A la tête de l’association La Pose depuis 27 ans, Francine Deloge quitte ses fonctions en juin prochain. Pendant toute cette période, la responsable a inscrit la structure dans une vocation, nouvelle sur le territoire, accompagner les familles en détresse vers une vie normale par plusieurs moyens : travail, logement et resserrement des liens parentaux…

(Visuel, l’équipe éducative, à gauche la directrice Francine Deloge)

Valenciennes/Aide aux familles démunies

Dans le domaine de l’insertion les structures ne manquent pas.eu égard à l’ampleur de la misère sociale. Face à ceci, La Pose, rue Abel de Pujol, a choisi, depuis sa création il y a plus de vingt ans, de combler un vide et de se consacrer aux familles en butte à des difficultés, « divorce, violence conjugale, cohabitation, enfants en placement… », détaille la directrice. Le but étant de proposer une réponse globale contre «l’exclusion et en faveur d’une inclusion sociale», poursuit-elle. Pour ce faire la structure privilégie trois axes : Elle met à disposition des familles orientées par le 115, numéro d’urgence sociale, des petits appartements, de vrais lieux de vie où les familles puissent retrouver dignité et intimité  grâce à des logements adaptés, à visage humain, « un coin de nuit, un coin du jour et des sanitaires », ajoute-t-on. Un dispositif spécial, ateliers, groupe de parole…vient aider les personnes hébergées à trouver un confort et rompre leur solitude.

Les locaux de la Pose/ 9 rue Abel de Pujol à Valenciennes

Les locaux de la Pose/ 9 rue Abel de Pujol à Valenciennes

Autres espaces viennent compléter cette prise en charge globale. Un lieu spécial permet aux parents séparés de rencontrer dans un cadre légal, leurs enfants. C’est ce qui permet à la famille, en dépit des difficultés, de maintenir un minimum de lien et à l’enfant de bien évoluer. Dans cette même optique l’asso propose aux enfants en âge d’être admis aux centres de loisirs d’y participer. Mais c’est dans le domaine de l’emploi que La Pose s’est faite remarquer. Son atelier «A 4 épingles» rue de Paris, offre à des femmes «sans qualification» et parfois sans ressources une chance de faire une immersion dans le monde du travail via deux activités : la couture et le repassage. L’atelier rencontre un franc succès et sert de tremplin pour toutes ces femmes à élaborer un projet professionnel. Chaque année 60 à 70 d’entre elles transitent par ce lieu pour ensuite voler de leurs propres ailes.

La priorité à la qualification 

Il n’y a pas de secret ! Le succès de cette organisation comme le confirme la directrice repose sur un personnel formé et diplômé, psychologues, assistantes sociales, éducateurs sans compter le personnel administratif. Au total ils sont environ 70 à faire fonctionner l’asso. La directrice insiste sur cet aspect, « Il faut qu’on donne le meilleur de nous ! On est missionné pour aider les gens».

Un esprit de groupe

L’asso a appris à ne pas travailler seule, elle a au fil des années réussi à tisser des liens avec un panel de partenaires, elle collabore et échange avec un ensemble de structures investis dans le social l’AJAR, la boutique L’abbé Pierre, la Jouetterie… Cette dernière a coutume de ramener des jouets aux enfants. Enfin, afin d’être efficace sur la thématique de l’emploi, Elle fait partie du réseau optimisé qui rassemble des structures de la CAVM et la CAPH et dont la vocation est de développer des actions autour de l’insertion via l’activité économique.

 

 

Publié par Mohamed Bedraoui le 14 février 2017
La Pose
La Pose, une passerelle vers un nouveau départ
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