1. Accueil
  2. Accueil
  3. Ecologie, éducation, bas-carbone au Vignoble à Valenciennes
AccueilValenciennois

Ecologie, éducation, bas-carbone au Vignoble à Valenciennes

Les promeneurs autour de l’étang du Vignoble à Valenciennes étaient intrigués par ces jeunes manipulant des troncs d’arbres, des branches coupées, du petit bois, le tout pour tracer un chemin…, bizarre autant qu’étrange cette agitation pour ce 1er lundi de vacances scolaires. Pourtant, le mystère n’était pas bien épais puisque des lycéens de l’établissement Jean-Paul II à Denain participent à 7 jours en immersion à la découverte des métiers de la sécurité au sein de l’ENTE de Valenciennes, qui forme notamment les techniciens de l’environnement et les contrôleurs des transports terrestres.

Stéphanie Beaumont : « Il y a un double enjeu, l’écologie et la découverte des métiers de la sécurité »

Au sein du lycée Jean-Paul 2 à Denain, un nouveau cursus diplômant sur les « Métiers de la Sécurité » est en place depuis quelques années. Il faut dire que la vague d’attentats terroriste en 2015 a renforcé la professionnalisation dans le domaine de la sécurité avec une demande pléthorique à la clé.

Pour cette première journée d’une formation en immersion sur 7 jours ouvrés, 23 jeunes du Lycée Jean Paul 2 à Denain (4 terminales, 4 premières, et 15 secondes) étaient présents plus deux jeunes en mission d’intérêt général du SNU (Service National Universel). La mission pilotée par Joseph Gibert, en charge du site du Vignoble pour la ville de Valenciennes, était de réaliser une « haie morte. Tout d’abord, elle a un aspect pratique afin de rétrécir le chemin pour ne laisser passer que des promeneurs. Ensuite, elle présente un aspect écologique pour des nids d’oiseaux, un refuge pour des micro mammifères, voire la création d’un compost naturel », explique aux jeunes Joseph Gibert.

« Nous recrutons à la motivation », Stéphanie Beaumont

Les jeunes présents au sein de cette formation sont « en grande majorité des décrocheurs. A un moment donné, ces jeunes ont abandonné le système scolaire. Par contre, nous recrutons à la motivation. D’ailleurs, pour cette immersion à l’ENTE, ce ne sont que des volontaires », précise Stéphanie Beaumont, la responsable au sein du lycée Jean-Paul 2 de la formation aux « Métiers de la Sécurité ».

Stéphanie Beaumont tient également à mettre en exergue « un partenariat fort avec l’ENTE. Nous avons un lien de compétences. Il y a un double enjeu, l’écologie comme aujourd’hui et la découverte des métiers de la sécurité. Cette semaine est très incitative et fédératrice. En septembre 2020, nous avions 70 demandes sur cette formation sur 54 places disponibles », poursuit-elle.

Bien sûr, ces jeunes vont découvrir l’ensemble des professions au sein de la Police, la Gendarmerie, Transvilles, le centre pénitentiaire voire « les pompiers de Paris avec qui nous avons aussi un partenariat », conclut Stéphanie Beaumont.

Un programme éclectique

Durant cette semaine, outre une présentation du site de l’ENTE. Les jeunes reviendront plusieurs fois pour différentes activités autour de l’étang du Vignoble. Ensuite, la diversité des activités est intéressante. « Ce mardi, nous irons dans le quartier de la Briquette afin de découvrir le programme ANRU et ses réalisations. La DREAL sera parmi nous également, car je souhaite faire participer d’autres entités de l’Etat. Nous avons beaucoup d’acteurs dans le Ministère du transport, du logement au sein du Ministère de la Transition écologique. Les centres sociaux seront aussi chez nous avec des stands, sans oublier une visite (incontournable) sur le site de la Ressourcerie à Anzin », explique Nicolas Bove, encadrant des stagiaires.

Il est essentiel de souligner que cette démarche pédagogique s’inscrit en droite ligne dans la stratégie « Bas-Carbone » du Ministère de la Transition écologique.

Le SNU

Parmi les lycéens de Jean-Paul 2, deux jeunes en SNU étaient présents. Corentin, 20 ans, originaire de Bruay-sur-l’Escaut, effectue sa mission d’intérêt général « après mon séjour de cohésion durant 15 jours dans la Creuse. Après, je dois valider 92 heures en mission d’intérêt général. L’activité est très intéressante aujourd’hui ».

Comme son collègue, Laurette, 16 ans, poursuit sa mission d’intérêt général, sauf que la Covid a inversé les cycles. En effet, elle pourra effectuer sa session de cohésion après ses missions d’intérêt général. « Je veux découvrir les métiers de la sécurité, dans la Police, l’Armée, tous les métiers de la Défense », indique la jeune volontaire.

Voilà pour un début de semaine organisé sous un soleil presque printanier, la suite s’annonce éclairante.

Daniel Carlier

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email
Articles Similaires
Menu