La venue du leader Metz n’a pas attiré le public. La faute à l’horaire tardif ? La température fraîche ? Les 6000 spectateurs présents ont assisté à un piètre match. Privés de Robail (pubalgie), les Valenciennois ont fait illusion en première mi-temps. Une fois le premier but messin encaissé, ils ont baissé les bras…Ils restent un match avant la trêve (un déplacement au Havre vendredi) pour espérer engranger des points. 17èmes à égalité de points avec le premier relégable, les hommes de Réginald Ray ne passeront pas les fêtes au chaud !

Trop de déchets

Pas de round d’observation dans la rencontre, les deux équipes sont entreprenantes. Sur un ballon perdu par Cuffaut dans la surface de réparation, le milieu de terrain Angban récupère et le ballon touche le poteau (5’)…Valenciennes répond par Mauricio qui frappe légèrement à droite du poteau du gardien lorrain (8’). Les Valenciennois obtiennent leur premier corner à la 13’ mais ça ne donne rien. A la 16’ Cuffaut centre pour Roudet mais le capitaine valenciennois ne parvient pas à armer sa frappe. Metz se montre à son tour dangereux avec NGuette qui enrhume Nestor, frappe (19’), s’ensuit la détente de Perquis. Le gardien valenciennois est à nouveau sollicité sur une tête de Sunzu (31’) puis sur une frappe de Diallo (32’). NGuette, qui a porté les couleurs valenciennoises de 2011 à 2016, trouve le petit filet (43’).
A la reprise, Metz  met le pied sur le ballon, Valenciennes court après et défend plus qu’il n’attaque. Le gardien valenciennois intervient comme un gardien de hand avec le pied sur la frappe de NGuette.  L’attaquant sénégalais provoque un penalty. L’arbitre estime que Nestor a fait faute dans la surface de réparation. Diallo le tire, il prend Perquis à contre pied (0-1, 61’). Valenciennes subit. En pointe Privat n’a pas apporté grand-chose, il est remplacé par Raspentino (67’). La défense valenciennoise n’est plus dans le coup. Mal placée, elle ne revient pas assez rapidement sur Boulaya qui déboule (0-2, 76’). Boulaya trouve le poteau dans la foulée. Damien Perquis n’apprécie pas, il se sent abandonné par sa défense, sa voix résonne dans le stade « Allez les gars ». Une frappe de Mauricio et un centre de Raspentino pour un Romil trop court, c’est trop peu pour espérer revenir au score…

« Ce qui m’emmerde le plus c’est la résignation  »

Il est resté calme mais il n’était pas content du tout l’entraîneur valenciennois Réginald Ray : « il n’y a pas grand-chose à ressortir de ce match. J’ai le sentiment que nous ne l’avons pas joué. Je n’ai pas reconnu mon équipe. La première mi-temps est en demi-teinte, nous manquons de conviction. En deuxième mi-temps c’est le néant, une véritable purge. Nous sommes sanctionnés sans que Metz ait besoin d’accélérer. Ce qui m’emmerde le plus c’est la résignation. C’est embêtant pour la suite. Je rappelle que nous jouons notre survie. Nous ne méritions pas autre chose vu ce que nous avons proposé. Il faut digérer avant le match au Havre, trouver des solutions mentales comme une équipe qui a besoin de se sauver et montrer autre chose que ce soir… ».

Il a longtemps repoussé l’ouverture du score, Damien Perquis prend le temps de répondre aux questions, « nous devons avoir de la fierté, de l’orgueil pour vouloir tenir tête à un adversaire, quel qui soit. Sur un match nous pouvons battre la meilleure équipe. Pour le faire, il faut en être persuadé…Or nous n’avons pas existé dans le match. Il faut vite analyser pour avoir envie de s’en sortir et de prendre des points »

Bien installés confortablement en haut du classement, les Messins sont assurés de finir champions d’automne. Ils ont même creusé l’écart sur les premiers poursuivants. En l’absence de Frédéric Antonetti (l’entraîneur messin a dû rentrer en Corse pour quelques jours, le temps de solutionner un problème familial), c’est Vincent Hognon qui s’exprime en conférence, « c’est une victoire logique. Le match est conforme à nos attentes. Nous n’avons pas su être efficaces en première mi-temps mas il y a beaucoup de choses positives. L’objectif était d’atteindre la barre des 40 points avant la trêve, c’est fait. J’ai vu un groupe qui avait envie de faire un résultat. Les joueurs méritent leurs vacances, c’est ce soir, la reprise c’est le 28 décembre ».

Auteur du deuxième but, le milieu de terrain messin Farid Boulaya a le sourire, « nous n’avons pas tremblé, nous avons eu des occasions. Nous voulions finir l’année en beauté, gagner et rester en tête ».

Valenciennes – Metz : 0-2 (0-0)

6460 spectateurs

Buts : Diallo (61’), Boulaya (76’) pour Metz.

Exclusions : Dabo (90’+4) pour Valenciennes, Mesloub (90’+4) pour Metz

Valenciennes : Perquis – Aloé, Nestor, Kantari (Siby 84’) – Cuffaut, Ramaré, Arib, Dos Santos – Mauricio, Privat (Raspentino 67’), Roudet (Romil 78’).

Metz : Oukidja – Balliu, Sunzu, Boye, Delaine – Cohade, Fofana, Angban – NGuette (Niane 85’), Diallo, Gapka (Boulaya 64’).

Anne Seigner

Publié par Anne Seigner le 18 décembre 2018
Damien Perquis Farid Boulaya Réginald Ray VAFC Vincent Hognon
(Football) Valenciennes flirte avec la zone rouge (0-2)
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