Au sein de la permanence de la liste « Valenciennes Verte et Solidaire », Delphine Batho, ancienne ministre sous François Hollande, et aujourd’hui présidente du parti Génération Ecologie, est venue soutenir cette liste d’une écologie plurielle assumée.

Delphine Batho : « Il ne faut pas attendre, mais agir tout de suite ! »

Décidément, cette liste plurielle à gauche prend des chemins escarpés durant cette campagne sur Valenciennes. En effet, elle réunit d’abord des partis politiques, 5 au total, autour d’une feuille de route locale partagée. A l’heure où le bal des sans étiquettes devient notre commun politique (https://www.va-infos.fr/2019/10/06/le-sans-etiquette-le-nouveau-preservatif-des-candidates-aux-municipales/), cette liste revendique un affichage politique pluriel, et même avec cette idée folle de mettre des logos sur une affiche, le Coronavirus de la politique locale ! Osez la démarche !

Ensuite, ils invitent des personnalités politiques extérieures dans un moment où tout soutien politique, voire investiture, devient encombrante, voire très encombrante comme celle du parti LREM pour le maire sortant de Valenciennes. Alors, des personnalités politiques venues de loin dont la parole serait déconnectée de notre environnement local, c’est terriblement suspect ! Pourtant « Valenciennes Verte et Solidaire » a réussi deux fois ce pari un peu « dingue ».

« Il était important de dire à Valenciennes que Génération Ecologie soutient la liste de Quentin Omont », Delphine Batho

D’abord, cette liste a invité Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle où la pratique écologique de proximité est un laboratoire vivant et exemplaire. Ensuite, elle invite Delphine Batho dont le parcours politique témoigne que des convictions politiques existent encore. Oui, oui, c’est possible même à un niveau national ! Sa venue pour soutenir cette liste  « Valenciennes Verte et Solidaire » est donc un coup de pouce intéressant à plus d’un titre… En effet, la liste du maire sortant a positionné Régis Dufour-Lefort, ancien adjoint de Jean-Louis Borloo en 1989, et membre éminent de Généralisation écologie sur le Valenciennois à cette époque. « Il était donc important de dire à Valenciennes que Génération Ecologie soutient la liste de Quentin Omont », lance Delphine Batho.

« L’échelon local est le bon niveau d’intervention écologique », Delphine Batho

Sur le Valenciennois et ses 82 communes, l’écologie de proximité est le grand vainqueur de cette échéance de proximité. Quelle que soit la couleur politique, le sujet écologique est prégnant voire omniprésent dans certains programmes. La rupture locale dans les 34 500 communes en France n’est certainement pas dans la mise en oeuvre d’un programme écologique de rupture totale. Non, l’écologie du quotidien passe par des innovations, une prise de conscience, un projet de terrain mené de bout en bout sur le sceau écologique. La victoire des petits pas fois 34 500, le résultat serait énorme ! Le concours du meilleur écologiste ne mène nul part !

« L’échelon local est le bon niveau d’intervention écologique. Il faut un mouvement de fond sur les territoires. Il ne faut pas attendre, mais agir tout de suite ! », explique Delphine Batho. Cette remarque de cette ancienne ministre fait penser à un vieux sketch des Guignols de l’infos « P… six ans » en voyant le programme écologique du maire sortant. « Il y a des mots, mais aucun objectif chiffré au sein du programme de Laurent Degallaix. Je rappelle que Valenciennes est une des villes les plus polluées de France », assène Quentin Omont.

« Les terriens et les destructeurs »,  Delphine Batho

Les colistiers de « Valenciennes Verte et Solidaire » rappellent la critique des opposants à leur endroit. « On nous colle l’étiquette de la décroissance, alors que nous sommes pour l’économie locale de proximité, et dans tous les quartiers », explique Troadec. D’autres fakenews polluent le dialogue avec tous les corps de métiers : « On nous oppose en permanence aux agriculteurs, alors que c’est totalement faux », mentionne Quentin Omont.

Toutefois, Delphine Batho commente une évolution des mentalités. « Aujourd’hui, Génération Ecologie travaille avec la Confédération des commerçants. L’écologie est une cause vitale. Vous avez les Terriens et les Destructeurs », conclut Delphine Batho.

« Nous sommes une liste de terriens, et pas des destructeurs », mentionne Caroline Spriet.

« Les jeunes, venez voter ! », Delphine Batho

En guise de conclusion de cette intervention à Valenciennes, la présidente de Delphine Batho lance un appel. « Les jeunes, venez voter ! Votre vote peut changer la donne. Les instituts de sondage ne répertorient pas les 18/25 ans. Il faut que la jeunesse se mobilise ! »

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 5 mars 2020
Delphine Batho Valenciennes Valenciennes Verte et Solidaire
Delphine Batho « Valenciennes Verte et Solidaire » bien entendu !
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