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« Laissez-nous travailler ! »

A l’initiative de l’UMIH du Grand Hainaut, les professionnels dont les commerces sont encore fermés administrativement étaient présents sur la Place d’Armes, mais également toutes les professions clientes. Oui, la restauration et associés sont découragés. Ils veulent faire entendre une voix à l’unisson « Laissez-nous travailler ! ».

Christophe Robitail, président de l’UMIH Grand Hainaut : « Zéro recette, zéro charge, c’est faux ! »

L’appel de l’UMIH du Grand Hainaut fut visiblement très relayé, car des professionnels de l’ensemble des Hauts-de-France étaient présents dans l’épicentre de la commune de Valenciennes.

Restaurateurs, bars, cafés, parcs de loisirs, mais également les fournisseurs de ce tissu économique de proximité boivent la tasse. « Le but de cette manifestation est de se faire attendre. Le gouvernement navigue à vue, et nous n’avons aucun repère. Notre volonté est de travailler. D’ailleurs, les aides ne suffisent pas, et certains ne rentrent pas non plus dans les cases », commente Christophe Robitail, le patron du restaurant « Au Petit Béret », Place Saint-Nicolas, et président de l’UMIH Grand Hainaut.

De plus, la réalité des chiffres est implacable. Le gouvernement nous dit : « Zéro recette, zéro charge, c’est faux ! Vous avez toujours des charges en cours. Le PGE est une dette, un crédit à rembourser tôt ou tard… ! », lâche Christophe Robitail

fermeture (sanitairement) injuste “, Christophe Robitail

Ce qui exaspère ces professionnels réside également sur les conséquences sanitaires. « Tous les protocoles sont respectés chez les professionnels restaurateurs. Là, vous allez voir fleurir des fêtes sauvages pour les soirées de fin d’année… sans aucun respect sanitaire. C’est une fermeture injuste », ajoute Christophe Robitail.

Pour le patron de l’Adriatico, Avenue Macarez à Valenciennes, Pino Bifarella : « Personne ne respecte plus que nous les conditions sanitaires dans nos établissements ».

« Nous respectons tout le protocole sanitaire, et à la fin on ferme », Eric Yackx

Un propos soutenu par Eric Yackx, le patron du Bistrot de Charles Avenue de Reims à Valenciennes… « l’immense majorité des professionnels ont installé des plexis, acheter des masques, du gel, etc. J’ai supprimé 20 places dans mon restaurant. En résumé, nous respectons tout le protocole sanitaire, et à la fin on ferme ! », explique désabusé Eric Yackx.

Oui, le sentiment général est également une immense vague de découragement par ces professionnels près de chez nous. « On ne mesure pas l’impact psychologique de ce 2ème confinement, les suicides, les dépressions, etc. Nous sommes essentiels pour le bonheur », ajoute Christophe Robitail.

« C’est 85% de mon chiffre d’affaire », Les Caves de l’Abbaye

Au sein de cette foule de plusieurs centaines de personnes, les commerces fermés administrativement n’étaient pas les seuls. « Les restaurateurs, cafés, et bars, et établissements de nuit, représentent 85% de mon chiffre d’affaires. On préfère le bon que le volume avec des grandes surfaces. Nous sommes huit salariés, 6 sont en chômage partiel, mais nous n’avons droit à aucune aide », commente le chef d’entreprise des « Caves de l’Abbaye » à Saint-Amand-les-Eaux . A savoir que la bière prêt à consommer, contrairement au vin, ne se conserve pas plus de quelques mois… !

D’autres professions étaient donc présentes en lien étroit avec la restaurant et consorts. « On a choisi ce métier pour le contact. Il y a beaucoup de contraintes, mais nous compensons avec un métier que nous aimons chaque jour », indique Christophe Robitail.

« Les plats à emporter ne suffisent pas », Eric Yackx

L’autre point clé s’inscrit dans la poursuite d’une activité minimale à travers les plats à emporter. Au microscope, on s’aperçoit que les professionnels, seul ou en couple, déjà grand pratiquant du plat à emporter, tire leur épingle du jeu. Par contre, dès que vous avez des salariés… : « Les plats à emporter ne suffisent pas, je perds de l’argent en assurant ce service. Il n’y a plus de vente de boissons, les petits plus qui font votre marge. Vous gagnez très peu sur le solide », précise-t-il.

Enfin, un aspect pas anodin fait jour « j’ai un employé qui a assuré ses 36 heures par semaine durant un mois, il a gagné 20 euros de plus que son collège en chômage partiel. Là, il y a un problème ! », assène Eric Yackx.

Personne ne croit à la réouverture le 20 janvier 2021…

D’autres professions sont touchées par une fermeture administrative

Enfin, la perspective d’une réouverture le 20 janvier prochain pourrait illuminer les âmes et les coeurs sauf que… Personne n’y croit une seconde. « Je suis heureux pour les commerçants qui ont pu réouvrir le 28 novembre. Tant mieux pour eux ! Pour notre part, nous ne croyons pas du tout à une réouverture le 20 janvier prochain », lance le Président de l’UMIH, un sentiment clairement partagé dans la foule.

A noter également la présence de nombreux élus de la ville de Valenciennes et de la Région Hauts-de-France, à titre personnel le plus souvent, car l’heure est très grave !

Respectons ces professions… !

Outre la commande de plats à emporter chez ces professionnels de proximité, le meilleur service à rendre à tous est de respecter les gestes barrières, limiter les invités à Noël…, adopter un comportement responsable pour que nous puissions de nouveau manger un morceau hors de nos 4 murs… !

Daniel Carlier

 

 

 

 

 

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