Dans la cité des 21 Grands Prix de Rome, le Centre Hospitalier de Valenciennes, voire du HainauCambrésis, continue de s’ouvrir à la culture. Installée sur le parvis de l’hôpital Jean Bernard, une statue contemporaine d’Alain Kirili a été présentée officiellement.

Le CHV au coeur de sa cité

Lorsque l’on évoque un lieu très fréquenté, le citoyen pense à une gare SNCF, voire routière, un centre commercial etc., mais jamais à un établissement hospitalier. «Pourtant, il passe 2 millions de personnes par an au sein du CHV», souligne le directeur Philippe Jahan. Un hôpital public est un lieu de vie et celui situé Avenue Desandrouin, à Valenciennes, voit plus de passage à l’année que le cinéma Gaumont dans le quartier de la Briquette.

nuitDans cette optique, la culture pour tous a toute sa place dan cet espace de vie. «La ville de Valenciennes a une identité statuaire. Depuis de nombreuses années, j’essaye de récupérer une oeuvre du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes. Ce dossier s’est débloqué grâce, à Geneviève  Mannarino (adjointe à la culture), notre responsable à l’action culturelle et Thomas Delbarre, de la communication. Aujourd’hui, je suis très fier de l’implantation de cette oeuvre contemporaine de qualité. Elle a déjà pris sa place dans son décor», poursuit le directeur.

Une action culturelle prolongeant la collaboration «avec le Phénix, car nous faisons appel des professionnels», ajoute le directeur 

Alain Kirili

Cette statue sur le parvis du CHV est une oeuvre, en fonte, d’Alain Kirili. Cet artiste contemporain a déjà réalisé une exposition remarquée, en 2002, au sein du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes. Elle s’inscrivait dans un dialogue avec un grand artiste Valenciennois, un Grand Prix de Rome, le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux.

Parmi une vingtaine d’oeuvres dont Alain Kirili a fait don à cette époque, une sculpture est restée plus d’une dizaine d’années dans le hall du Musée des Beaux-Arts. Son nom est «Grande Nudité», mais après les travaux de rénovation «elle avait du mal à trouver sa place dans cette nouvelle configuration du Musée. Cette oeuvre -Grande Nudité- représente un corps, c’est une esquisse», explique le conservateur du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes.

Pour l’adjointe à la culture de Valenciennes, Geneviève Mannarino : «Cette installation sur le parvis du CHV va dans le sens de la culture hors les murs. Cette démarche s’inscrit également dans notre partenariat global avec le Centre Hospitalier. C’est un dépôt, renouvelable, durant 5 ans», conclut-elle.

Publié par Daniel Carlier le 16 janvier 2017
Centre Hospitalier de Valenciennes CHV Philippe Jahan
Le CHV, Grand prix de la santé… culturelle !
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