La cérémonie des voeux fut très dense au Centre Hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux, remise des médailles du travail, départ en retraite, signature d’une convention avec le privé pour l’imagerie médicale, et enfin le pictogramme S3A avec l’APEI du Valenciennois (visuel d’une équipe de l’hôpital public).

(Visuel  Michel Thumerelle, Georges Maillot, et Alain Bocquet)

Une imagerie médicale publique/privée au Centre Hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux

Tout d’abord, cette journée était marquée par deux signatures de conventions structurantes. En effet, l’arrivée d’un scanner dernier cri à l’hôpital de Saint-Amand-les-Eaux a permis à la population amandinoise de bénéficier d’une imagerie médicale de premier plan. Sauf que « nous avons un matériel de pointe, mais pas de médecins. Notre imagerie médicale est en souffrance », explique Michel Thumerelle, le Directeur du Centre Hospitalier de Saint-Amand.

C’est pourquoi le Centre Hospitalier a décidé de conventionner avec le privé. « L’imagerie est le pivot  d’un centre de soins. A travers cette convention, un meilleur service sera apporté à la population », souligne le Dr Abdelhakim Tyazi radiologue sur la cité thermale.

Michel Thumerelle et le Dr Abdelhakim Tyazi

Le S3A (Accueil, Accompagnement, Accessibilité)

Georges Maillot et David Leclercq

Le Centre Hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux est le premier établissement public de santé, dans le Valenciennois, a conventionné avec l’APEI du Valenciennois. « Le handicap fait peur et a obligé les personnes en situation de handicap intellectuel a vivre reclus. En 1997, le pictogramme S3A fait son apparition, mais ne commence sa diffusion qu’en mai 2 000. Le temps de propagation de ce pictogramme symbolisant l’accessibilité universelle fut long, à l’image du label PMR (Personne à Mobilité Réduite) portée par l’association APF (Association des Paralysés de France) », souligne Georges Maillot, le président de l’association de l’APEI du Valenciennois.

A ce stade, 27 personnes du CH de Saint-Amand ont été formées à l’accueil des personnes avec une déficience cognitive. « La démarche S3A (Accueil, Accompagnement, Accessibilité) vise à améliorer l’inclusion de ce public. Cette collaboration avec l’APEI du Valenciennois va plus loin, puisque cette association va participer à notre projet d’établissement », indique Delphine Dambre, chef du Pôle Médico-social au sein de l’établissent de santé de l’Amandinois.

David Leclercq, directeur de l’APEI du Valenciennois, précise « que nous corrigeons une anomalie. En effet, le CH de Saint-Amand avait pris l’initiative d’un conventionnement avant la ville de Saint-Amand-les-Eaux qui a reçu dernièrement ce pictogramme. Nous réparons ce petit loupé ».

Delphine Dambre

Concernant la démarche S3A, après les villes de Condé-sur-l’Escaut, Saint-Amand-les-Eaux, les établissements culturels du Boulon et du Phénix, vendredi dernier le Centre Hospitalier de la cité thermale va pouvoir apposer ce pictogramme symbole de l’accessibilité universelle. Demain, la ville d’Anzin (3ème commune du Valenciennois) est en cours de formation sur le S3A. Elle devrait être la prochaine commune conventionnée en attendant « un autre établissement de santé dans le Valenciennois », conclut-il.

M. Michel Thumerelle, Directeur du Centre Hospitalier de Saint-Amand : « L’hôpital public va mal »

Sur un plan plus global, le directeur du CH de Saint-Amand déclare « pour la 1ère fois, nous sommes déficitaires. L’hôpital public en France cumule un déficit d’1,5 milliards d’euros, 183 millions d’euros dans les Hauts-de-France, et 700 000 chez nous. L’hôpital public va mal ».

Pour autant, tous les indicateurs sont au vert. « Je félicite toutes les équipes soignantes. Il n’y a aucune baisse de l’activité médicale. Nous avons maîtrisé notre masse salariale. Non, c’est un déficit du système de l’Hôpital public français », souligne le directeur. Dans son rôle social, l’hôpital public continue de recruter. « Nous avions prévu d’embaucher 25 CDI, ce fut 31 CDI courant 2017 + 9 stages stagiaires. En 2018, nous prévoyons 5 à 7 embauches et toujours des stagiaires », ajoute Michel Thumerelle.

Dr Nathalie Brohette

Pour sa part,  Dr Nathalie Brohette, Président de la Commission Médicale d’Établissement, met en exergue « le lien essentiel avec le 1er recours, la médecine libérale. Nous ne sommes pas hospitalo-centrés ! » Cette signature avec un praticien privé pour les consultations illustre parfaitement ce lien indispensable entre la médecine de ville et l’établissement public de santé.

Alain Bocquet : « Nous sommes au bout d’un système »

La situation de l’accessibilité à l’hôpital public français demeure problématique. « Nous sommes au bout d’un système de gestion comptable de la santé publique. De même, nous devons anticiper le vieillissement et construire les EPHAD du XXIème siècle. Nous avons un projet sur l’ancien Leclerc dans la ville. A priori, la participation de l’ARS n’est pas acquise. Je ferai tout ce qui est possible pour faire aboutir ce dossier », conclut le maire de Saint-Amand-les-Eaux.

Les médailles du jour étaient au nombre de 5 :

    Gérald DELACOURT (médaille d’argent)

    Nadine DELVAL (médaille d’argent)

    Sabrina FOSSATI (médaille d’argent)

    Mickaël JOVENIAUX (médaille d’argent)

    Philippe MASSARO (médaille d’or)

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 28 janvier 2018
Alain Bocquet Centre Hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux Georges Maillot Michel Thumerelle S3A
L’APEI du Valenciennois et la radiologie privée conventionnent avec le CH de St-Amand
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