La préservation de l’eau constitue un défi aujourd’hui, et plus encore pour les adultes de demain. C’est pourquoi, un projet international, baptisé « A Travers l’Escaut », arrive à point nommé sur le Valenciennois. Soutenu par l’ENTE, porté par le club de canoë et de kayak de Valenciennes, un programme de sensibilisation à la protection de l’eau va se décliner sur le Valenciennois, et plus largement dans les mois à venir.

(Visuel Nina Moreau au milieu des jeunes lettons)

En propos liminaires, le directeur Pascal Lemeray a mis en exergue la mission de l’ENTE concernant la transition écologique. «  L’eau est une thématique forte du développement durable », souligne-t-il.

En sus des fonctionnaires, l’intégration des élèves civils à l’ENTE est un facteur d’ouverture vers le local, son environnement immédiat, son écologie de proximité.

Des déchets et de l’eau

Toute action a une origine, celle-ci est issue  d’une initiative croisée, entre l’ENTE (l’Ecole Nationale des Techniciens de l’Equipement) et l’association de canoë et de kayak, dans le cadre du nettoyage du Vieil Escaut en face du site de cette école nationale. Depuis plusieurs années, les agents et stagiaires de l’ENTE, accompagnés par des encadrants du club sportif, procèdent à un nettoyage des berges, mais également du cours d’eau via une série de canoë mise à disposition par le club sportif. 

Nina Moreau

Nina Moreau

Nina Moreau, présidente du club sportif, a mis sur pied cette initiative « Nettoyons les Chtites Rivières ». En plusieurs années, des dizaines de kilos de déchets ont été retirés de ce Vieil Escaut, de la bouteille en plastique, aux couches culottes en passant par des caddies… ; c’est affligeant ! Cette action pourrait se dupliquer sur d’autres sites, d’autres lieux de dépôts sauvages des déchets en tous genres. En ce sens, l’Escaut très présent en France, Belgique, et aux Pays-Bas, se jetant dans la mer noire à l’autre bout, est réellement un fleuve à reconquérir écologiquement. Telle est l’idée de ce programme « A Travers l’Escaut ».

« L’Escaut ne connaît pas de frontières »

Ce vécu a permis de lancer un programme plus ambitieux sur l’Escaut, sur le Valenciennois, mais plus largement « car il ne connaît pas de frontières », explique Nina Moreau. Ce dossier est soutenu par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, le syndicat mixte de l’Escaut, la ville de Valenciennes et bien sûr l’ENTE.

Ce projet consiste d’abord dans la (re)découverte de l’Escaut par les Valenciennois, car on y travaille, on déambule devant, mais on ne le regarde plus ! Ensuite, l’Escaut doit améliorer sa biodiversité, et notamment celle de ses effluents, le Vieil Escaut et la Rhônelle. La collecte annuelle organisée par l’ENTE devant son Vieil Escaut est assez édifiante sur le besoin en la matière.

« Nous faisons partie de la nature » 

Participants au parlement de la jeunesse

Participants au parlement de la jeunesse

Pour arriver à cet objectif, il faut impliquer la jeunesse. Dans cette optique, des témoignages ont émaillé cette présentation. Tout d’abord, la 13ème édition du parlement de la jeunesse (17-22 ans) s’est déroulée en Suisse, avec 51 jeunes en provenance de 17 pays. Deux participants sont venus expliquer les initiatives de ce parlement, dont les propositions sont étudiées, voire retenues, au niveau fédéral suisse en l’occurrence. L’équipe « Eau my God », présente à cette 13ème édition : « Nous avons pu rencontrer Domjan Raphaël, le 1er homme à faire le tour du monde sur un bâteau solaire », explique un membre de l’équipe.

Ensuite, un groupe de jeunes de Lettonie (Eco-groupe « Viesturs »), de la ville de Valmieras, est actuellement au sein de l’ENTE. Cette jeunesse des pays baltes est à la manœuvre pour sensibiliser le grand public et notamment les jeunes au problème des déchets aquatiques, à la défense, et la sauvegarde de la nature en préparant des séances de projections, d’expositions : photos, films, vidéos environnementales. Tout cela s’exprime par un échange d’expériences entre les jeunes français et lettons.

L’Escaut mérite toute notre attention, car la ville de Valenciennes a trop longtemps tourné le dos à son fleuve. Pourtant, cet axe fluvial majeur constitue sa première richesse, depuis le moyen-âge, et pour longtemps encore !

Publié par Daniel Carlier le 26 avril 2017
ENTE Nina Moreau Pascal Lemeray
« Nous sommes les mains de la nature » Flavie, 8 ans, CE2
Facebook Twitter Linkedin
Print Friendly, PDF & Email