« La commande publique peut sembler complexe, souvent difficile à percevoir… », c’est pourquoi ce mardi matin à la CCI s’est tenue une matinée d’information organisée par la sous-préfecture afin de faciliter le passage vers une commande publique durable sur le territoire Grand Hainaut.

Marchés publics : « Il faut que le processus soit connu, compris et appliqué. Les marchés publics ne sont pas forcément des usines à gaz… », note le sous-préfet.

La Cellule Économique Régionale pour la Construction ( CERC) qui porte l’Observatoire Régional de la Commande Publique Hauts-de-France a présenté les résultats de son enquête, lancée à l’été 2016, de recensement des investissements pour les trois années à venir. Une matinée à destination de différents partenaires tels que les collectivités locales, la CCI du Grand Hainaut, les syndicats, les EPCI, les bailleurs sociaux et les centres hospitaliers. En effet, la commande publique peut être un outil créateur de richesse économique surtout si celle-ci a été pensée, organisée pour valoriser le savoir-faire de nos territoires. Il s’agit d’un véritable levier économique, cependant elle doit associer dans une relation bien comprise, l’ensemble des acteurs. Puis l’IPAG de Valenciennes a présenté son offre de formation des acheteurs publics et la DDTM son étude agroalimentaire en lien avec la commande publique.

L’observatoire de la commande publique, une boîte à outils géante créée pour les partenaires.

Ce travail initié en Grand Hainaut, mis en place dans les Hauts-de-France, a pour ambition d’optimiser cette rencontre entre acheteurs publiques et entreprises du territoire. « Il faut que l’on arrive à travailler sur les trois volets, tout d’abord permettre aux entreprises de bien maîtriser le processus de l’achat, ensuite avoir du côté des collectivités territoriales des techniciens et des élus qui maîtrisent parfaitement la commande juridique et enfin travailler cette rencontre avec les entreprises», explique Thierry Devimeux, le sous-préfet.

L’étude porte sur les projets de marchés publics par agglomération sur le territoire Grand Hainaut en fonction des travaux publics ou du bâtiment. Le sous-préfet détaille « les objectifs de cette étude sont de présenter les résultats aux collectivités territoriales et aussi aux entreprises. »

C’est ainsi que 470 donneurs d’ordre ont été interrogés, un retour de 25%, (à noter que les chiffres du Département ne sont pas connus.) qui fait apparaître les résultats suivants  sur le territoire : 409 opérations sont enregistrées, pour un total de 530 millions d’€ soit 1,8 million d’€ par opération.

Le sous-préfet note la volonté très claire « de faire vivre cet observatoire dans le temps. Cette enquête devra être reproduite tous les ans afin de pouvoir actualiser en permanence les informations. Il faut donner de la lisibilité. » Il ajoute qu’avec consultation du Préfet de Région« le même travail sera fait sur le Canal Seine-Nord. »

A noter que de manière mensuelle, « l’État a mis en place des opérations de contrôle tous les mois, des chantiers du BTP sont contrôlés pour vérifier le respect de la réglementation française», note le sous-préfet.

La formation des acheteurs publics via l’IPAG de Valenciennes.

Pas que le code des marchés publics soit nébuleux…mais la réussite d’un marché public local passe par des actions de formation entre la puissance publique et les entreprises, travailler ensemble et se comprendre. Donc «pas de théorie mais des temps d’échanges pratiques avec des solutions opérationnelles », afin de sortir de cette formation, «commande publique et circuits courts »  mise en place par l’IPAG de Valenciennes, avec des outils directement intégrables aux cahiers des charges des marchés publics.

La Communauté de Commune du Pays Solesmois  témoigne de son travail en circuit-court «nous avons une cuisine centrale, pour les menus scolaires, nous avons souhaité relancer la consommation durable de produits locaux. C’est un levier économique, social et environnemental, avec les objectifs de réduire le temps de transport, redynamiser l’emploi, le tout lié à des enjeux environnementaux et au programme agribio qui porte en autre l’amélioration des ressources en eau, la non utilisation des produits phytosanitaires, la protection de la biodiversité, et la valorisation des produits et des savoir-faire du territoire… »

Thierry Devimeux ajoute concernant l’importance de la commande publique durable car «naturellement l’acheteur public va aller au moins cher, mais il faut réfléchir en coût total ».

Des circuits cours grâce à  l’agriculture, la valorisation des productions agricoles du Valenciennois :  objectifs de l’étude lancée par la DDTM.

Dans le but de connaître le vivier et de favoriser les échanges. 435 questionnaires ont été lancés, 164 gérants d’exploitation ont répondu, soit un taux de réponse de 38%. C’est ainsi que les agriculteurs ont été catégorisés, en fonction du type de leur récolte, viande, lait/œufs, fruits et légumes, grandes cultures, afin de réaliser une cartographie. Ajoutées à celles-ci les exploitations bio.

 

Le sous-préfet annonce son soutien « à toute action en circuit-court, la lutte contre le gaspillage, le travail sur les savoir-faire locaux, etc.» Aujourd’hui, il est bon de penser que la valorisation des circuits courts, l’offre de proximité, le soutien à l’économie locale laissent une empreinte écologique moins lourde…

Céline Druart Beaufort

 

 

 

 

Publié par Celine Druart le 14 décembre 2017
CCI commande publique durable Thierry Devimeux
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