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Construction 3D, un savoir faire mondial à Bruay-sur-l’Escaut !

Parfois, on cherche au lointain les pépites de l’économie de demain, mais un entrepreneur sur le Valenciennois, à la tête de plusieurs sociétés, propose un savoir faire mondial reconnu dans l’impression bâtimentaire en 3D. Antoine Motte a déjà son vécu sur ce territoire historique entre la mine et la sidérurgie, passé par l’espace entreprise chez Rubika, il a construit sa « Citadelle des Savoir-faire » sur Bruay-sur-l’Escaut (visuel Antoine Motte).

(Démonstration d’une construction en béton 3D)

Antoine Motte : « Le système lutte contre les innovations, mais il y a toujours des solutions ! »

Pour comprendre le fond de cette idée, il faut suivre son fondateur dans son raisonnement. « Au fil du temps, nous avons mis beaucoup trop de matières pour construire nos maisons. Dans les temps anciens, on construisait avec peu ! » indique Antoine Motte au sein d’un bâtiment de ce complexe « avec une couche de mortier, de la paille comme composant principal, et de nouveau une couche de mortier. Avec deux panneaux solaires, ce bâtiment est passif (ci-dessous le bâti tout rond)! »

Bien sûr, tout ne se réalise pas par magie. « On échoue souvent, on est pas content, et on recommence », ajoute-t-il, l’acceptation de l’échec est une des conditions nécéssaire pour l’innovation, les financeurs français n’ont toujours pas compris ou si peu !

Pour autant, l’entrepreneur innovant doit rêver à la place des esprits statistiques, des neurones frileux. Sur ce même site, hors site professionnel, il a construit son habitat pour sa famille, La Tour, avec un coût « de 1 000 euros du M2, 450 M2 pour 550 000 €, un prix dérisoire, car j’ai la matière. Un constructeur avec la technologie Construction 3D peut vous le proposer à 2 000 euros du M2. Le marché actuel de la construction est à 3 000 euros du M2, et si on réduisait le coût de construction https://www.constructions-3d.com/fr ! », lance-t-il.

La Tour avec des visiteurs sur la terrasse

Pour autant, la résistance de notre société corsetée existe.. ! « Personne ne voulait l’assurer. J’ai donc construit un hangar très classique pour obtenir un financement initial, puis La Tour, l’assureur est venu la voir d’une valeur de 550 000 €, réalisée en technique de construction 3D Béton et l’a assuré pour 500 euros annuel. Le système lutte contre les innovations, mais il y a toujours des solutions ! », lance-t-il avec cette certitude caractéristique à la veille d’une révolution industrielle en marche, retardée, différée, mais inéluctable dans le bâtimentaire… !

Une construction en béton 3D durant la matinée, ça avance très vite !

« Notre moteur de croissance risque d’être militaire », Antoine Motte

Au détour de cette visite, il pointe du doigt « une proposition pour le Gouvernement dans le cadre la reconstruction de Mayotte, c’est un Banga de 16 M2. » Notre mémoire collective se rappelle de ce cyclone dévastateur du côté de cette île confetti dans l’Océan indien. Fondateur de 7 sociétés depuis 2014, dont l’historique activité d’imprimante 3D, il travaille dans une quinzaine de pays, voire plus, il ne sait plus exactement tant le marché est ouvert. Cela s’inscrit complètement dans une stratégie « d’Emergency Building » où Construction 3D Béton a planté le drapeau d’un savoir-faire français aux 4 coins de la planète.

Le projet Banga pour Mayotte réalisé en temps record

« Malheureusement, notre moteur de croissance risque d’être militaire avec des bunkers, des murs de défense., etc. C’est sûr, on va construire des bunkers à Dubaï. Durant cette journée, vous verrez dans les différents espaces ce que l’on peut vous montrer ! », poursuit-il.

Un terrain acheté à Valenciennes Métropole

Pour son implantation sur la commune de Bruay-sur-l’Escaut, il remercie la maire réélue, Sylvia Duhamel. « Elle a cru dans mon projet. J’ai donc acheté ce terrain à Valenciennes Métropole avec un étalement de l’achat sur 5 ans et en contrepartie (judicieuse) la construction d’un bâtiment 3D Béton sur ce terrain. Je pense que c’est fait », lance-t-il un brin amusé.

Et une rencontre entre deux cerveaux !

Un escalier suspendu en béton 3D, seul exemplaire au monde à ce stade… pour rentrer chez lui !

L’interview se fait en marchant avec Antoine Motte comme s’il courait toujours après une autre idée. Au détour des visiteurs venus du territoire, des 4 coins de France et de nombreux internationaux, il rencontre Dominique Gatto, fondateur de l’entreprise SBLM. Malgré une différence d’âge, vous captez que les deux hommes vont au même rythme de l’innovation. « J’étais leader mondial en 1991, mais faute de soutien financier, j’ai déposé le bilan de 17 sociétés et tout recommencer à zéro », déclare Dominique Gatto un peu agacé et en même temps revigoré par un nouveau concept « SBLM » où « j’ai réuni les meilleurs concepteurs numériques dans le bâtimentaire. Un bâtiment, c’est d’abord de la DATA. Nous concevons le bâtiment en modélisation numérique et Antoine va le traduire physiquement avec sa conception 3D. C’est la continuité de la donnée sur la chaîne des valeurs ! C’est unique et on va le faire ! », poursuit Dominique Gatto.

Une association pour le sauvetage de l’éléphant sur le site de Wallers-Arenberg

A la fois aux 4 coins du monde à travers son entreprise et terriblement ancré sur son territoire, Antoine Motte a lancé une initiative associative afin « de sauver l’éléphant (de Napoléon en 1802) basée sur Wallers Arenberg, il est en train de se dégrader complètement, mais la commune de Wallers ne veut pas le vendre. Elle ne connaît pas son prix. Je suis prêt à prendre à ma charge les frais de retrait et de restauration (très lourd) », lance-t-il.

Vous l’avez compris, c’est un passionné de Napoléon et de l’histoire de son territoire. Et puis, quand il a une idée dans la tête…, un poil déterminé me semble-t-il !

Daniel Carlier

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