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Une union de la gauche exemplaire sur les cantons de Marly/Vieux-Condé et Valenciennes/Saint-Saulve.

Une conférence de presse sympathique et iconoclaste s’est déroulée ce vendredi 23 avril à Valenciennes avec deux quatuors, ceux des cantons de Marly/Vieux-Condé et Valenciennes/Saint-Saulve. Titulaires, suppléants, il régnait une atmosphère bienveillante même si dès que l’on aborde les convictions politiques, rien ne passe sous silence sans un commentaire éclairé.

Deux cantons, un accord politique, et une certaine philosophie sociale et écologique !

Avant d’aborder cette conférence de presse où évidemment la situation politique à droite fut abordée sur le canton de Valenciennes-Saint-Saulve, un petit point d’étape compte tenu que les choses bougent chaque jour, pour ne pas dire chaque heure. En effet, la friture sur la ligne à droite s’est installée jusqu’au 20 et 27 juin, notamment sur le canton de Valenciennes – Saint-Saulve où l’électeur de droite lambda ne comprend rien à rien. Les premiers retours de terrain sont affligeants de questionnement même chez des fidèles supporters du maire de Valenciennes, une situation totalement ubuesque pour l’administré non politisé comme 95% des inscrits sur une liste électorale. Comme disait Jean-René Lecerf mercredi dernier « Valérie Létard et Laurent Degallaix ont déjà perdu, quel que soit le résultat du vote, tout crédit vis à vis des élu(es) du Conseil départemental du Nord (hors Valenciennois bien sûr) ». On notera le soutien de Xavier Bertrand à ce duo détonnant, binôme qui collait ostensiblement les affiches du Président de la Région Hauts-de-France par ailleurs. L’Elysée rit jaune…! La politique coté LREM, avec 3 visites de Ministres, Intérieur, Garde des Sceaux, et le 1er Ministre, plus le Président de la République, et coté adversaire au parti du Président de la République à travers un soutien affiché au principal concurrent, à ce stade très précoce hors Marine Le Pen, du Président de la République sortant. La semaine où Xavier Bertrand et Eric Dupont Moretti s’étrillent sur tweeter, c’est cocasse ! Toute recherche de cohérence politique est inutile où la limite du « Et en même temps ».

En face, la gauche a fait preuve d’une finesse politique oubliée pendant des lustres, notamment sur les cantons limitrophes à la ville-centre. « C’est grâce au rôle pivot de la France Insoumise pour créer les conditions d’une Union de la Gauche que ce résultat fut possible », explique Quentin Omont, leader EELV sur le Valenciennois. A ce titre, Luce Troadec explique avec force « trop souvent, on colle à LFI l’étiquette de frein à tout compromis, une entente impossible, etc.. Non, depuis 2019, on travaille à l’union de toutes les forces de gauche et de l’écologie ».

Cette union s’est traduite sur le terrain par une liste, surprise, Verte et Solidaire en novembre 2019 pour la campagne municipale à Valenciennes. Bis repetita pour les cantonales sur le canton de Valenciennes-Saint-Saulve, mais surtout reproduction de qualité sur le canton de Marly/Vieux-Condé, et ailleurs. « Nous avons signé un accord sur le Valenciennois où 4 cantons sont réservés au PS/PCF et 2 cantons à LFI et EELV. Il y a eu des échanges, mais nous sommes arrivés à un accord depuis un mois environ. L’union de la gauche écologique en région a débloqué les choses », explique Quentin Omont.

Pour Patrick Kolebacki sur le canton de Marly/Vieux-Condé, cette présentation est le résultat « d’un désir de travailler ensemble avec une ligne politique. A droite, on a l’impression que c’est la philosophie du coup par coup ». Pour Jeanine Lecaille, l’expérimentée militante EELV sur le Valenciennois depuis 2006, elle est ravie «  de cette alliance politique avec des jeunes, moi qui est connue le programme commun ».

Julien Poix, LFI, tête de liste aux régionales, est venu féliciter les forces de gauche du Valenciennois : « L’exemple à suivre est sur les bords de l’Escaut, c’est un signal envoyé à toutes les forces de gauche dans le département ». On se souvient de l’excellente campagne de Julien Poix durant la dernière législative sur la 19ème circonscription avec au bout un score solide et nettement supérieur à la député (PS) sortante Anne-Lise Dufour. On ne refait jamais le match, mais si l’union de la gauche eut déjà été en place en 2017, Sébastien Chenu serait-il le député élu aujourd’hui ?

Canton de Marly/Vieux-Condé

Jeannine Lecaille, Julien Czapski, Elisabeth Cattiau, et Patrick Kolebacki

Sur le canton de Marly/Vieux-Condé, la situation politique est plus « classique » avec une liste d’union de la gauche, une liste du Rassemblement National, et le duo sortant de Conseillers départementaux, Béatrice Descamps et Jean-Noël Verfaillie. « Ils ont fait le taff, mais avec une feuille de route de gestionnaire. Il faut une réorientation de la politique sociale. C’est un budget d’austérité ! », assène Patrick Kolebacki. Ce dernier est l’incarnation politique d’une tentative d’union entre le PCF et La France Insoumise, car « je suis toujours carté PCF, mais également militant LFI ».

