La liste Valenciennes Verte et Solidaire a choisi sa rentrée sur la qualité de l’air là où chacun sait que le bat blesse dans le Valenciennois, notamment à Valenciennes. Chaque année, le 16 septembre marque la journée nationale de la qualité de l’air, une belle occasion pour cette opposition politique et démocratique de proposer des solutions aux gouvernants locaux et intercommunaux pour améliorer à court, moyen, et long terme la qualité de l’air sur le Valenciennois !

En prélude au développement du sujet du jour sur la qualité de l’air, José Pressoir attire l’attention de la presse locale sur « l’absence de commission thématique sur la ville de Valenciennes. Hors commissions régaliennes, il n’y a qu’une commission générale relative à l’Ordre du Jour du Conseil municipal. Il n’y a aucune commission ad hoc ». Par contre, au niveau de l’intercommunalité de Valenciennes Métropole, c’est une première avec deux VP à l’écologie, Régis Dufour Lefort et David Bustin. Jugeons sur les actes ces élus communautaires !

On peut également souligner que l’adage déclamé à l’envie par les colistiers de Laurent Degallaix « nous sommes élus sur un programme, on l’applique ! »… Ça, c’est fini, cela ne marche plus, les mouvements sociaux des Gilets Jaunes et autres consorts ont fracturé et modifié l’ambition du Président de la République…, pourtant assez déterminé. La question est donc d’une simplicité biblique ! La santé dépasse-t-elle largement tous les clivages politiques où le monde entier s’est trompé avec un confinement planétaire !!

Comment réduire la pollution de l’air dans le Valenciennois ?

Pour illustrer cette thématique localement, un membre de la liste VVS a pris soin de prendre la mesure ATMO du jour sur les particules fines dans l’air… « 106 MG/M3 à Valenciennes avec un seuil maximal de 40 MG/M3 », précise-t-il. Bien sûr, cet épisode de forte chaleur… décalée ne favorise pas la mesure du jour.

« Certains morts sont moins importants que d’autres », Luce Troadec

Néanmoins, il faut prendre avec satisfaction la baisse régionale de la présence des particules fines dans l’air de 25 à 30 % depuis 2008. Pour autant, la joie est de très courte durée. En effet, les causes sont parfaitement identifiées « dans le domaine de l’agriculture, de l’industrie, de l’habitat et du tertiaire, et des transports. Ces pollutions générées par ces quatre secteurs sont la cause de 215 morts prématurés par an, soit 4 morts par semaine », indique Quentin Omont. « Certains morts sont moins importants que d’autres », poursuit laconiquement Luce Troadec.

« Des solutions à court, moyen, et long terme », Quentin Omont

Toutefois, l’objet de cette rentrée climatique n’est pas dans la critique politique sans fond, ni forme. « Nous proposons des solutions d’urgence et de santé publique à court terme avec des effets immédiats sur la qualité de l’air. Par exemple, la réduction sans plus attendre de la vitesse en centre-ville de Valenciennes à 30Km/h. Le résultat est déjà connu dans des communes qui ont pris cette initiative, moins 20 à 30% de pollution ! », poursuit Quentin Omont.

Rappelons pour mémoire que la transformation de Valenciennes centre durant la période 2003/2006, dite des « Grands Travaux », avait intégré cette donnée du 30KM/h. Dominique Riquet, l’édile de l’époque, avait d’ailleurs vivement soutenu cette mesure qui au fil des mois est tombée dans les limbes face à la voiture reine… !

L’autre mesure d’une réduction de la vitesse drastique est « le passage à 70KM sur les grands axes périurbains. Là également, le coût (hors panneaux signalétiques) est quasi nul avec des effets immédiats sur la qualité de l’air », souligne-t-il.

« Un véritable plan vélo », Luce Troadec

L’autre pan du déplacement autrement est évidemment le vélo classique, voire avec assistance électrique. Clairement, ce secteur est en pleine ébullition, les commandes explosent depuis le déconfinement et une certaine appréhension face au transport partagé. « Il faut un véritable Plan vélo sur le Valenciennois. Déjà le simple fait de passer de 50 à 30 km/h va permettre une meilleure cohabitation entre la voiture et le deux-roues », déclare Luce Troadec.

A ce jour, les chiffres sont implacables « l’usage du vélo (en moyenne) est évalué à 7% en France, mais à Valenciennes seulement 2%. Ce n’est même pas un manque de courage politique du maire de Valenciennes, mais de la mauvaise volonté tout simplement ! », ajoute tout de go Quentin Omont.

Dossier serpent de mer de la commune, avec le passage de la Paix, la piétonnisation de la Place d’Armes demeure un point de friction politique. Après un essai concluant durant la période de Noël 2019, Laurent Degallaix poussera-t-il l’expérience avec un changement de destination pérenne de cette Place centrale ? Ce dossier divise le monde du commerce, c’est un fait, mais la santé pour sa part ne se divise pas, elle s’additionne à la morgue !!!

« Il faut une véritable réflexion sur l’aménagement du territoire », Luce Troadec

Sur le réseau routier du valenciennois, le credo de VVS est de tester. « C’est pourquoi, il faut des zones d’expérimentations. Nous devons tester des aménagements, et plus globalement  Il faut une véritable réflexion sur l’aménagement du territoire », évoque Luce Troadec. C’est aussi un changement culturel… indubitablement !

Tester, modifier, retester… pour convaincre d’une mesure utile, telle est l’ambition de Valenciennes, Verte et Solidaire.

Enfin, à plus long terme, Quentin Omont dénonce plusieurs programmes immobiliers en cours « où rien ne change, on construit comme avant, comme par exemple en bas du Pont Villars. Le monde d’après, c’est quand ? », conclut-il.

Daniel Carlier

Publié par Daniel Carlier le 16 septembre 2020
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Une rentrée politique « l’Air » de rien pour Valenciennes Verte et Solidaire
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