Le Syndicat des Eaux du Valenciennois c’est plus de 200 000 habitants et 25 communes. Ça pèse son poids. Ce jeudi au sein de l’hôtel de ville de Vieux-Condé, le PIMMS, Point d’Information Médiation Multiservices de Valenciennes et L’eau du Valenciennois ont signé une convention de partenariat afin de mettre en place une démarche commune et innovante en faveur de la maîtrise des consommations en eau sur le territoire.

Par l’article L115-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles, le non-paiement des factures n’entraîne plus la coupure d’eau mais la dette reste due !

Le non paiement des factures n’entraînent plus de coupure d’eau ni de réduction du débit, et ce depuis l’entrée en vigueur en 2016 de l’article L 115-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles, c’est devenu un droit inaliénable. Seulement la note reste à payer ! Résultat : celle-ci risque de piquer sérieusement mis bout à bout ! Car pris dans la spirale des impayés, un foyer peut cumuler, cumuler et cumuler encore, telles les gouttes d’eau qui tombent petit à petit dans le lavabo et qui finissent pas faire déborder celui-ci…  « et dans ces conditions, certaines familles ne viennent plus solliciter d’aide directement bien que la dette ne soit pas effacée», explique Guy Bustin, qui ce jeudi a triple casquette, maire, président du C.C.A.S. et vice-président du Syndicat des Eaux du Valenciennois, devant une assemblée composée de nombreux élus et de personnalités du territoire, dont Jean-Roger Berrier, président du Syndicat des Eaux du Valenciennois et Renaud Camus, Directeur Régional d’Eau et Force.

Et même si les demandes d’aide aux impayés d’eau restent inférieures à celles du gaz et de l’électricité, celles-ci atteignent quand même des sommets. Nicolas Picard, directeur du C.C.A.S. de Vieux-Condé annonce «quand les usagers arrivent au C.C.A.S., il peut y avoir 2000 € d’impayés. Beaucoup de foyers sont et vont être touchés. Nous avons entre 20 et 30 situations compliquées. Le C.C.A.S. et le PIMMS ont des actions complémentaires».

Sébastien Morel, directeur du PIMMS, et Sylvie Zante, membre du bureau, détaillent «nous sommes opérationnels dès maintenant. Il faut être le plus pédagogue possible et le moins intrusif. Il faut convaincre les gens du bienfait de notre action». Le directeur ajoute «ces actions seront de la médiation à domicile, un diagnostic social, une aide à la consommation, mais aussi un accueil dans les permanences ( 1 rue Védrine à Valenciennes) et enfin des actions collectives aux écogestes. Le diagnostic réalisé avec l’usager permettra de trouver une solution mais aussi de faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus».

Sensibiliser les habitants sur la consommation d’eau et les économies à réaliser.

Comme l’a expliqué Renaud Camus, Directeur Régional d’Eau et Force, les équipes sont allées à la rencontre des habitants sur le territoire pour mettre en place ce projet qui remet l’usager au cœur du service, lui permet de connaître et comprendre sa consommation, de savoir la diagnostiquer et d’apprendre à faire des économies. Certes la facture d’eau ne représente qu’1% du poids du budget des ménages, mais savoir la maîtriser est important tant pour des raisons économiques qu’ écologiques.

Le PIMMS, dont les compétences de médiation et de sensibilisation sont reconnues, va donc commencer à tourner les pages de ce dossier sensible et à frapper aux portes des foyers Valenciennois. A partir de ce jour, ce sont 800 foyers / an qui pourront bénéficier d’un médiateur à domicile afin de leur apporter la solution la plus adaptée à leur situation. Il faut dire qu’en 2015, les agents de médiation du PIMMS ont traité les demandes de 4251 usagers pour près de 6223 sujets dont plus de la moitié liés à l’énergie.

Le coach cons’eau et une station de décarbonatation sur le territoire.

Des innovations développées pour le service de l’Eau du Valenciennois facilitent la démarche : la télérelève des compteurs permettra à chacun d’accéder au suivi en temps réel de sa consommation, et surtout la toute nouvelle application interactive : le coach cons’eau, qui accompagnera l’utilisateur sur son smartphone. Un coach virtuel, créé avec la start-up We feed the troll des Serres numériques de Valenciennes, assistera de façon ludique l’usager.

Le Directeur Régional d’Eau et Force, satisfait, annonce «qu’un projet de station permettra au territoire d’avoir la plus grosse usine de décarbonatation au Nord de Paris».

Kesako une usine de décarbonatation ?

C’est tout simplement comme de grands adoucisseurs collectifs, car ces usines permettent d’extraire le calcaire en excès dans l’eau.

L’eau du robinet change ! Boire de l’eau du robinet serait une économie pouvant aller jusqu’à 400€ par an !

Moins de calcaire mais aussi moins de chlore, au captage et à la distribution, offrent à l’eau un meilleur goût. Une meilleure qualité mais aussi des avantages pour le porte-monnaie car « les économies réalisées par un foyer qui abandonne l’eau minérale pour l’eau du robinet peuvent s’élever jusqu’à 400 € par an. L’eau décarbonatée c’est entre 400 et 600 € par an pour les familles», avance Renaud Camus.

Jean-Roger Berrier, président du Syndicat des Eaux du Valenciennois, a pour maître mot de remettre au goût du jour le sentiment d’appartenance. D’ailleurs pour cela, l’usager peut prendre connaissance de tout le schéma de l’eau, très pédagogique, qui est expliqué et détaillé à l’agence de l’Eau du Valenciennois, inaugurée à Anzin, récemment. Alors ça commence quand ce partenariat qui a pour objet d’accompagner les foyers Valenciennois vers une meilleure maîtrise de leurs consommations en eau, qu’il s’agisse de publics dits « fragiles » ou du grand public ? « Maintenant ». Parce qu’aider, ce n’est pas seulement donner, c’est aussi apprendre !

Publié par Celine Druart le 3 novembre 2016
Jean-Roger Berrier PIMMsS Renaud Camus Syndicat des Eaux du Valenciennois Vieux-Condé
Un partenariat SEV/PIMMS pour mieux maîtriser ses consommations d’eau
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