avec les délégués communautaires, nous devons déterminer quelle est la taille idéale du SIAVED ? Rien n’est arrêté à ce stade, mais il y a forcément une limite ! », conclut le nouveau Président du SIAVED.

Bien sûr, sur le temps très très long, la production de déchets n’existera peut-être même plus, mais le pragmatisme en 2026 impose des réalités de nature différente. Dans cette optique, la nouvelle dimension du SIAVED lui confère une place de choix dans les Hauts de France. Concrètement, le SIAVED évolue dans un environnement en mouvement face à d’autres collectivités publiques très timides, en retard in fine, qui pourraient se voir contraindre de chercher des « faiseux » en matière d’incinération. De plus, les nouvelles taxes sur les déchets, et spécialement sur l’enfouissement, vont dissuader les collectivités locales dans l’usage de cette solution la plus dramatique pour l’environnement. Et par suite, ces EPCI iront chercher des équipements qu’ils n’ont pas osé engagé chez eux…, et donc le SIAVED pourrait être une voie de recours par défaut. Cette position lui permettrait de facto de mener une politique encore plus active vers une diminution de déchets sur ses territoires et de maintenir en même temps son équilibre financier avec de nouveaux clients.

Les 8 commissions thématiques choisies

Pour ce mandat 2026/2033, le choix s’est porté sur 8 commissions, celle du CVE, celle du Tri, celle du réseau de chaleur, celle des RH (Relation Humaine), celle de la collecte, celle des déchetteries, et celle de la prévention/communication. Dans le même registre, les deux commissions obligatoires et essentielles ont été installées.

CAO (Commission d’Appel d’Offres)

Jean-Michel Denhez, David Bustin, Patrice Bricout, Marc Barsoum, et Jérémy Richard.

Commission DSP (Délégation de Service Public)

Jean-François Delattre, Michel Raout, Georges Flamengt, Evelyne Tommasi, et Emmanuel Lococciolo.

Daniel Carlier

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