L’association support ADELI avait son lot d’ondes positives en ce début d’année 2019, nouvel adhésion avec l’association CAP-IL, projet d’activité connexe en faveur de l’insertion, et résultats d’ensemble positifs pour ces 4 mousquetaires de l’insertion, AGEVAL, Prim’Toit, ADACI, et Entraide (visuel Maurice Hirson et Patrick Roussiès).

L’insertion sociale, l’invariable baromètre de l’état social d’un territoire

L’insertion sociale, chacun voudrait qu’elle n’existe pas, car chaque citoyen serait en activité, sous un toit, en situation de subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Force est de constater qu’aucun pays n’arrive à relever ce défi ! Même dans un pays comme la France où la puissance publique demeure extrêmement présente, sans pour autant résoudre l’équation financière opposant main tendue aux plus démunis et allègement de l’emprise financière publique sur les citoyens.

C’est pourquoi, l’existence d’associations dans le domaine de l’insertion sociale constitue (encore) le seul outil efficace. Sur le Valenciennois, le tissu associatif est très riche avec notamment ADELI. Cette structure Association pour le Développement de lʼEmploi, du Logement et de lʼInsertion – ADELI, a été créée en 2011, elle regroupe depuis l’origine l’association AGEVAL, acteur historique de l’insertion par l’emploi, et Prim’ toit dont le coeur de métier est l’insertion des jeunes passant par l’accès à un logement ; chemin faisant deux autres acteurs de l’insertion de proximité, ADACI et Entraide, sont venus grossir les rangs d’ADELI.

Equipe de CAP-IL

Pour mémoire, la fonction d’ADELI est de mutualiser les services supports, communication, RH, comptabilité très lourde à l’heure de l’intégration du prélèvement à la source par les entreprises et associations, sans compter toute autre fonction transversale dans la mise en oeuvre de projets. Prévenir, c’est gérer l’avenir. « Nous avons réduit nos coûts par deux sur nos fonctions transversales, c’était au delà de nos espérances », souligne Patrick Roussiès, président d’ADELI et d’AGEVAL. Cela permet mécaniquement plus de budget pour le public assujetti au RSA géré par ces 4 associations.

Fin 2018, ce quatuor comprenait 800 salariés, un budget de 20 millions d’euros, 650 salariés en CDDI, et 650 jeunes pris en charge par Prim’Toit.

En 2011, certains responsables associatifs avaient donc senti, voire vécu, un mouvement de contraction budgétaire de l’Etat, une incitation claire au regroupement des compétences pour survivre tout simplement. C’est une litote, ces 4 associations dans le champ social sont toutes dépendantes du ruissellement financier de l’Etat. C’est sans doute la raison première ayant poussé un nouvel adhérent, l’association CAP-IL, a rejoindre l’association ADELI.

« Nous voulions conserver notre identité », Maurice Hirson

Sur les fonts baptismaux depuis 1992, CAP-IL est une association dédiée à l’accompagnement social intervenant sur le Valenciennois, le Cambrésis, voire le Lillois. Elle travaille sur le fond avec une famille en situation de précarité, les tenants et les aboutissants de cet état de fait, les solutions identifiées, une chirurgie sociale ô combien nécessaire tant le broyeur administratif pousse certains publics à ne même plus chercher ce recours, c’est une explication partielle de l’errance d’une jeunesse perdue, plus globalement des SDF.. Son action est complémentaire avec celle menée par Prim’Toit.

« Nous pouvions fusionner avec d’autres structures, voire nous faire racheter, mais nous voulions conserver notre identité, et en même temps protéger nos six salariés déjà bien accueillie par les autres associations », conclut Maurice Hirson.

CAP-IL sera donc le « 5ème élément » de la « Force » chez ADELI.

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 16 janvier 2019
ADELI Maurice Hirson Patrick Roussies
ADELI fédère, CAP-IL adhère !
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