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Gladys Pierronne : « Les Sots du Village, c’est un spectacle au sein d’un théâtre immersif »

Les 14 et 16 mai prochain, au sein du presbytère de l’église de Quarouble quasi attenante à la mairie, la reconstitution d’un village en 1945 sera le décor d’une mise en lumière du vote des femmes en France. A la baguette, la Cie théâtrale « Les Bras Cassés » vous fera vivre ce moment d’histoire (tardif) de la république française.

Le 29 avril 1945, les Françaises votaient pour la première fois lors des élections municipales, un moment intense pour notre société phallocrate que cette association de Quarouble a voulu vous faire revivre à travers 19 scénettes de la vie quotidienne…

Pas banal comme thématique, voire assez piquante puisque les artistes poussent la gageure plus loin. Un peu comme dans un « rétro-futur », mentionne Gladys Pierronne ; elles imaginent les scènes de la vie quotidienne, les débats Homme/Femme au coin de la rue, voire ces nouvelles suffragettes en train de rêver à l’après Droit de vote des femmes… !

Gladys Pierrone pique à vif notre curiosité sur les 19 scénettes in vivo : « Imaginez dans les foyers, les prises de positions diverses, imaginez des religieuses qui doivent choisir entre deux hommes sous l’oeil autoritaire de la mère supérieure, imaginez les discussions  en catimini entre hommes ou entre femmes dans les bistrots du coin ou sur les trottoirs  du village, imaginez les femmes se mobilisant pour créer une liste électorale composée de femme. Les Sots du Village, c’est un spectacle au sein d’un théâtre immersif. »

On subodore déjà quelques savoureuses situations pour ce retour en arrière et une projection dans le futur, voire encore plus loin l’ouverture d’un compte bancaire à leur nom (osé), la prise d’une pilule contraceptive (non mais), l’autorisation de l’IVG (ça va trop vite), et même de ne plus dépendre du pouvoir de l’homme pour obtenir un emploi (non, c’est possible encore aujourd’hui, mince alors !), bref… les choses de la vie ordinaire en 1945, mais pas que. Là où la démonstration s’arrêtera pourrait se situer au niveau des violences conjugales, intrafamiliales, et des féminicides. Certes, une chose a changé véritablement en 2026, on compte les cadavres année après année… !

Un village reconstitué

Pour se mettre dans le décor de cette fin de seconde guerre mondiale, l’association a d’abord fait appel à un professionnel reconnu pour la location de matériel de cette époque. « C’est MAX, le loueur le plus connu dans le monde du cinéma et festivités sur cette  période (Présence de véhicules, et tentes de guerres authentiques). » Tout cela au milieu d’un petit centre bourg d’époque avec la présence de géants, de musiciens (accordéon, flutes…), et même d’une cantatrice dans l’église.

Ainsi, vous pourrez déambuler de 11h à 19h le jeudi 14 et le samedi 16 mai au sein du jardin du presbytère de Quarouble pour vivre ces scénettes de le vie quotidienne en 1945. Entre deux tranches de vie, la petite restauration est assurée sur place.

L’entrée est à fixée à 5 euros pour les adultes et gratuit avant 12 ans.

Daniel Carlier

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