Vélorution, un message écologique au delà des clivages politiques
Le comité « 26 septembre » a décliné partout en France, notamment dans 20 communes sur la région Hauts de France, une déambulation en vélo afin de porter l’urgence climatique absolue aux oreilles de nos gouvernants d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi, un parcours en vélo au départ de la Place d’Armes à Valenciennes, en sécurité, a participé à cette démarche écologique et revendicative. Bien sûr, l’ADAV, antenne de Valenciennes, était au premier rang de cette initiative percutante à la veille d’une respiration démocratique jamais aussi impactée par les conséquences écologiques sur le quotidien des Françaises et des Français.

En effet, à la sortie d’un été caniculaire où la France (et l’Europe) a connu un épisode mortifère avec plus de 8 000 morts (en surmortalité), un collectif composé de multiples acteurs associatifs souhaite se poser au delà de ce moment éruptif républicain. Plus simplement, si toutes les décisions actées par les gouvernants étaient déjà appliquées. « Les 150 mesures du 3ème PACC (Plan national d’adaptation au changement climatique), initié par Christophe Bechu en 2024, ne sont pas encore opérationnelles, aucune mise en oeuvre à ce stade », explique Bertrand, le co-organisateur avec Emilie de cette manifestation. Bref, tout simplement, l’action politique velléitaire est souvent l’apanage de nos gouvernants, si les actes politiques se traduisaient dans l’action du quotidien, la transition écologique avancerait plus vite. En un mot, la planification, voire une trajectoire écologique, voilà ce qui fait défaut quel que soit le contenu de celle-ci !
« On subit les changements climatiques et nous voulons, à travers ces manifestations dans toute la France, alerter à la fois les candidat(e)s à la Présidentielle, mais au delà sur la nécessité d’une organisation de notre société en cohérence avec ce changement climatique », ajoute-t-il.
Ce collectif associatif veut donc à la fois peser sur les orientations des futures autorités sans mécaniquement s’associer à un mouvement politique. Presque basique de le rappeler, mais un feu de forêt ou une inondation dévastent tout autant une collectivité locale gouvernée par un édile de droite que de gauche. Seule la capacité à anticiper ces nouveaux paramètres devient la ligne de conduite et par suite le point de bascule, ou pas, des décisionnaires politiques de proximité. Et croyez-moi, la portée de baffes modifie considérablement un choix local, moins idéologique, plus pragmatique. D’ailleurs, si nos gouvernants au coin de la rue n’ont pas compris durant cet été qu’il faut agir en faveur de l’adaptation climatique et écologique dans notre urbanité et notre ruralité, c’est à désespérer de tout !
Daniel Carlier




















