Trith n’a jamais été en tête dans cette 8e journée de championnat face à Geispolsheim. Bord à bord jusqu’à la 11’ (30-31), Geispolsheim a su mieux utiliser la boussole pour naviguer jusqu’à l’île victoire (49-65) : une défense solide et une attaque précise. Trith doit désormais se focaliser sur son futur adversaire, Sceaux.

Un troisième quart-temps fatal

Compte tenu du classement (Trith 8e, Geispolsheim 2e), l’avis de tempête avait été prévu salle Gilbert Huguet. Après quelques minutes de jeu égal dans le premier quart-temps (6-8), Geispolsheim accélère avec Cécile Dambach et Amélie Voynet, auteur de 6 points (14-23). Trith se casse les dents sur la défense (17-27). Bettina Kadila sur le banc de Geispolsheim laisse un boulevard à Aïda Fall dans la raquette, qui en profite (28-31). Juliana Mialoundama réduit le score (30-31). L’équipe de Trith allait-elle enfin prendre les commandes de la rencontre ? Pas du tout. Lindsay Gonsalez et Johanna Ratzel à 3 points, Bettina Kadila dans la raquette passent un 12-0 en deux minutes. Pour arrêter ce naufrage, l’entraîneur trithois prend un temps mort. Ses joueuses peinent à sortir la tête de l’eau : elles ne sont pas adroites en attaque et en retard en défense. Dans le dernier quart-temps, le jeu est haché. La frustration engendre des fautes puis des lancers. Les deux grandes Kadila et Fall ne se font pas de cadeau, il y a de la houle dans la raquette ! Le navire trithois tangue (42-60, 35’).  Louise Bellanger bien servie en contre-attaque par Cassandra Vêtu, le corsaire qui avait intercepté, rate son lay-up, le résumé du match dans cette action : un tir mais pas de panier. Geispolheim glisse toutes voiles dehors vers la victoire (49-65).

« Il faut arrêter le délire »

L’entraîneur de Geispolsheim Laurence Lemarchand est satisfaite : « nous ne sommes pas très sereines à l’extérieur. Je me suis inquiétée quand Trith a recollé même si j’étais rassurée d’avoir encaissé que 28 points à la mi-temps. Pour moi c’est important, nous défendons bien. A la mi-temps nous avons réglé des détails. Les joueuses sont revenues avec les crocs, avec l’envie de gagner. Je suis très contente d’avoir gagné même si ce n’est pas un exploit de venir gagner ici mais nous avions réussi à perdre à Calais…Il y a eu du sérieux, de la concentration et de l’implication en défense, j’ai même pu faire tourner ».

La capitaine de Geispolsheim Amélie Voynet ne savait pas qu’elle était la meilleure marqueuse de son équipe (15 points) et ce n’est certainement pas ça qu’elle retiendra : « c’est une victoire collective, ça fait du bien. Nous n’avions pas été aussi solidaires que ce soir en défense. Nous avons été solides, nous avons joué ensemble, ça nous fait gagner le match. Nous avons réussi à alterner le jeu intérieur et extérieur. A la mi-temps nous n’avons pas eu peur, nous nous sommes remotivées, nous n’avons pas reproduit la même erreur qu’à Calais, nous n’avions pas le droit, nous avons montré qui nous étions. Nous savions qu’il y avait des shooteuses adroites à Trith, nous avions pour consigne de ne pas encaisser plus de 50 points et de ne pas leur laisser de panier facile. C’est satisfaisant et ça nous met en confiance pour la suite (un derby face au voisin et leader Graffenstaden) ».

Colère pour l’entraîneur trithois Fabrice Pontier contre les arbitres : « il faut arrêter le délire. A l’extérieur nous nous faisons massacrer et ici nous nous faisons démonter. Je demande juste de la cohérence et de l’équité. C’est frustrant. Je peux fournir la vidéo s’il le faut…il y a des limites… ». Le technicien poursuit sur le match, « nous n’avons pas été bons défensivement, nous avons pourtant créé du jeu, eu des situations de tirs favorables mais pas d’adresse. Nous n’avons pas démérité mais le résultat n’est pas satisfaisant. Il y a eu malgré tout des choses positives. En deux minutes nous prenons une rafale, ça ne pardonne pas. Nous devons franchir un cap, nous y sommes presque. Nous avons du mal à contrer l’adversaire en individuel. Il faut relever la tête, le match capital sera face à Sceaux (samedi 1er décembre) ».

L’intérieure Juliana Mialoundama a livré bataille mais a perdu le combat «  nous revenons puis derrière nous craquons défensivement. En attaque nous avons été moins adroites que d’habitude. Geispolsheim a su s’adapter à notre défense, à nous d’être plus dures. Ça nous aurait fait du bien de gagner. Ce n’est pas la fin du monde. Il faut se remettre la tête à l’endroit et battre Sceaux une équipe de bas de tableau ».

Trith – Geispolsheim : 49-65 (14-23, 14-8, 12-23, 9-11)
Trith : Bellanger 4, Vêtu 8, Tadeuszak 7, Fall 14, Mialoundama 8 puis Nowacki C. 1, Coste, Doyen 2, Maillard 2, Nowacki M. 3.
Geispolsheim : Dambach 6, Voynet 15, Gonzalez 4, Ratzel 8, Kadila 13 puis Duggan 1, Boudera 8, Ilouga Mbey 4, Vincent 4, Nold 2.

Anne Seigner

Publié par Anne Seigner le 25 novembre 2018
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(Basket) Trith, impuissant face à Geispolsheim (49-65)
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