Salvatore Di Vita, élu démissionnaire dans la majorité municipale de Valenciennes
Les soubresauts de l’actualité judiciaire et administrative de Laurent Degallaix continuent de faire des vagues au sein de l’hémicycle communautaire et locale à Valenciennes. Cette fois, Salvatore Di Vita a adressé en juin sa lettre de démission au maire de la commune comme élu municipal, et conseiller délégué.

En 2020, l’arrivée de Salvatore Di Vita dans le giron municipal représentait la caution du parti « Les Républicains » dans le Conseil municipal de la ville centre. C’était un ralliement politique stratégique de qualité permettant au maire réélu de couvrir le fameux champ présidentiel du centre à la droite républicaine.
Promu directement adjoint à la sécurité en 2020, il est rétrogradé en 2026 comme conseiller municipal délégué chargé de la planification de crise et les relations avec les associations cultuelles.
Un entretien avec le maire…
Suite à l’envoi de la missive, Salvatore Di Vita s’est rendu a un rendez-vous proposé par le maire pour échanger sur ce choix. Pour des motifs personnels, l’élu municipal le 22 mars 2026 n’est pas revenu sur sa décision principalement pour motifs personnels (Pro). Néanmoins, ce n’est ni le premier ni le dernier élu à ne pas apprécier une rétrogradation dans ses fonctions, mais c’est une hypothèse comme celle d’une mésentente grinçante avec un membre du staff de l’équipe du maire.
Envoi du courrier au Sous-Préfet de Valenciennes
Comm prévu par le code électoral à travers son article L.2121- 4 : « Les démissions des membres du conseil municipal sont adressées au maire. La démission est définitive, dès sa réception par le maire, qui en informe immédiatement le représentant de l’État dans le département (donc envoi du document daté au Sous-Préfet). » Ce courrier a bien été adressé au Sous-Prefet de Valenciennes.
Toutefois, il faut bien faire attention à la temporalité, car cette démarché imposée est une simple information, car l’article l’ 2122-15 est limpide : « La démission du maire ou d’un adjoint est adressée au représentant de l’Etat dans le département. Elle est définitive à partir de son acceptation par le représentant de l’Etat dans le département ou, à défaut de cette acceptation, un mois après un nouvel envoi de la démission constatée par lettre recommandée. » En cas de validation par l’Autorité de l’Etat dans le Département, la date effective de démission, donc de fin de mandat, est celle de la réception en mairie du document, courrier, courriel… !
Sur la forme, on peut constater que le 1er adjoint, Arnaud l’Herminé, président de séance au Conseil municipal de Valenciennes le 01 juillet 2026, n’a pas signalé l’état de démissionnaire de Salvatore Di Vita. Etions-nous dans l’attente de la validation par le Préfet de cette démission ? On va supposer que la légalité a été respecté sur le fond, mais toujours est-il que ce courrier était connu et qu’une transparence vis à vis des autres élus municipaux n’était pas superfétatoire surtout dans le contexte que nous connaissons.
Au prochain conseil municipal de Valenciennes, le suivant de la liste de la majorité du 15 mars 2026 intègrera le conseil municipal. La loi est claire : « En cas de vacance d’un siège de conseiller municipal, il est procédé à l’appel du suivant de liste, il s’agit du candidat venant sur la liste immédiatement après le dernier élu, dont était issu le démissionnaire (pas de parité en l’espèce, c’est le suivant ou la suivante). »
Le consensus du 10 avril 2026 s’effrite tranquillement à Valenciennes Métropole et la majorité municipale se délite doucement, mais sûrement dans l’attente de l’issue du recours administratif de Laurent Degallaix devant le Conseil d’Etat probablement courant novembre 2026. Une guerre intestine sur ces deux fronts débutera au 4ème trimestre… !
Daniel Carlier




















