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La compétence à portée de main entre INSA Hauts de France et Alstom

Après un long chemin avec l’école d’ingénieur ENSIAME, Alstom, le constructeur ferroviaire français, confirme son partenariat avec le monde universitaire du Valenciennois, mais pour la 1ère fois avec l’INSA Hauts de France. Une poignée de main gagnante-gagnante, car chacune des parties trouve son besoin chez son partenaire.

Né en 2020, l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) Hauts de France regroupe l’ex école de l’ENSIAME, les staps et autres filières du sport, et des cursus sciences et techniques (ISTV). Même avec un spectre plus large, l’excellence pédagogique dans le transport terrestre, en l’occurence ferroviaire, demeure le fil rouge de l’INSA, quel que soit la branche choisie, le marché de la mobilité, du transport individuel ou partagé à la mobilité dans le sport en passant par l’accès aux modes de transport par les personnes en situation de handicap. Sous la houlette d’Armel de la Bourdonnaye en 2023, environ 5 000 étudiants composent les forces vives de l’INSA Hauts de France.

Depuis des lustres, le constructeur ferroviaire français, Alstom sur Petite-Forêt, et ex Bombardier sur Crespin, sont des acteurs majeurs de la filière transport ferroviaire en France. Les carnets de commande sont pleins « et nous avons recruté 1250 salariés depuis le 01 janvier 2018 », précise un responsable chez Alstom.

Alstom si proche, si loin !

Ce besoin en compétences est très marqué sur le site du Valenciennois. « Sur Petite-Forêt, nous avons 53% d’ingénieurs et cadres et par suite un besoin très important en la matière. C’est pourquoi, nous bénéficions de la proximité de l’INSA Hauts de France, mais également de la qualité pédagogique sur cette filière du transport terrestre. Néanmoins, un emploi au sein d’un site Alstom en France constitue une plus value sur votre CV, la France demeure une plaque tournante du ferroviaire », commente Olivier Baril, le Directeur du site Alstom sur Petite-Forêt.

Ensuite, avec le nombre de sites Alstom en France, mais également à l’étranger, les étudiants « peuvent bénéficier de contrats en alternance chez Alstom Petite-Forêt, puis comme salariés d’opportunités à travers le monde compte tenu des nombreux contrats à l’international. 70% des salariés sur Petite-Forêt travaillent pour l’export », ajoute Olivier Baril.

Spécialisée sur Petite-Forêt dans la construction des Métro et TER, Alstom, comme ses concurrents, sait que le marché est gigantesque tant le transport sur rail a le vent en poupe dans les choix de mobilité, en compétition avec l’avion, mais également à travers des contrats énormes sur la maintenance des TER se profilant dans les prochaines années.

Autre paramètre important, peu à peu, l’emploi industriel se féminise et cette tendance est en hausse, certes encore insuffisante, avec entre 20 et 25% de femmes que ce soit chez Alstom ou au sein de l’INSA Hauts de France. « Nous sommes dans les standards nationaux. Certes, certaines universités ont un meilleur taux, mais il résulte d’un 60% dans la filière biologie. C’est pourquoi, nous travaillons pour changer l’image de l’industrie et des études dédiées », déclare Armel de la Bourdonnaye, le directeur de l’INSA Hauts de France.

Cette signature d’une convention pour 3 ans entre Alstom et l’INSA Hauts de France a un objectif clair. Dénicher les futurs talents spécialisés dans le transport ferroviaire moderne, informatique embarquée, design, ergonomie, motricité, et sécurité au sens large, voilà l’intérêt pour le constructeur français. Pour sa part, l’INSA Hauts de France peut s’appuyer sur un réseau industriel de premier plan à la fois en France et à travers le monde, tout le monde y gagne.

Daniel Carlier

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