Fabien Roussel : « Nous conserverons nos écoles de proximité, c’est un choix (politique) »
Le Conseil municipal sur Saint-Amand-les-Eaux était assez léger, malgré quelques débats intéressants sur des dossiers structurants pour la commune. En effet, le sujet des écoles maternelles et élémentaires était particulièrement au coeur d’une réflexion bienvenue sur le temps long, chose assez rare dans l’univers politique de l’immédiateté d’un mandat ! Par ailleurs, cette respiration démocratique a mis en lumière l’ancien maire Alain Bocquet à travers l’arrêté du Prefet du Nord validant son statut de maire honoraire.

En propos liminaire, l’édile de la commune rappelle quelques avancées et informations notables pour ses administrés. Tout d’abord, l’hôpital public de Saint-Amand bénéficie d’une IRM (imagerie par résonance magnétique), les Amandinoises et Amandinois n’auront donc plus besoin de venir sur le Centre Hospitalier de Valenciennes pour ce type d’examen. Un échange positif avec le SIMOUV permettra prochainement l’installation d’une nouvelle desserte de Transvilles au « Mont des Bruyères ». Enfin, Fabien Roussel indique « afin de couper toutes les rumeurs que le pont du Moulin Blanc sera réouvert le 12 octobre prochain (avec quelques semaines de retard). »
Transfert définitif ou retour dans le giron communal du Théâtre des Sources et de l’espace Jean Ferrat ?
A l’occasion d’une délibération de routine sur les élu(e)s membres d’une commission intercommunale dédiée aux transferts de charge entre la CAPH et la commune, comme pour toutes les autres collectivités locales, un débat s’est installé sur la situation spécifique du Théâtre des Sources et de l’espace Jean Ferrat.
Dans le cadre du réseau des « Médiathèques communautaires », on se souvient qu’en 2022 la « Médiathèque des Encres » a été transférée à la Porte du Hainaut. Il n’y a plus de sujet. Toutefois, dans ce transfert global, le Théâtre des Sources et l’Espace Jean Ferrat faisait partie d’un lot groupé. A l’époque, un vif débat s’était installé entre Alain Bocquet et Eric Renaud sur le retour de ces pépites dans le giron local. La décision finale du Conseil municipal a été de laisser partir la « Médiathèque des Encres » et de réintégrer le « Théâtre des Sources » et « l’Espace Jean Ferrat ».
Pour l’opposition municipale, Antoine Deltour s’inquiète sur la temporalité de ce retour, du Théâtre des Sources » et « l’Espace Jean Ferrat », dans les bâtis communaux… Fabien Roussel précise l’état du moment : « La Porte du Hainaut effectue des travaux sur le Théâtre des Sources. Nous veillons à ce que tous les travaux incombant à la CAPH soient finis avant une réintégration. Pour autant, lorsque nous aurons boucler ceux-ci. On se reposera la question sur la réintégration, ou pas, dans le giron communal de ces deux équipements », commente Fabien Roussel.
Compte tenu de la contrainte budgétaire sur toutes les collectivités publiques, d’un projet de budget 2027 de l’Etat qui pourrait poursuivre dans cette voie, il est assez probable que la gestion d’équipements structurants pour la commune par une autre collectivité publique serait moins électrique qu’en 2022, crise financière oblige. « La patience est une vertu révolutionnaire », la phrase culte d’Alain Bocquet colle parfaitement à la situation, le temps lisse les aspérités et une opération de gestion de bon aloi en terme de gestion publique locale va s’imposer tout doucement.
« J’ai bien conscience que l’investisseur privé met 10 millions d’euros, c’est énorme ! », Fabien Roussel
Evidemment le dossier du projet « M » arrive de nouveau sur la table municipale. Comme prévu, l’opération de dépollution, indispensable avant le début des travaux du projet, sera soutenue par un financement public. « Nous avons la semaine prochaine une réunion finale avec le Sous-Préfet de Valenciennes afin de valider un financement via le Fonds Vert », précise le maire.
Ce dernier profite de la question d’Eric Castelain pour apporter tout son soutien aux investisseurs. « Je suis très soucieux que ce projet arrive à terme. J’ai bien conscience que l’investisseur privé met 10 millions d’euros, c’est énorme ! Cette installation sera bénéfique pour l’attractivité de notre commune ! »
« Moi aussi, j’espère que ce projet va aller au bout, car sinon la ville devra racheter à l’EPF le bâtiment pour 300 000 euros (environ)», conclut Eric Castelain.
Une école maternelle ferme sur la cité thermale
La délibération relative à la fermeture de l’école maternelle Eugène Thomas, en centre-ville, souligne déjà qu’un établissement scolaire peut se vider de ses classes sur ordre de l’Académie du Nord, mais le maire demeure le seul à pouvoir fermer l’école proprement dite.
Avec six écoles primaires (maternelle et élémentaire) en centre-ville, la cité thermale a fait un choix de longue date sur la présence de petites structures pédagogiques en coeur de ville. Diminution drastique de la démographie en France, baisse de la population sur Saint-Amand, le remplissage des établissements scolaires est en souffrance partout.
C’est pourquoi, l’école maternelle Eugène Thomas va fermer ses portes pour la rentrée 2027. « Il nous reste encore 5 écoles dans le centre ville. Nous conserverons nos écoles de proximité, c’est un choix (politique) », répond Fabien Roussel à Eric Castelain et Bérangère Maurisse sur une proposition d’une nouvelle structure, car « nous ne pouvons pas conserver des équipements vétustes à n’importe quel prix. Ces écoles sont obsolètes ! »
Face à ces enjeux essentiels, une réflexion collégiale s’est installée sur les choix futurs à travers une commission ad hoc. « Je suis satisfait que cette réflexion 2035 démarre sur les écoles de centre-ville », déclare Antoine Deltour. « Nous aurons des échanges sans tabous. Il faut attirer des jeunes familles sur Saint-Amand-les-Eaux, car nous avons tous les équipements pour les enfants », ajoute Fabien Roussel.
En marge, le financement d’une extension sur l’école primaire Georges Pauwels à hauteur de 531 000 euros est mis en pause. « Nous attendons la juste répartition des enfants dans toutes les écoles afin d’éviter toute autre fermeture sur notre commune », conclut le maire.
Daniel Carlier




















