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DGSI : « Aucun système numérique n’est invulnérable ! »

En prélude du Conseil municipal de Petite Forêt, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) était venue à la rencontre des élu(e)s Franc-Foresiens afin de les sensibiliser sur la cybersécurité. Un sujet en mouvement tant l’émergence de l’IA booste les hackers d’où une information nécessaire sur toutes ces pratiques malveillantes.

« Relevons les défis de la cybersécurité de nos communes », tout est écrit dans le titre de cette présentation de la DGSI, Direction de Lille : « Sur les 5 départements de la région Hauts de France, je vais à la rencontre des collectivités locales, territoriales, des hôpitaux publics, les grandes signatures industrielles, voire des étudiant(e)s, sur les sujets de la protection des données, de la contre ingérence, et bien sûr de la cybersécurité comme aujourd’hui », déclare le représentant de la DGSI.

Incontestablement, ce sujet fait partie de notre quotidien du particulier à l’entreprise en passant par les élus de la République… ! La région Hauts de France est concernée, c’est le moins que l’on puisse dire suite aux attaques de la MEL, d’hôpitaux publics voire « des lycées sur le Valenciennois en 2025 », précise l’édile de la commune, sans oublier le vol massif des données, de certaines grandes entreprises privées ou structures publiques, revendues sur le Darknet. En introduction, le locuteur pose un postulat simple : « Aucun système numérique n’est invulnérable ! »

« La menace évolue », DGSI

La définition de la cyber-menace pourrait tenir en une phrase, elle dépend beaucoup du comportement humain : « C’est l’exploitation de nos vulnérabilités. De plus, l’arrivée de l’IA accélère l’exécution malveillante d’un piratage de votre système numérique. Le temps de réaction informatique suite à une attaque se réduit avec l’IA. Enfin, 60% des attaques se concentrent sur les Clouds… »

Sur la temporalité, les hackers choisissent la meilleure période. « Le mois d’août est privilégié, car l’attention est plus réduite, congés des référents en cybersécurité, moins de vigilance, la fin d’année est propice aussi, voire le vendredi après-midi ! », déclare le représentant de la DGSI.

Evidemment, les services de protection des données progressent, mais les pirates informatiques aussi : « La menace évolue. Aujourd’hui, vous avez des logiciels malveillants générés intégralement par l’IA », commente l’expert de la DGSI. Ensuite, il passe en revue les pratiques que vous connaissez ou pas… !

Le spear Phishing : C’est l’habituel mail malveillant et il suffit d’un seul clic pour permettre à un logiciel de piratage de s’introduire sur votre poste informatique, sur un serveur que vous utilisez, etc.

Le Vishing : Là, nous parlons de la capture de votre voix afin de la reproduire pour induire en erreur certaines de vos connaissances. « Hier, les pirates avaient besoin de 30 secondes pour enregistrer votre voix et l’imiter artificiellement. Avec l’IA, 5 secondes suffisent dorénavant ! » Bref, ne parlez pas une seconde à un appel inconnu, spécialement celles relatives aux sollicitations dites publicitaires !

Le Spoofing : En l’espèce, le numéro affiché sur votre potable est connu par vous avec la voix d’un interlocuteur (Vishing) imitée comme celle de votre banquer habituel vous alertant d’un problème sur votre compte. « Les pirates misent sur votre stress pour commettre une erreur ! », précise-t-il.

Le Smishing : C’est le faux SMS, le grand classique étant le message sur un colis en attente, un changement pour la livraison, une somme infime à payer pour le récupérer, etc., et vous atterrissez sur un site miroir.

Le Deep-Fake : Vous avez déjà vu et entendu les fausses vidéos avec l’image d’une personnalité et un discours totalement déconnecté de la réalité. Là également, cette méthode évolue incroyablement. Elle est de plus en plus perfectionnée. Par suite, vérifiez sur plusieurs sources, notamment la presse, la réalité d’un propos entendu dans une vidéo.

« Dans ces différents actes de malveillance, votre réflexe doit être une levée de doute. Vérifiez votre compte bancaire sur un autre poste informatique, téléphonez à votre banque, ne cliquez jamais sans savoir. Restez calme et procédez à toutes les vérifications nécessaires. »

Les déclencheurs émotionnels…

Nous avons vu précédemment, le comportement humain constitue un pourcentage très imposant dans la réussite d’un piratage. Bien sûr, parfois l’Homme ne peut rien, car l’attaque se concentre sur les faiblesses d’un système informatique, d’un serveur… ! Pour autant, une étude a été diligentée afin de mesurer quelles sont les facteurs déclencheurs d’un acte de piratage.

« Il existe 20 déclencheurs émotionnels, les 5 premiers sont dans l’ordre : Le compliment, l’autorité, la curiosité, la pression, et la demande d’argent sans oublier l’appât du gain à travers un jeu en ligne vous promettant un objet à gagner, une somme d’argent, et vous allez à cette occasion livrer toutes vos données personnelles. »

Enfin, l’expert conclut par un avertissement juridique : « Le mélange sur votre smart phone du Professionnel (comprenant l’activité d’élu) et du Personnel peut vous poser un problème juridique en cas de piratage. »

Le Conseil municipal de Petite-Forêt

Après une levée de doute (rapide), c’est bien Sandrine Gombert qui a présidé le Conseil municipal de Petite-Forêt. Cette dernière informe les élu(e)s de l’arrivée d’un nouveau DGS au 01 octobre 2026, il s’agit de Nicolas Pette en provenance d’Haulchin.

Sur la forme, les démissions fin mai de Grégory Spychala et de Tiphanie Otlet impliquent l’arrivée de deux nouveaux élus dans l’opposition municipale, Gérard Picoli et Ludivine Lefebvre. Les différentes commissions municipales ont mécaniquement été modifiées à cet effet.

Une collectivité locale n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle budgétaire. Chacun sait que la présence et le développement d’une Zone Industrielle, comme à Petite-Forêt, conjuguée avec la disparition de la Taxe Professionnelle en 2010 a modifié considérablement les données financières des communes concernées. « Il y a 15 ans, Petite-Forêt percevait 800 000 euros environ. En 2026, nous avions budgété 50 000 euros, mais nous avons reçu la bonne surprise, car la somme finale est de 66 000 euros. En effet, nous avons plus d’habitants en 2026 », explique la maire. C’est l’occasion de rappeler que le montant des dotations de fonctionnement de l’Etat aux communes dépendent du nombre d’habitants dans ladite collectivité.

En question orale, Ludivine Lefebvre interpelle la maire sur la « politique sécuritaire des pistes cyclables sur Petite-Forêt et sur Valenciennes Métropole. C’est une priorité… ! » En réponse, Sandrine Gombert souligne que « la circulation est très dense sur ce territoire. Cette sécurisation était dans notre programme afin de rouler à vélo, en sécurité, sur Petite-Forêt et dans le Valenciennois. Le quartier du Bosquet reste difficile, car une partie des voiries appartient au Groupe Auchan. Nous sommes en discussion avec celui-ci pour installer des pistes cyclables. »

Daniel Carlier

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