Sans irréalisme budgétaire, il admet le problème d’une dette « passée de 13 années de capacité de désendettement à 4 années, mais il n’est pas possible de laisser des personnes au bord du chemin. On peut faire autrement ! », ajoute-t-il.

Pour sa part, Elisabeth Cattiau, mère de 4 enfants, habite sur Valenciennes « dans le quartier du rôdeur, Marly est sur le trottoir d’en face ». Elle travaille dans l’action sociale dans un service « équivalent de la PJJ (Protection de la Jeunesse Judiciaire), mais pour les personnes majeures. On travaille sur la qualité de vie. Au niveau du département, il est essentiel de travailler sur un parcours de vie pour tout le monde, et pas seulement pour des publics ciblés », explique Elisabeth Cattiau dont c’est la 1ère aventure électorale. Militante EELV, mais également syndicaliste CGT pénitentiaire, le sens du combat pour des idées, elle connaît !

Pour représenter Vieux-Condé dans ce canton à 17 communes, on s’attendait à voir Franck Agah, mais après « des négociations, l’accord a abouti à ma candidature. Je suis fonctionnaire territorial au sein de la commune de Vieux-Condé », explique Julien Czapski.  Lui également travaille au contact du public, 39 ans, diplômé de la Jeunesse et Sports, issu d’une famille enracinée dans le PCF, c’est un militant LFI. « C’est ma 1ère expérience dans une campagne électorale », souligne-t-il. En creux, un militant LFI glisse « il est connu et très apprécié sur Vieux-Condé ».

Contact 06 51 09 02 83 et cantonales2021marly@ecomail.fr

Canton de Valenciennes-Saint-Saulve

José Pressoir, Luce Troadec, Quentin Omont, et Evissi-Kouva Okiemy

Sur le canton de Valenciennes-Saint-Saulve, la situation est plus complexe avec un duel épique à droite en mode pousse toi de là. « Au Conseil municipal de Valenciennes, le mépris du maire de Valenciennes, on connaît. Toutefois, nous avons presque plus la parole que les élu(se)s de la majorité qui sont muselés. Il impose le silence », commente Quentin Omont (EELV).

Pour sa part, Evissi Kouva Okiemy, de Génération « S », est pharmacienne au sein du Centre hospitalier de Cambrai, elle a une certaine idée de la pandémie. « Nous pouvons agir au niveau du Département du Nord. Le credo fut durant ce mandat de signer des CPOM ( Contrat pluriannuel d’Objectifs et de Moyens sur 3 ans) où l’autonomie était à toutes les sauces. Tout le monde ne peut pas devenir autonome. Il faut une stratégie d’ensemble sur le terrain ! ». La santé est évidemment un champ d’action où le Département, notamment via ses accords dans le médico-social, peut jouer un rôle majeur sur un territoire avec des indicateurs sanitaires déplorables.

José Pressoir, PS, est l’homme d’expérience toujours précieuse pour contextualiser certains phénomènes. « Je n’ai jamais renié mon parti politique. Nous avons été en grande difficulté, et je suis heureux de vivre cette nouvelle unité à gauche. Cela fait 5 à 6 ans que nous travaillons pour l’obtenir ». Enfin, il met en exergue le rapport de Chambre Régionale des Comptes (bientôt sur va-infos) sur la ville de Valenciennes « où est la politique sociale sur Valenciennes ? Le maire est incapable de répondre à cette simple question ». On décerne le prix de la petite phase à José Pressoir « Laurent Degallaix découvrira peut-être le social au Conseil départemental.. ? ».

Enfin, Luce Troadec, La France Insoumise, est très remontée contre « cette austérité budgétaire dans un département comme le Nord, c’est un scandale. La fin de mois intervient de plus en plus tôt. On a radié des personnes aux RSA, car ils ne rentraient pas dans des cases ! ». Elle évoque le duo sortant de l’UPN « ils avaient des vice-présidences importantes, ils ont droit à notre respect ! Pour autant, il faut une nouvelle philosophie de la politique sociale pour tous. Rares sont les personnes qui ne sont rien pour la collectivité »… même à la Gare du Nord sur Paris pour les initiés.

Depuis le début de cet article, je n’ai pas mentionné qui était titulaire ? Qui était suppléant ? Quelle importance quand les convictions sont partagées ! En effet, durant cet échange politique, cela n’était pas franchement le plus important, voire l’epsilon de cette campagne électorale. C’est déjà une réussite dans la perception d’une unité des forces de Gauche et Ecologique sur le Valenciennois qui n’est pas de façade de toute évidence, une union de la gauche pour l’avenir !

Pour la forme, Luce Troadec et Quentin Omont, titulaires sur le canton de Valenciennes/Saint-Saulve avec Evissi-Kouva Okiemy et José Pressoir comme suppléants.

Ensuite, Elizabeth Cattiau et Julien Czapski comme titulaires sur le canton de Marly/Vieux-Condé avec Jeannine Lecaille et Patrick Kolebacki comme suppléants.

Daniel Carlier

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