Nouvelle candidature officielle sur la 20ème, David Bustin, avec l’investiture UDI, sera en lice pour cette élection législative singulière sur cette circonscription, aujourd’hui détenue par le député historique Alain Bocquet.

David Bustin «Je ne serai pas responsable de la division de la droite dans la 20ème»

Dans le cadre de la dernière législative, la 20ème circonscription a fait l’objet d’un redécoupage électoral étrange. Toujours fort d’un Amandinois très présent, des villes sont rattachées, façon tambouille politique, comme Vieux-Condé, Beuvrages, Bruay-sur-l’Escaut et surtout une des villes les plus importantes du Valenciennois, Anzin attenante à Valenciennes !!!

Ensuite, la 20ème, n’est pas fondamentalement de gauche ou de droite, c’est celle d’Alain Bocquet. Dans sa 46ème ou 47ème année à l’Assemblée nationale, les citoyens ont voté pour l’homme bien avant toute étiquette d’un parti politique. Il a choisi son mandat local et intercommunal jusqu’à son échéance et laissera donc le champ libre aux ambitions de toutes tendances politiques confondues.

«Je suis un décrocheur» 

David Bustin, 46 ans, pacsé depuis 12 ans, 3 enfants au sein d’une famille recomposée, porte un nom politique emblématique sur ce territoire à l’instar d’un Jean-Louis Borloo. Il a souhaité recadrer son parcours de vie, son chemin vers cette candidature aux législatives 2017.

D’abord, il ne cache pas son C.V «je n’ai même pas mon BEPC, je suis un décrocheur et de fait un pur autodidacte. Je suis reparti dans les études tardivement à travers des équivalences (VAE)». Ensuite, il veut dire haut et fort que son activité professionnelle n’est pas tombée du ciel, et pas gratuitement : «J’ai deux activités professionnelles privées, je ne veux pas vivre de mes émoluments politiques. Je suis agent d’assurance Axa, un portefeuille que j’ai acheté auprès de cette compagnie d’assurance en 2007, suite à l’arrêt de mon père. Mon souci, chaque mois, est le paiement des salaires (chargés). Je suis sur l’embauche d’un 4ème salarié recruté via le Bon Coin et pas chez Pôle emploi », souligne-t-il. Le rapprochement de l’ANPE, organisme public, et de l’ASSEDIC, organisme privé, n’est la plus heureuse initiative de Jean-Louis Borloo, elle ne figure pas dans le haut de son C.V…

«Ensuite, depuis 2000, j’ai une activité moins connue de conseils pour les collectivités publiques. J’analyse les besoins et les risques des communes, interco etc., puis je les accompagne à travers un cahier des charges. Cela me donne une parfaite connaissance des tendances dans les collectivités locales».

Incontournable, le poids des personnalités politiques familiales comme Georges Bustin «avec qui j’ai beaucoup échangé. J’ai acquis grâce à ces discussions mes convictions d’aujourd’hui et notamment son humanisme», précise-t-il. Sur son arrivée en politique, elle intervient à l’élection municipale en 2014 «où nous étions sur une liste sans étiquette et avons battu Serge Van der Hoeven, aujourd’hui suppléant du député Alain Bocquet», précise-t-il. David Bustin est également un jeune politique dont l’émergence correspond à la fin de la loi Chevènement. Sur un territoire, de 35 communes, composé de 200 000 habitants, c’est un élu communautaire fléché au suffrage universel et élu comme vice-président en charge des thématiques, très larges, sur le développement durable.

«Je suis centriste, avec l’investiture UDI, pour cette élection législative. Je respecte une hiérarchie et une organisation. Je ne comprends pas comment on peut s’engager sans étiquette dans ce type d’élection. Le député a besoin d’une représentativité (donc d’un groupe parlementaire)», souligne-t-il. C’est un argument car un député solitaire comme Jean Lassalle, groupe politique à lui tout seul, est rarissime dans l’hémicycle.

«Etre député, vous devez être force de proposition. La thématique de l’Education, de par mon parcours, est essentielle à mes yeux», ajoute-t-il. Mais le premier pas indispensable à sa candidature «c’est une investiture familiale, d’abord ma femme et mes enfants. C’est une aventure humaine avant tout».

Embouteillage

La particularité sur cette circonscription est l’embouteillage à gauche, mais également à droite. Pourtant, Olivier Blondel, en charge de l’investiture Les Républicains, ne voit  pas «de candidat naturel sur la 20ème circonscription». Par contre, dans un second temps, il perçoit une légitimité locale pour la candidature d’Eric Castelain, élu d’opposition sur la commune de St-Amand-les-Eaux.

Pour autant, David Bustin sait que les partis politiques sont en négociation dans les étages supérieurs. C’est une circonscription en pointillé… «Eric Castelain fait un passage en force. Visiblement, il connaît très mal cette circonscription. Et là, il ne faut pas se tromper d’élection, ce n’est pas l’élection du maire. Je ne serai pas responsable de la division de la droite sur la 20ème circonscription ! », lance David Bustin.

Pour répondre aux propos d’Eric Castelain, dans un entretien de la Voix du Nord, il ne verse pas dans la vacuité : «J’ai des origines familiales, mais pas politiques. Je ne renie rien. J’ai un héritage de pensée politique, mais certainement pas du Parti Communiste », assène-t-il. Par contre, il ne masque pas son admiration pour Cécile Gallez qui « a initié le tri sélectif » à une époque où le terme développement durable n’était qu’un mirage !

Le suppléant(e) n’est pas encore gravé(e) dans le marbre : «J’ai la volonté de prendre une femme comme suppléante. C’est pour moi un facteur d’équilibre ! »

Sur la même ligne dans le money time, la liste des partants sera extrêmement indécise dans la 20ème circonscription, et certains pourraient réaliser un faux départ, attention au sifflet du starter !!

Publié par Daniel Carlier le 26 janvier 2017
20ème circonscription David Bustin
David Bustin veut «décrocher» la 20ème !
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