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(CAPH) Le climat ne peut plus attendre (2/2) !

Le morceau de choix pour ce Conseil communautaire de La Porte du Hainaut tenait dans la délibération sur l’arrêt/projet du futur plan climat. Le sujet de la réhabilitation des églises sur son territoire fut également débattu activement sans oublier les abattements, en faveur des bailleurs sociaux, sur la taxe foncière des propriétés bâties.

Bruno Saligot : « L’essentiel pour nous est d’agir »

Conformément à la loi, chaque territoire a dans l’obligation de s’emparer du sujet climatique sur son bassin de vie. Dans ce cadre, l’EPCI de La Porte du Hainaut a lancé un plan d’actions « dont 50 % sont prises en charge totalement par la CAPH.  L’essentiel pour nous est d’agir et pour cela nous devons avoir une feuille de route claire », souligne Bruno Saligot.

« Notre arrêt/projet se décline en quatre mots, ambition, adaptation, acteur, et actualité, 216 actions au sein de 24 programmes », poursuit le vice-président en charge du climat.

Afin de présenter cette délibération, la responsable du service dédié, Céline Imbert, imagine un univers en 2032 où Camille et sa famille utilisent les nouveaux outils imaginés aujourd’hui et disponibles demain. « Alors que la France est désindustrialisée avec 11% des salariés dans l’industrie, nous sommes concernés à 38,4% sur notre territoire. Nous devons agir tant qu’il est encore temps », Christophe Vanhersecker.

Pour le député de la 20ème circonscription, Fabien Roussel, approuve « le bon sens individuel et collectif. Pour autant, je veux exprimer ici un coup de colère, car nos efforts (climatiques) sont annulés par des décisions comme celle de la SNCF dont l’objectif est de supprimer 140 lignes de trains, notamment des lignes TER entre Valenciennes et Lille ».

Ensuite, Eric Renaud propose de suivre à la trace les financements d’Etat sur certaines actions initiées par la CAPH. « Il y a une enveloppe d’1,5 milliards d’euros de crédits spécifiques sur ce sujet », précise-t-il. « Nous avons signé le CRTE (Contrat de Relance et Transition Ecologique) où des actions sont déjà fléchées, mais je confirme que nous suivons, dossier par dossier, toutes les possibilités de financement supplémentaires », répond le Président de La Porte du Hainaut.

Comme indiqué par le Vice-Président, l’important est la mise en oeuvre des dossiers. « Certaines actions sont déjà lancées. Il faut donner de la vie à ce Plan Climat », conclut-il.

Cet arrêt/projet a été voté à l’unanimité et le vote définitif du Plan Climat interviendra au prochain Conseil communautaire du mois de décembre 2022.

Un abattement discuté

Comme souvent, la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties au bénéfice des bailleurs sociaux est discutée, même en échange d’un plan d’actions et d’investissements ciblé au sein de leur parc de logements sociaux. A ce titre, Eric Renaud propose de récupérer la part taxée et de réaliser un plan d’actions directement par la CAPH.

« Je ne partage pas votre avis. D’ailleurs, cet abattement a permis de renouer un lien avec le bailleur social, parfois perdu, à travers ce plan d’actions lié à l’amélioration des conditions de logements des occupants », indique Aymeric Robin.

L’église Sainte-Barbe à Wallers Arenberg veut son amendement

Les délibérations financières ont permis la validation d’une série de projets en ruralité en lien avec la fameuse dotation de solidarité, votée en septembre 2022, à destination des communes de moins de 5 000 habitants. « C’est une enveloppe fermée d’1,5 millions d’euros avec un engagement de 30% maximum sur un projet ciblé », indique Jean-François Delattre. Les élus ont donc validé une liste de communes candidates à cette dotation ruralité.

« L’église Sainte-Barbe est listée dans le Patrimoine minier UNESCO », Salvatore Castiglione

Après une kyrielle d’églises réhabilitées durant presque 20 ans, le nouvelle assemblée devait se pencher sur un nouveau plan de réhabilitation des lieux de culte. La rénovation lourde se limite au clos et couvert « avec le choix d’une église par an. La rénovation s’étale sur 3 ans environ en référence aux chantiers précédents où nous sommes maître d’ouvrage. Nous proposons en 2023 l’église de Rumegies, en 2024 Brillon, et en 2025 Mastaing, sans oublier en 2026/2027 Thun-st-Amand », indique Jean-François Delattre, le VP aux finances.

Néanmoins, une intervention a marqué les esprits et par ricochet un débat légitime. En effet, l’église de Wallers a bénéficié en 2006, suite à un incendie ravageur, d’une rénovation lourde de son lieu de culte du Centre-Bourg. « Notre église Sainte-Barbe sur Arenberg fait partie des monuments historiques, mais aussi des éléments du patrimoine minier mondial de l’UNESCO. J’ai présenté un dossier en 2017, puis en 2019, pour une réhabilitation de cette dernière. A ce titre, cette église Sainte-Barbe a bénéficié d’une enveloppe de 300 000 euros dans le cadre du loto/patrimoine. Je rappelle qu’il n’y a qu’un seul site choisi par département par cette loterie du patrimoine », indique le maire de Wallers.

En clair, sans invalider aucun dossier présenté, l’édile de Wallers Arenberg veut agréger son dossier dans la future enveloppe dédiée à la rénovation lourde des églises. Le Président de la CAPH lui répond qu’il ne paraît pas opportun « de passer un amendement dans le cadre de cette délibération. Par contre, le sujet plus large de la rénovation du patrimoine dans nos communes est pertinent. Nous pouvons travailler sur ce projet avec tous les maires concernés », conclut Aymeric Robin. Nul doute que les présupposés à l’éventualité d’une intervention de l’intercommunalité sur le patrimoine d’une commune seront très complexes à définir, monuments historiques, site classés, à l’inventaire, au patrimoine mondial UNESCO, etc., un dossier à suivre.

Daniel Carlier

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